Tuesday, September 17, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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Le droit à la parole
Sermon de Jan Fluit
 
 
 
 
Lisons: Jonas 1, verset 1
 
“La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas, fils d’Amitthaï, en ces mots:
Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle, car sa méchanceté est montée jusqu’à Moi. Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de   l’Eternel”. Ensuite Il trouve un bateau, il paye, et il part précisément dans la direction opposée à celle que Dieu lui avait indiquée. Dieu avait dit (je résume plusieurs données à la fois) qu’il devait aller prêcher contre la méchanceté. Il y avait beaucoup de méchanceté dans Ninive. Il y avait beaucoup de mauvaises choses à l’oeil de Dieu, de la méchanceté,  du négatifs,  du mal, et Dieu se disait que cela ne pouvait pas continuer ainsi. Et quand Dieu estime que quelque chose doit se passer, Il sait qu’il a des collaborateurs prêts à exprimer, à formuler, à dire ce qu’Il pense. Ces personnes-là s’appellent des “prophètes”: vous le savez bien, car en principe,  vous l’êtes vous-mêmes. Un prophète est quelqu’un qui transmet les paroles de Dieu, telles que Dieu les lui a dites. Donc, cherchant un prédicateur contre la méchanceté de Ninive, Dieu pense qu’il peut envoyer Jonas sur place. Mais quand Dieu veut faire parler un prophète et que ce dernier pense :“je ne le fais pas”, dans ce cas, la parole de Dieu s’arrête, et c’est dommage. Car à ce moment-là, les choses ne vont probablement pas être mises en mouvement, comme Dieu en avait eu l’intention.
 
 
Pourquoi Jonas décroche-t-il, est-ce que moi aussi je décroche peut-être dans certaines  circonstances? Hé bien, parce que c’était une mission très difficile.
A quelle résistance ne devait-il pas s’attendre? C’était une ville immense. Et là, il fallait prêcher un message pour lever la méchanceté! Hé bien, Jonas trouve cette mission tout simplement énorme.
 
 
Pour pouvoir regarder Jonas d’une bonne façon, et probablement aussi pour pouvoir me regarder  d’un bon oeil, je dois me demander comment j’en arrive à la conclusion que les choses sont lourdes? Quel est le critère qui me le fait dire? Quelles sont mes idées? Sais-tu apporter un message puissant comme celui de Jonas, à une ville qui est tellement enfoncée dans la méchanceté. Sais-tu faire cela? Comment s’y prendre?
 
 
Si nous considérons la mission que Dieu nous donne: c’est-à-dire, être des collaborateurs capables d’aider à restaurer toute la création de Dieu: en sommes-nous capables? Dieu dit que oui, mais en sommes-nous réellement capables?
Quand  nous voyons que nous avons déjà les mains pleines dans des situations difficiles avec des collègues, ou des membres familliaux, ou avec nous-mêmes, je me dis: pourquoi vouloir de si grandes choses, en sommes-nous vraiment capables?
Sommes-nous à la hauteur de si grandes missions? Notre Evangile et tout ce que Dieu remet entre nos mains, n’est-ce pas quelque peu au-dessus de nos capacités? Ne ferions - nous pas mieux de revenir à des proportions plus normales, car c’est bien trop lourd.
 
 
Si je pense de cette manière, je fuis devant la mission que Dieu me donne. Mais, ce mot “mission” peut être aussi un mot très désagréable. Je préfère dire qu’à ce moment-là, je fuis loin de la foi que Dieu  a mise en moi. Il croit Jonas capable de faire une prédication qui lèvera la méchanceté de Ninive. Voilà ce que Dieu croit de Jonas. Et en plus, Dieu le croit surtout de sa propre parole, car elle  porte cette puissance-là en elle. Et Jonas se met à en peser le poids. Et il choisit un chemin qui l’éloigne  de Dieu. Je trouve cela tellement dommage : Dieu se met à parler, des choses se créent, et toi, tu conclus que ça ne te réussira pas et à ce moment-là tu t’éloignes de Dieu, tu prends le grand large, tu vas chercher la solution dans un endroit où elle ne se trouve certainement pas, car la solution, elle  se trouve dans les mains de Dieu Lui-même. Jonas aurait pu dire: c’est en effet une mission très lourde, j’ai besoin de confirmation, d’appui, d’informations plus précises, car je trouve la mission bien difficile”. Mais il tourne le dos à Dieu, il s’enfuit et s’embarque dans la direction opposée. C’est aussi une image du spirituel, du religieux isolé de Dieu, c’est de ce côté qu’il se dirige.
 
