Wednesday, November 20, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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Libre d’accusation, 1 Cor. 1 v  8
Prédication de Henk Moorman
                                                                      
                       
 
 
Je vais lire avec vous un passage de la première lettre aux Corinthiens. Chapitre 1 versets 4 à 8 :
« Je rends toujours grâce à mon Dieu à votre sujet, à cause de la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus Christ, de ce qu’en toutes choses vous avez été enrichis en Lui en toute parole et toute connaissance, selon que le témoignage de Christ a été confirmé au milieu de vous de sorte que vous ne manquez d’aucun don de grâce pendant que vous attendez  la révélation de notre Seigneur Jésus Christ . C’est Lui qui  vous affermira aussi jusqu’à la fin de sorte que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus Christ.  Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion avec son fils Jésus Christ notre Seigneur. »
Ceci est un passage connu.  Je veux insister sur le verset 8 : Il vous affirmera jusqu’à la fin de sorte que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus Christ. »
Je ne sais pas si c’est votre cas, mais lorsque je pense au mot « irréprochable » alors je pense à quelque chose de bien nettoyé et ciré, bien ordonné, placé au bon endroit et où il n’y a rien à redire.  Je pense alors à une parade militaire avec des hommes en uniforme de gala , dûment inspectés et contrôlés , ir-ré-pro-cha-bles !  Et rien à remarquer. Mais en même temps, tellement ennuyeux et sans surprise,  bien préprogrammé.
Ceci ne peut être le but de l’évangile !
Dans une autre traduction, on a rendu ce mot par «  libre d’accusation ».  Et c’est une bonne traduction parce que c’est ce qui est écrit dans le texte original : libre d’accusation, pas à accuser.  En anglais cela donne : pas à blâmer, ou bien qui ne peut être touché par le reproche.  Je trouve que ceci sonne différemment.  On pourrait dire : devenu adulte et tel que l’adversaire ne trouve plus rien où il pourrait s’agripper.  Tout est parfait et le malin ne trouve plus rien en moi ; je serai sans reproche,  libre d’accusation !
Maintenant, la question est de savoir comment y arriver.  Comment arriver à être irréprochable, libre de toute accusation.  Comme nous sommes sérieux, nous voulons travailler pour arriver à ce but.  Nous le voulons et nous nous y attelons avec ardeur.  Car nous voulons vivre comme Dieu le veut. Et je parle bien sûr de véritables chrétiens. De ceux qui ne se contentent pas seulement d’aller de temps en temps à l’église . Non , je parle de chrétiens sérieux et il y en a beaucoup, qui s’efforcent de vivre de façon irréprochable et qui veulent ôter de leur vie ce qui n’est pas bon.  C’est là la volonté de Dieu, n’est ce pas ?
Et c’est aussi le critère sur lequel le monde extérieur nous juge. Lorsqu’il critique certains chrétiens, on entend :  Oui, oui ceux-là se disent chrétiens et ils vont à l’église, mais…. Et s’en suivent alors toutes les imperfections et les choses qui ne correspondent pas à ce que les chrétiens prétendent être.  Et il est normal que des gens disent : « Si tu prétends être chrétien, cela doit se voir.. » Cela n’est que normal.
 Mais devons-nous commencer par être sans reproche ? 
Dans le texte que nous avons lu, nous voyons qu’ être irréprochable est une conséquence de quelque chose.  Et ce n’est pas la conséquence de ce que le chrétien fait !  C’est la conséquence du travail de Dieu !  Voilà qui retourne la situation.  Dieu travaille en nous jusqu’à ce que nous devenions irréprochables, et qu’aucune accusation contre nous ne soit plus possible.  Dieu nous confirme.  Et confirmer ou affirmer veut dire : rendre ferme, solide, durable.
Ceci signifie donc que Dieu va nous rendre dignes de confiance, vrais, entiers. C’est cela que Paul dit aux Corinthiens et aussi à nous.  Dieu fait que  nous devenions entiers , non plus divisés mais uns comme le Père Lui-même et immuablement bons.  Il nous rend dignes de confiance de sorte que les gens diront : «  Si il ou elle le dit, c’est que c’est vrai ».  « Si il ou elle l’a promis, cela se fera, car nous pouvons compter sur lui ou elle. »
Mais tout ceci commence avec Dieu.  Notre Dieu nous affermit, nous rend dignes de foi et de confiance . Et nous deviendrons qui nous sommes… toujours et en toutes circonstances.  Et ainsi, nous aurons la nature du Père, dont le nom est «  Je suis « .  Je trouve que c’est là la chose la plus merveilleuse : que Dieu œuvre à nous rendre pleinement humains. Et ceci est mon dada comme vous l’aurez remarqué.
Je constate que pour beaucoup de chrétiens, l’ultime but à atteindre est le dépassement de soi.  Que nous nous détachions de nous-mêmes et que nous grandissions en Dieu : c’est cela être spirituel, pense-t-on. Il y en a qui pensent même qu’il faut être hors de soi et ne plus se contrôler pour être spirituel.
Alors que, dès le début, Dieu est occupé à faire des hommes selon son image et à Sa ressemblance .
 