Mais le bateau sur lequel il se trouve, arrive dans une énorme tempête. Comme il est écrit dans la traduction, celle-ci venait de l’Eternel. On voit cela souvent dans l’Ancien Testament, on attribue tout à Dieu. Mais en fait, qui voulait la perte de ce prophète? Le diable ne voulait à aucun prix que Jonas aille prêcher la Parole de Dieu à Ninive.  C’est pourquoi il essaie de profiter de la situation de Jonas en pleine mer. S’il arrive à le coincer à ce moment-là, pour lui, le tour est joué. A un moment donné, quand l’équipage s’acharne d’atteindre la terre et que la mer devient de plus en plus houleuse, tous les dieux sont invoqués, excepté le Dieu de Jonas, car ce dernier est en train de dormir. Dans une autre traduction, c’est rendu d’une façon encore plus claire: il est écrit que Jonas était sous narcose. C’est d’ailleurs ce que lui dit le capitaine: comment peux-tu être étourdi, drogué à ce point” dit-il.
 
Et cela me frappa: “Comment peux-tu être étourdi quand Dieu te parle? On pourrait dire aussi: Comment peux-tu être si sourd quand Dieu te parle? Ensuite, le capitaine dit: “Invoque ton Dieu”, car Jonas avait honnêtemment payé son voyage et donné des informations sur la raison de sa fuite.  Et que fait l’équipage? Ils se mettent à chercher un responsable. Cela aussi est une donnée fixe, encore maintenant, chercher un coupable.
 
Regardez comment cela fonctionne dans votre propre existence: ou vous cherchez un responsable, ou vous vous sentez vous-même coupable. Hé bien, Jonas  reconnaît qu’il est la cause de cette tempête. Il avoue que la raison de cette grande tempête a un rapport avec son mauvais choix. Il dit ensuite : “si vous me jetez par dessus bord, la mer aura ce qu’elle veut, l’adversaire aura ce qu’il veut et il se calmera; en effet, vous avez cherché un responsable, c’est bien moi, abandonnez-moi donc à la mer. Autrement dit: à la mort.
 
Et cela aussi est caractéristique: quand tu t’éloignes de Dieu, tu aboutis à l’opposé de Dieu et de la vie. On le voit souvent, aussi chez les prophètes,  désirer l’opposé de ce que Dieu est et de ce qu’Il dit. “Ho, laisse-moi mourir”. Comme si mourir serait la solution! C’est vrai que la mort résout beaucoup de choses, mais uniquement dans un seul cas: mourir au péché en acceptant l’offrande de Jésus. Quand tu meurs au péché, tu viens à la vie. Je ne veux pas désirer des choses vides. Mais la conséquence du mauvais choix de Jonas est qu’on le jette dans la mer, donc, dans la mort. Je trouve si beau qu’il se trouve écrit: “Et Dieu fit venir un grand poisson”. Donc, au moment de ton apparent naufrage, Dieu te prépare un moyen de sauvetage dans ton existence.
Je pense que ce n’est pas pour rien que Jésus dit, tu n’auras pas d’autre signe que celui de Jonas, car, de même que Jonas fut dans le ventre du poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours dans le sein de la terre. Matthieu 12:40. Là aussi, les disciples croyaient que tout tournait mal. Les gens ont du mal à se défaire de l’idée courante que “tout va mal”. Si tu penses ainsi, tu es entouré de mauvaises idées et l’acte que tu as commis te fait croire que tout tournera mal. Ce que je trouve particulier, c’est que dans une autre traduction de Jonas 2 verset 4 se trouve: “Il m’avait envoyé dans la  profondeur”. C’est particulier, car cela devrait être sa perte. Mais il dit: “Tu m’as envoyé dans la profondeur, Dieu” Cela devint donc un voyage de mission, dans la profondeur. Il fut donc confronté à la mort. Mais si cela arrive en compagnie de Dieu, - malgré le mauvais choix de Jonas – c’est alors la mort qui est confrontée avec la vie. Car c’est cela l’Evangile. L’Evangile ne se trouve dans le signe de ”Nous voulons bien le faire, mais  tout est toujours déterminé pa run adversaire”. Le point est que Dieu a un plan magnifique qui opère dans l’autre direction. Ce plan est mis en mouvement, et  une fois commencé, il est entièrement exécuté. Donc, la mort qui par le canal de la responsabilité et de la faute, semblait avoir le dernier mot, perd la lutte contre Jonas. Car Dieu dispose d’un grand poisson. Cela me fait penser au signe de la première communauté, c’était aussi un poisson, Ichtus, Christus. Avec le Christ, les choses prennent une autre direction, même quand il semble que tout est perdu. Et Jonas entre dans le poisson et se ressaisit.  Dans Jonas 2, Il entonne un chant de louange et il tire ses conclusions.
 