Nous sommes des êtres humains et nous devenons des humains à part entière dans une relation.  Car nous ne réussirons pas à devenir pleinement humains sur une île déserte.  Et cette île déserte n’est pas nécessairement une île du Pacifique mais c’est, peut-être, la vie que vous menez aujourd’hui.  On peut vivre seul sur une île déserte même parmi les autres. Et cela n’est pas une vie, ce n’est pas digne d’un être humain.  C’est pourquoi Dieu nous appelle toujours à venir auprès de Lui, à faire les choses avec Lui.  Dieu nous cherche. Il vous cherche, Dieu ne veut pas être loin de nous.  Il ne veut pas être sans nous.  Et je mets l’accent sur : » Dieu ne veut pas être sans toi ! »
 C’est en relation avec d’autres personnes que l’on devient pleinement humain.  Il n’est pas bon que l’homme soit seul dit Dieu.  Cela est écrit dans les toutes premières pages de la bible.  Nous avons besoin les uns des autres et Dieu nous a donnés les uns aux autres.  Nous avons lu : Dieu vous affirmera.  Ceci veut dire que Dieu prend votre personnalité comme point de départ et qu’Il en fait quelque chose de beau.  Votre personnalité, donc aussi vos souhaits, vos désirs, vos traits de caractère, vos capacités, etcétéra.
C’est à partir de cela que Dieu va travailler et c’est cela qu’il va affirmer.  Il va le rendre solide et un.  Nous pouvons bannir ces idées bizarres qui veulent que lorsque Dieu est à l’œuvre dans notre vie, Il va faire des choses qui sont complètement étrangères à notre personnalité.  Qu’Il va nous demander des choses qui ne nous conviennent pas . Comme ça, si on arrive à un résultat, on donnera tout l’honneur à Dieu et pas à la personne car elle n’était absolument pas capable de le faire d’elle-même.  Comment peut-on arriver à dire de pareilles âneries ?  Imaginez-vous qu’un dirigeant dise : tel travail doit être fait et pour l’exécuter, je vais chercher des personnes qui ne connaissent rien à ce travail, qui n’ont aucune formation  et qui ne sont absolument pas douées pour ce travail ; comme ça si le travail est bien fait, tous les honneurs seront pour moi et pas pour les collaborateurs.  Qu’en pensez-vous ?  Moi, je pense qu’une telle entreprise est vouée à la faillite et un tel manager ne restera pas longtemps en place.
Dieu est plus sage.  Il emploie toutes les merveilleuses capacités qu’Il a mises en nous. Et , Il le fait pour chacun d’entre nous.  Chacun a des qualités différentes qui peuvent être utilisées par Dieu. Dieu les développe et les fait grandir.  Regardons dans nos propres vies : Nous avons de l’amour , bien sûr, mais cet amour est-il déjà arrivé à la plénitude ?  Pas pour moi, en tout cas.  Mais Dieu va affirmer cet amour. Il va rendre cet amour fiable, un et immuable. De sorte que, lorsqu’on sera mis sous pression, on continuera à donner de l’amour. Et lorsque la pression augmentera, que ce sera toujours de la bonté qui sortira.  Pas de bonasserie , car ce n’est pas la même chose.  Nous pouvons mettre des limites et nous ne devons pas tout supporter mais nous ne pouvons jamais arriver à la violence.  Quand je m’examine moi-même je dois avouer que Dieu a encore du travail à faire en moi.
Et cela suppose aussi de notre part que nous soyons réceptifs à la correction.  Car si Dieu va nous affirmer jusqu’à ce que nous soyons irréprochables, il se peut qu’Il doive nous dire : «  Mon enfant, il y a des choses dans ta vie qui ne sont pas bonnes et qui t’empêchent de progresser « .  Peut-être dira-t-Il aussi : »Sors de ce rôle de victime ; ne dis plus je suis malchanceux, les autres me nuisent toujours.  Ce rôle de victime, c’est du sable mouvant, on s’y enfonce.  Ce n’est pas une vraie vie et, plus sournoisement, on domine les autres. A un autre encore, Dieu dira : » Sans doute, tes intentions sont bonnes, mais tu commandes les autres et tu règles les choses pour eux, tu les pousses dans la direction que, toi, tu as choisie pour eux.  Peut-être es-tu de bonne foi mais tu asservis au lieu de rendre libre, tu es dominateur.  Ne fais pas cela, cesse de faire cela. »
 