Il dit Quand mon âme était abattue au-dedans de moi, je me suis souvenu de l’Eternel. Et ma prière est parvenue jusqu’à toi dans ton saint temple. Une autre traduction dit: “Dans le hall de ta gloire. Tu me mènes au territoire de Ta gloire, de Ta pensée. ”. Et quand il s’agit de la gloire, Dieu a toujours eu la même intention: Elle est destinée à l’homme qui est mis en valeur. Il dit: “J’arrivais dans le cercle de pensées queTu as”. Et il en tire une conclusion que je trouve très claire. Dans Jonas 2 verset 8, il dit, et faites-y attention: “Ceux qui s’attachent à de vaines idoles, éloignent d’eux la miséricorde”. Ou dans une autre traduction: “Ceux qui font le guet auprès des vanités vaines, doivent quitter l’objet d’une amitié”.
C’est l’un ou l’autre. Une idole te détourne de Dieu. Si j’en deviens le serviteur, je deviens serviteur de la caducité”. (Rom.8:21).  Si j’en deviens esclave, j’abandonne celui qui est miséricordieux.  Je le laisse partir. Celui qui est miséricordieux, celui qui a de la compassion, je le lâche dès que je nourris cette autre idée. Et le Seigneur est présent, - c’est dit prophétiquement,- afin que nous soyons délivrés de la servitude et de la caducité. Et que de là, j’en vienne à la gloire libre des enfants de Dieu. Je prends une autre direction. C’est donc un choix: qui je sers et quelle idée je sers.
 
Ce que je trouve aussi très beau, c’est que ces idoles qui jouent un grand rôle et qui ont souvent une voix tellement forte, sont appelées des idoles vaines. Il dit: “c’est vain”.  Qui tire cette conclusion? C’est Jonas, parce qu’il regarde à nouveau avec les yeux de Dieu.  A partir du salut de Dieu. Il pense à nouveau à partir de ce salut, à partir de ce que Dieu a à sa disposition. Ce poisson. Il dit: j’étais au sein du  royaume des morts, mais je vis! Je vis! C’est aussi son salut.
 
Mais comment Dieu doit-Il s’y prendre avec Jonas? C’est un prophète récalcitrant, un prophète qui se fait tirer les oreilles, qui ne réfléchit pas, qui se sauve de Dieu? Hé bien, je vais le sauver, dit Dieu. C’est ce qu’Il fait.  Tu t’attends à ce que Dieu continue avec un autre prophète ? C’est un fait, Il ne peut pas faire confiance à Jonas. Mais dans le chapitre 3, est dit, tout comme si c’était le chapitre 1: “La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots: Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que Je t’ordonne”.
La première fois, c’était :“Crie contre elle! Car sa méchanceté est montée jusqu’à Moi”, et ici se trouve écrit “proclames-y la publication que je t’ordonne!” Une autre traduction dit: “Proclame-lui sa vocation que je te dirai “. Dieu avait une vocation pour Ninive. Savez-vous ce qui est tellement beau? C’est que Ninive devait changer radicalement. Oui, c’est ce que voulait Dieu. Il trouvait que Ninive était mauvaise, méchante. Avec des idées mauvaises et fausses,  des motifs tordus; ils couraient après ce tout qui était mauvais. Il devait réellement s’y opérer un changerment radical. Car Dieu avait une vocation pour elle. Il voulait appeler des gens dans Ninive, des gens qui se trouvaient très loin de Dieu. Et Il dit à nouveau, et cela concerne la propre foi de Dieu,”Jonas, c’est toi qui fera la prédication”.
Cela est vraiment la restauration de la dignité, n’est-ce pas! Dieu doit croire profondément en Jonas pour continuer à lui confier cette mission. J’aurais peut-être pensé: “Comment, continuer avec Jonas? Ha non! Avec lui, on n’a que des problèmes, il faut continuellement être derrière lui, il ne comprend pas”. Mais entre-temps, Jonas avait rencontré Dieu et il avait prononcé des choses fantastiques. Jonas était désormais celui qui disait ce qu’il voulait dire. Dans le chapitre 2 verset 9, il dit: je t’offrirai des sacrifices avec cri d’actions de grâces, j’accomplirai  les voeux que j’ai faits; le salut vient de l’Eternel. En effet, si tu parles ainsi, tu es bien le prophète qu’il faut pour prêcher  le salut à Ninive.
 
Donc, Jonas va prêcher, je pense que nous connaissons tous le récit. Je dois dire que Jonas était un prédicateur  avec autorité. Comment cela se fait-il? Hé bien, Dieu lui avait dit explicitement: “Tu proclameras excatement ce que Je vais te dire”. Cela est tout de même très important. Tu dois être le traducteur fidèle de ce que Je veux dire. Jonas fut fidèle, mais ses motifs n’étaient pas tout à fait purs. Car il coyait que Ninive allait à sa perte. Il croyait que sa parole puissante signifiait que s’en était fini  avec ces païens. C’était bien de leur faute. Si tu te mets à parler avec autorité, si tu apportes un message puissant,  mais que tu penses en termes de culpabilité, tu espères donc sa perte. En plus, les sacrifices qu’il avait offert avec cris d’actions de grâces  pour rétribuer Dieu,  tout cela, il l’avait traduit en fonction de lui-même. Ce salut, il était destiné à lui-même; le rescapé, c’était lui-même. Sa prédication a un résultat fantastique. Toute la ville se convertit.
 
Ainsi, Ninive est épargnée. Mais Jonas n’est pas content du résultat, il est d’une humeur massacrante. Chapitre 4, c’est aussi une façon de prier. Le verset 2 dit: Il implora l’Eternel et il dit: Ah, Eternel, n’est-ce pas ce que je disais quand j’étais encore dans mon pays? C’est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que Tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal. Fi donc, Dieu! C’est dégoûtant tout ce que Tu as in petto. Tu es miséricordieux et compatissant. Je le savais déjà. Dans ces conditions, ce n’était pas nécessaire que je vienne de si loin. Cette ville-là ne sera tout de même pas détruite. Cela n’a pas de sens. Donc, il dit: “prends-moi donc la vie, car la mort m’est préférable à la vie”. Qu’est-ce que tu as dans la tête. Dieu, je m’attendais à un grand spectacle, à une ville qui s’écroule”. Aujourd’hui aussi, , la vengeance joue un grand rôle , et on dit: “Je ne l’oublierai pas, ils ont vraiment tout cassé, il faudra bien qu’un jour ils le sachent; ils n’écoutent jamais, ils m’ont vraiment fait du mal. Et il faudrait leur pardonner sur le coup! Non Dieu, ne compte plus sur moi pour m’envoyer. Je  veux bien être prophète, mais alors pour des choses qui valent la peine. Finalement, on ne doit pas toujours se laisser marcher sur les pieds, sinon tout tourne mal. Donc, des punitions plus fortes, être plus négatif,  pour qu’ils apprennent finalement la leçon. Mais Tu n’es pas comme ça, Tu n’agis pas ainsi, et parce que Tu n’agis pas, ma vie ne vaut plus rien. Il tourne en rond dans un monde d’idées qui n’est pas celui de Dieu. Jonas  prend vite la mort comme solution au problème.
 