Posons-nous donc la question : Sommes-nous ouverts à la correction ?  Il y a une liberté immense dans le royaume de Dieu, c’est vrai.  Mais il y a une condition : c’est être ouvert aux directives de l’Esprit Saint.  Et l’Esprit Saint peut se servir des hommes pour ce faire.  Nous ne devons pas accepter tout ce que des hommes nous disent mais nous devons confronter notre façon d’agir et de penser à la lumière de l’évangile.  Laissons –nous convaincre par l’Esprit Saint.  C’est pour cela           que nous avons reçu l’Esprit Saint.
 
Devons-nous arriver à manifester dans notre vie toutes les facettes de l’image de Dieu ?  Je crois que c’est impossible.  Dieu est tellement rempli de bonté, d’amour, d’infinie créativité que toutes ces caractéristiques ne peuvent pas se révéler pleinement dans ma petite vie d’homme .  C’est peut-être pour cette raison que Dieu a créé l’humanité, afin qu’elle révèle à travers tous les frères et sœurs l’infinie et multiple sagesse de Son être.
Je suis convaincu que l’essence  de Dieu devient manifeste dans ces choses qui nous vont si bien.  Je suis également convaincu que devenir irréprochable est le résultat de l’œuvre de Dieu en nous et ainsi je comprends que ce n’est pas le résultat de nos efforts.  Trop de croyants disent : «  Oui, je veux et je dois devenir parfait, irréprochable.  Et pour atteindre ce but, je dois enlever des choses de ma vie . Je dois ôter ceci et couper cela.  Et lorsque j’aurai enlevé tout ce qui est mauvais en moi, alors, enfin, je serai l’homme ou la femme de Dieu, à Son image et à Sa ressemblance. »
Je ne crois pas que c’est la bonne manière d’agir.  Même si quelqu’un a pu obtenir un résultat de cette manière, il en aura gardé une fausse image du Père.  Très tôt dans la bible, dans les dix commandements, il est dit que l’on ne peut pas se faire une image sculptée de Dieu.  Ne nous faisons pas nous-mêmes une image mais laissons Dieu nous affermir et nous confirmer.
Bien sûr il se peut que Dieu nous fasse voir que nous devons éliminer certaines choses de notre vie. Et si nous l’avons compris clairement et si nous voulons vivre purs, soyons radicaux : ôtons ce qui n’est pas bon.
 