C’est ce même Jonas qui tout juste avant, offrait des sacrifices d’actions de grâces à L’Eternel, le grand et formidable Dieu, mais la vision de Jonas est tellement limitée. Quand quelque chose dévie de ce qu’il avait espéré, tout s’écroule. Dieu, que dois-je faire avec lui? Que faire, quand tu vis des choses pareilles ou que tu le vois d’un autre. Que dit Dieu à ce moment-là? Ce que Dieu dit à ce moment-là,je trouve tellement clair tellement saisissant. Il dit:”Fais-tu bien de t’irriter?” Comme Il pourrait nous dire: fais-tu bien d’être déçu? Fais-tu bien d’être désespéré? Fais-tu bien d’être en colère? Fais-tu bien de t’égarer? Fais-tu bien? dit Dieu.  Ce que tu mijotes dans tes pensées, est-ce bien? Est-ce juste? Est-ce bien que tu testes les choses. Et auprès de la personne exacte? Fais-tu cela avec Dieu, avec Jésus? Le Saint-Esprit que tu as reçu, y fonctionne-t-il? Ou n’as-tu pas le Saint-Esprit et ne désires-tu pas le recevoir en sorte que tu puisses fonctionner et contrôler et être soustrait à ton existence inconstante en faveur d’un état stable dans la grâce?
 
Le récit continue Jonas se trouve en dehors de la ville. Il s’était construit une hutte et attendait ce qui allait se passer avec la ville. Cc serait un vrai spectacle, et il se trouvait en première loge. Il était curieux de ce que sa prédication allait produire.
Et Dieu prévoit un arbre miracle. Tout simplement, un endroit où tu peux t’asseoir . Tu es à l’ombre et tu vois ce que produit ta prédication. D’une part, Jonas est en colère, d’autre part il peut se réjouir de son arbre miraculeux. C’est formidable d’avoir un arbre privé miraculeux.  D’autres périssent, mais toi, tu as un arbre miraculeux. Tu es tout à fait à l’aise. Mais que se passe-t-il tout d’un coup? Hé bien, précisément, ton arbre se dessèche et que te reste-t—il encore? Plus rien. Tu n’as plus rien si ton arbre disparaît. Et un tas de choses se produisent en même temps. L’arbre dessèche, un vent chaud d’orient se met à souffler, le soleil  lui pique la tête et Jonas tire une conclusion: “La mort m’est préférable à la vie”. Jonas se meut autour de la mort quand les choses ne vont pas comme il veut qu’elles aillent. Et Dieu est si proche, si proche. Et lui, Jonas, est en colère, si seul, aveugle par rapport à la réalité.
Quelle réalité ? Retournons un instant à ce que fut cette grande ville, une ville longue de trois jours de marche. Et quel prophète! La parole de Dieu qu’il prononça  était telle que toute la ville se convertit, elle était sauvée et se tournait vers Dieu. C’’était là le résultat fantastique de sa prédication.
 
Je pense que quand tu regardes  ta propre vie, ta vie avec Dieu comme son collaborateur, tu vois  que tu collabores aussi à la vie des hommes. Tu vois ces choses fantastiques se mettent en marche; mais peut-être qu’en même temps, tu te changrines et que tu dis que tout cela ne représente pas grand chose, alors que  tu as mis des choses merveilleuses en mouvement. Tu regardes ton petit arbre miracle, tes avantages inespérés, ton bien-être, ton succès, et que tu dis qu’il doit à tout prix rester debout, Hé bien, je pense que non, ton petit arbre privé ne doit pas rester debout. Si tu regardes Jonas, il ne devait pas du tout se trouver là. Il attendait quelque chose qui ne se produirait pas. Il aurait mieux fait de regarder les effets de sa prédication sur la ville que de se lamenter sur lui-même. Il aurait mieux fait d’écouter les témoignages des gens qui étaient sauvés de la perdition dans laquelle ils se trouvaient avant. De regarder qu’ils étaient sauvés, qu’ils avaient trouvé Dieu, qu’ils pouvaient apprendre cette nouvelle vie et en jouir.
 