Commençons donc de la bonne manière.  C’est-à-dire commençons par le commencement : la confirmation ! Dieu nous aime.  C’est la confirmation.  Combien de personnes n’ont pas manqué ce début ?  Elles n’ont pas connu de bon début dans leur enfance ou leur jeunesse.  Chaque être humain a besoin d’être accepté et aimé.  Et je pense que c’est par là que Dieu commence.  C’est fondamental et cela constitue la base de notre existence.  Sachez que Dieu dit à chacun d’entre nous : Oui, je crois en toi.  C’est cela la confirmation.  Commençons donc par cela.  Et puis incluons Jésus dans notre vie, très concrètement.  Car c’est  cela qu’Il veut.  Il n’est pas un Seigneur qui se tient à distance. Il ne nous envoie pas sur la route en disant : « Voici un mode d’emploi et une carte routière  et Je vous reverrai au but final. »  Non, Il fait route avec nous et, si nécessaire, Il traverse la vallée des ténèbres avec nous.  Lorsque je regarde l’histoire du peuple Israël, je vois que Dieu accompagne Son peuple même lorsque celui-ci prend la mauvaise route.  Pensez au peuple qui voulait tellement avoir un roi, tout comme les peuples environnants.  Dieu n’est pas pour,  mais Il dit : Ce n’est pas la meilleure solution mais puisque vous le voulez tellement, d’accord, vous aurez un roi.  Donc, Dieu accepte de collaborer au plan de Son peuple même si ce n’est pas Son plan à Lui.  Il aurait pu dire ; Eh bien, puisque c’est comme cela, débrouillez-vous   sans Moi.  Dieu n’est pas comme ça.  Dieu est grand.  C’est pourquoi nous savons que nous ne devons pas être stressés ni angoissés à l’idée d’avoir pris peut-être la mauvaise route, d’avoir fait le mauvais choix.  Ne pensons pas que Dieu nous abandonnera.  Dieu continue à nous aimer, inconditionnellement. Dieu continue à nous protéger sauf si bien sûr nous disons consciemment : Je n’ai pas besoin de Dieu.  Mais ceci est inconcevable pour nous, n’est ce pas ?
 
Commençons donc par le bon début et fêtons notre réconciliation avec Dieu.  Nulle part dans la bible, il n’est écrit : Il y a de la joie dans le ciel parce que quelqu’un est devenu irréprochable…  Mais , je lis dans la bible : Il y a de la joie dans le ciel parce que quelqu’un s’est converti à Dieu. Et je trouve ceci magnifique.
Dieu se réjouit parce que quelqu’un  L’a trouvé !!  Il y a de la joie dans le ciel.  Et la perfection, l’irréprochabilité ??  Elle viendra sûrement.  Jésus disait : Soyez parfaits comme votre Père est parfait.  On peut lire ceci comme un ordre, une loi.  Mais, en fait, c’est une promesse : Vous serez  aussi parfaits que votre Père céleste.  Vous le deviendrez.  Gardez cette parole et laissez-vous confirmer.  Vous verrez que la promesse se réalisera ; Dieu réalisera Sa promesse en vous et moi.  Dieu cherche à nous aider, à nous guérir, à nous perfectionner.
Il est important, à cet effet, d’oser être un enfant.  Il s’agit de notre relation avec notre Père.  Certaines personnes ont une très bonne image du père, d’autres moins. Le père c’est quelqu’un sur qui nous pouvons toujours compter. C’est quelqu’un dont on peut dire : Moi, je ne sais pas, mais je connais quelqu’un qui sait , et il me rattrapera toujours ; quelqu’un qui est le sol sous mes pieds.  Il y a quelqu’un en qui je peux me confier entièrement.  Simplement, l’idée d’être un enfant de nouveau.
Je pense que beaucoup de chrétiens , et justement, beaucoup de chrétiens évangéliques , ont passé outre ce stade.  Avez-vous pris le temps d’être un enfant lorsque vous avez été régénérés spirituellement ?  Ou deviez-vous  tout de suite être adulte, fort, combatif .  Deviez-vous porter des responsabilités plus larges que vos épaules ?  Vous a-t-on dit : Vous êtes les soldats de Dieu et vous devez terrasser l’armée ennemie ?  Avez-vous eu la possibilité d’être un enfant ?  Avez-vous pu expérimenter que ce n’est pas par votre force ni par la violence que les choses changent et que l’ennemi sera vaincu, mais que cela se fera par la force qui sort de Dieu ??  Et cette force n’est pas violente mais c’est la force majeure de Son amour et de Sa lumière. L’avez-vous expérimenté ??  Dieu est un et Il est uniquement lumière.  Et c’est cela qui fait reculer les ténèbres !  Il est très important d’être un enfant dans le Royaume de Dieu. 
Regardez les disciples de Jésus.  Un jour, ils discutent  entre eux et à un moment donné ils Lui demandent : Seigneur, qui est le plus grand dans ton royaume ?  Chacun se voyait déjà assis sur un trône d’importance. Mais Jésus répond : Si vous ne devenez pas comme un enfant , vous n’accèderez pas au trône ; même plus ; vous n’entrerez même pas dans le Royaume.  Et voilà l’essentiel : nous devons avoir la mentalité d’un enfant.
 
Je pense à la parabole du père et ses deux fils.  En général, on appelle cette parabole celle du fils prodigue.  Mais il y avait deux fils.  Il est écrit qu’un homme avait deux fils : un aîné et un cadet.  Et le cadet dit un jour à son père : « Père, j’en ai assez, donne moi ma part d’héritage et puis je partirai. »  Ce qui est frappant, c’est que ce fils cadet parle toujours de son père.  Avant de partir, il dit à son père : »Père, donne-moi ma part d’héritage.. »  Et quand, après un temps de débauche, il doit manger avec les porcs, il se dit : »J’ai un père qui a des ouvriers qui sont mieux lotis que moi .  Je vais retourner auprès de mon père et je dirai : Père, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.  Et quand il arrive auprès de son père il dit : Père, me voilà…Vous pouvez vérifier ceci dans la parabole. Relisez-la.  Mais, l’autre fils, l’aîné, ne prononce pas même une seule fois le mot « père ». Quelle est la différence entre ces deux garçons ?  L’aîné vit comme s’il n’était pas un fils ; il vit comme s’il était un journalier, un ouvrier.  La relation qu’il a avec son père est celle du maître avec son esclave.  Et le sommet de ce qu’il a obtenu , il le dit lui-même , c’est : «  je n’ai jamais failli à un seul de tes commandements » ou en d’autres termes : « je suis irréprochable. » Et Dieu dira : Qui t’a jamais demandé de l’être ?   Non, ceci ne se trouve pas dans le texte.  C’est moi qui l’ajoute. La vie du fils aîné consistait à obéir au Père .  Quand le père ordonnait quelque chose, il le faisait et quand le père défendait quelque chose, il ne le faisait pas.  Il était irréprochable si on le regarde du point de vue du serviteur, du valet. Mais qu’en était-il de sa joie ?? Y avait-il de la joie dans sa vie ?? Combien d’espace y avait-il pour l’amour du prochain aussi ? combien d’amour pour son frère ?? Pas beaucoup assurément puisque lorsque ce dernier revient, il ne peut se réjouir comme son père. Non, il murmure entre les dents : Pour celui-là on tue le veau gras, et pour moi, rien.  Alors le Père dit : Mon enfant, tout ce que j’ai est à toi.  Il n’avait jamais songé à ceci car c’est une pensée de fils, pas une pensée d’esclave.  Ceci est un exemple de quelqu’un qui s’est occupé toute sa vie durant d’être irréprochable, et de faire la volonté de son père. Et puis, on voit le père qui dit : Mais, mon enfant tout ce que je possède est à toi.  Voilà la réalité. Mais celui qui vit en tant qu’esclave ne peut comprendre cela.  Il se met hors de la joie.  Le fils aîné refuse de participer à la fête. Il reste dehors…  Son attitude de vie, sa manière de vivre fait qu’il s’est fait lui- même étranger pour ce qui concerne la joie du Royaume de Dieu.
 
Je pense que chaque être humain se reconnaît dans les deux fils.  Et dans une certaine mesure, je dirais qu’il ne faut suivre ni l’un ni l’autre.
Pour ce qui concerne le fils aîné, il est bon de vivre près du père mais pas d’essayer de conquérir l’approbation du père en faisant son devoir, en faisant sa propre justification.  Car, si , à la fin de votre vie, vous dites : ça y est, Père, j’ai réussi , je suis irréprochable.  Pourquoi Jésus devait-il mourir alors ??  La seule façon de devenir libre d’accusation c’est d’accepter le sacrifice de Jésus Christ, qui est mort à notre place, qui a pris notre place d’accusé et a ainsi obtenu le pardon et a fermé pour toujours la bouche de l’accusateur.
 