Et Dieu dit à nouveau – et je trouve très beau, que Dieu reste sur son point de vue - “As-tu raison d’être en colère?” Je trouve que  c’est profond. Dieu entreprend quelque chose, et demande à Jonas ou à moi d’y collaborer. Il termine en fait par une question: “Regarde est-ce droit, est-ce juste”. Les choses pour lesquelles je m’engage, sont-elles droites? Ai-Je trop de compréhension pour ce qui n’est pas droit, et trop peu pour ce qui ne l’est pas?” Dieu veut nous initier à la justice afin que nous devenions justes. Dieu dit:  Savez-vous quels sont mes motifs? Dans le verset 10: “Tu as pitié du ricin qui ne t’as coûté aucune peine et que tu n’as pas fait croître. Tu n’as rien fait pour cela, il est né en une nuit et il a péri en une nuit. N’aurais-Je pas pitié de Ninive, la grande ville dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre!”. Je pense que dans ce récit, il s’agit de gens qui sont inconscients, qui ne savent de rien, qui ne savent pas ce qu’ils possède. “Ne les épagnerais-Je pas?
 
Je pense que si nous pouvons collaborer à délivrer la création, en commençant très près de nous, que vu spirituellement, des gens qui ne discernent pas leur main droite de leur main gauche, ne connaissent pas la vérité. Dois-je donc les rejeter? Dois-je les rejeter pour ce qu’ils ignorent?  On a déjà abandonné tant de gens, aussi en pensée, parce qu’ils ont eu un mauvais enseignement ou pas d’enseignement du tout. Mais si toi, tu le sais, et tu engages cette connaissance  prophétique que tu as, si tu la dévoiles, le résultat, ne sera-t-il pas royal? Je pense que dans ce cas,tu reçois une vie sans arbre miracle, mais une vie communautaire dans laquelle tu peux être un collaborateur à la vie-même, en commençant par toi-même. Si tu acceptes ce que Dieu dit de toi,  tout cela est si proche de toi. Si je prends à coeur le texte de Jonas 2:8, “Ceux qui s’attachent à de vaines idoles, éloignent d’eux la miséricorde”. Et que j’inverse ce verset: “Si je sers Celui qui m’est miséricordieux, j’abandonne les idoles vaines,  alors, j’abandonne ce qui est mal. Je me distancie d’elles, et je dis: Dieu, je Te sers en ce que Tu dis et en ce que Tu crois, et Tu sembles croire en moi comme ton prophète; je peux prononcer tes paroles, Seigneur; parfois je ne sais plus du tout ce que je dois annoncer, mais si tu me donnes les paroles et des idées sur moi-même et sur les autres, je veux les prononcer, je veux m’identifier à Ta parole en sorte que je la devienne, cette parole.
 
Et ceux qui ne savent pas, peuvent profiter de ceux qui savent bien. Dans ses idées, Dieu choie toujours intensément ceux qui ne savent pas ou savent très peu. Il ressent tant de miséricorde envers qui sont faibles, approprie-toi sa vision. Si tu penses que tu es un peu comme Jonas, entre dans sa façon de voir de Dieu. Regarde quelle grande foi Dieu a en toi et combien proches ses paroles peuvent être de toi. Mais à chaque fois elles sont troublés par un adversaire qui y insère ses idées pernicieuses. Mais je dois choisir, j’ai quelque chose à dire. J’ai quelque chose à confirmer, et j’ai aussi quelque chose à nier. Je peux résister à certaines idées, comme le dit Jérémie 15:20. Le Seigneur fait de nous une forte muraille d’airain, une muraille imprenable.  Certaines idées existent, mais je refuse de les laisser entrer en moi. J’ai accepté la manière de penser de Dieu. J’ai accepté son amour et sa grandeur. Plein d’émerveillement, je pourrai peut-être découvrir que  je suis une grande bénédiction pour Ninive. Si j’inverse les choses, je peux comprendre que les Ninivites auquels j’ai à faire pour l’instant, ne  forment plus une menace,  mais me sont donnés pour une victoire. A ce moment-là, j’ai quelque chose en mains,  je suis en train de changer les ninivites au lieu  de me laisser changer par eux. L’oppresseur n’est plus celui qui m’oppresse, mais  c’est moi qui l’oppresse. C’est une autre façon de vivre.
 
Comment cela est-ce possible? En fait, le reproche qui est fait à Dieu, notamment  Sa miséricorde, Son amour et Sa compassion ne vient pas tellement de Jonas, mais des puissances des ténèbres.
Si tu t’en impreignes et t’y identifies, tu verras ce que cela produira de merveilleux. C’est si beau, c’est si fantastique d’aimer, d’acquérir de l’affection, de pratiquer ces choses. Je pense  que si tu t’identifies avec ces choses-là, elles deviennent vivantes pour toi. Peut-être penses -tu que c’est encore de façon instable, mais tu commences à comprendre comment cela fonctionne, et tu te laisses sciemment aider par Dieu, par sa parole, par tes frères et soeurs. Tu te laisses aider par ce que Dieu nous dit à notre époque.
 
Pour finir, Dieu dit que si tu as cette disposition, qu’Il te les donne ces villes. Ne pense pas à un village ou une ville comme tu habites, mais à un territoire que tu peux gérer. Il t’en donne la direction. Là, tu as tout à dire. Je t’ai donné de Mon Esprit, dit le Seigneur. Ne le fais pas de tes propres forces. Je t’ai donné Mon esprit. Dans ces villes, ces domaines-là, ce que Je crois peut déterminer le cours des choses. Je te le clarifie et tu peux y proclamer cette foi. C’est magnifique de pouvoir aller sur un chemin de vie avec le Seigneur. Ce chemin se développera dans toute la création.
 
Amen.
 
 
 
Merci Seigneur que dès le tout début, Tu as pensé à développer la vie, ensemble avec les hommes, pour proclamer  et vivre l’amour. D’apprendre aux hommes le droit et la justice. Oui, de faire paraître une création tellement pure, bonne et belle. Je Te remercie d’avoir tenu ferme à Ton plan initial, aussi d’associer à notre époque, des hommes à ce plan,  afin qu’ils collaborent à la vie.
Et quand les choses commencent à être difficiles, notre réaction ne sera pas de nous éloigner de Toi, mais au contraire, de nous rapprocher de Toi. Très proche de Toi, pour entendre ce que Tu as à nous dire. Car, toute la miséricorde, tout l’amour, toute la paix, tout le salut et toute la protection viennent de Toi.
Je Te remercie Seigneur qu’aux moments de la vie,  où nous traversons des moments d’instabilité, Tu restabilise tout. Que Tu nous donnes une place près de Ton coeur, pleine de ton esprit, de ta vérité et de ton amour. Et que nous trouvons la paix en ce que Tu crois Toi-même de nous.
 
Je Te remercie Seigneur, que Tu nous  bénis et que Tu ne cesses de faire tant de bien. Que Tu es proche de nous. Et que nous recevons ta restauration Seigneur. Merci Seigneur que Tu es un Dieu qui est proche de nous et que Tu nous donnes le droit à la parole. Celle en laquelle Tu crois. Que Tu nous donnes d’entendre minutieusement ce que Tu nous dis. Aussi  Ta parole de miséricorde, de foi, de soutien et de salut. Je te remercie Seigneur de Ta proximité et de cette merveilleuse vie  que Tu as mise en marche et qui ne s’arrêtera jamais.
 
AMEN.