Ne suivez pas non plus l’exemple du fils cadet en disant : Père, je n’ai plus besoin de toi, je pars.  Mais, par contre, faites comme lui  en pensant, à tout moment et en toute circonstance quelle qu’elle soit : j’ai un père, il existe, il est bon et je peux retourner auprès de Lui.
 
Mais, apprenez du Père à dire toujours : « la porte est ouverte, j’ai attendu ton retour, tout le temps.  Je suis heureux que tu reviennes ! « 
Donc, il est vrai que les enfants de Dieu ne sont pas parfaits, il leur manque encore beaucoup de choses. Mais, il ne faut pas en faire un problème.  Allons plutôt vers le Père . Le Père n’en fait pas un problème.  Le Père nous accepte tels que nous sommes.  L’amour de Dieu est inconditionnel.  Dieu ne dit pas : «  Si je ne regarde pas toutes les injustices dans ta vie et si je fais comme si tes fautes n’existaient pas, alors, oui je t’aime « .  Non, Dieu dit : «  Je t’aime tel que tu es maintenant.  Tu es bon tel que tu es maintenant et je vais travailler avec toi pour te parfaire.  Oui, c’est vrai. Fêtons notre réconciliation avec Dieu.  Pourquoi ne seraient ce que les anges dans le  ciel qui pourraient s’en réjouir ?  Fêtons aussi la fête sur terre et croyons que Dieu va nous confirmer, chacun dans notre propre existence.
Et un jour, le moment arrivera où nous pourrons dire chacun : » je ressemble vraiment à mon Père.  Il n’y a plus de trace de ténèbres en moi.  Je suis devenu un et uniquement bon comme mon Père.  Je suis devenu irréprochable. »   Mais ce ne sera pas le résultat de nos propres efforts.  Ce ne sera pas le résultat de notre longue et assidue fréquentation d’église, de sorte qui nous pourrions dire : » enfin, je l’ai mérité !. »  Non, ce sera la conséquence de la bonté et de la grâce que Dieu nous a manifestées. 
Et c’est une idée fort répandue et fort profondément ancrée auprès de nombreux chrétiens que celle qui dit que servir c’est mériter.  Plus je sers Dieu et plus j’observe Ses commandements , plus je deviendrai irréprochable et plus je mériterai son estime.  Jésus a illustré ceci dans la parabole des ouvriers de la vigne : ceux qui avaient travaillé le plus longtemps dans la vigne pensaient avoir droit à plus de salaire que ceux qui avaient travaillé beaucoup moins longtemps. Car servir, c’est avoir du mérite.
Pourtant, il n’en est pas ainsi dans le royaume de Dieu.  Dieu ne donne pas nécessairement ce que l’on mérite !  Peut-être devez-vous vous habituer à cette idée ;  peut-être est-ce nouveau pour vous.  Mais il est heureux que nous ne recevions pas ce que nous avons mérité ! Dieu donne ce dont nous avons besoin et c’est plus que ce que nous méritons. La preuve : en nous convertissant, nous recevons la justification .  Jésus nous offre la justice , c’est la grâce que Dieu nous offre.  Nous sommes devenus libres d’accusation ! Et nous ne l’avons pas mérité.
C’est pourquoi je vous dis : Acceptez cette grâce et vivez en tant que fils et non plus comme serviteurs.
 
AMEN
 
Prions :
Merci, Seigneur, d’être si bon.  Votre bonté déborde dans tous les sens.  Et merci de nous donner cette grâce de devenir comme vous, uniquement bons.
Je prie, Seigneur, que nous puissions agréer cette grâce.  Que nous puissions nous débarrasser de cette vie d’esclave ou de serviteur.  Car auprès de vous, il y a l’abondance.  Ah, Seigneur, que nous puissions le comprendre !  Nous nous bénissons mutuellement dans ce but afin que cela soit une force qui nous fait avancer.
Amen .