Friday, November 15, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

Text Size



La Grande attente 
Sermon de Duurt Sikkens
 
 
 
Bonjour frères et sœurs.
Le titre de ce sermon est : « La Grande attente »
Lisons d’abord le Psaume  39 :8.
 
« Maintenant Seigneur, que puis-je espérer ?
En Toi est mon espérance ».
 
En fait, il faut faire une grande pause entre les deux phrases. David fixe les yeux sur l’avenir et dit : « que puis-je encore attendre ? »
 
Posez-vous aussi cette question ?  Que puis-je espérer ?
Frères et sœurs, vous souvenez-vous encore d’un feu de charbon qui fut montré dans une vision, à la communauté ? On nous exhortait à alimenter ce feu, à l’attiser en soufflant dessus. Il s’agit de ranimer l’espoir qui est en nous.
Hier, je lisais  une ancienne prophétie dans laquelle on parlait aussi de l’espérance. Et dans cette prophétie, l’espérance était comparée à un arbre.
Le niveau de l’eau baissait, mais l’intention était  que l’arbre tende ses racines vers des couches plus profondes.
C’est pourquoi ce matin, je veux parler de l’espérance.
Je n’aime pas tellement le mot « espérance », car on a rétréci sa signification en y donnant des réponses banales, sans conviction ou contenu, dans le sens de : « Mais oui,  je l’espère …. ». C’est dommage. C’est pourquoi il vaut  mieux  le remplacer par « attente ». Dans le texte de base, c’est précisément de cette attente qu’il s’agit. On le voit dans ce Psaume. Qu’est-ce que j’attends ? « Mon attente » dit David,  et son visage s’éclaire,  « est en Toi ». Continuons plus loin.
 
Depuis la chute du péché, on a aspiré à la restauration de la relation entre Dieu et l’homme. Le malin avait sapé la relation de l’homme avec Dieu.  Au grand regret de Dieu naturellement, car Il perdait son partenaire. Juste avant qu’Adam et Eve sortent du paradis,  Dieu se dit : « Comment faire pour les reprendre ? » La première chose qu’Il fait est de prier.  Je vais te l’expliquer. Le mot hébreu pour prier est’ Palàl ‘qui signifie aussi : intervenir entre les deux. Et que fait-Il ? Il met l’iniquité entre la semence de la femme et la semence du serpent. Entre la descendance de l’homme et la descendance du serpent.  Il dit : « Ces deux  ne se supporteront pas ».
Mais, de quel genre d’homme parle-t-Il ? Il parle des hommes remplis de l’Esprit de Dieu. Ces hommes proviendront un jour de la femme, la communauté. Mais tous ces hommes qui,  jusqu’à 400 ans après le dernier prophète Malachie,  avaient mis leur espoir en Dieu, ont dû se contenter pendant 40 siècles d’une seule promesse. C’était promis qu’un jour, la relation avec Dieu serait restaurée.
De quelle façon ? Personne ne le savait. Ils s’en sont tout de même un peu douté. Et toutes les prophéties dans la Bible,  lisez-les avec des yeux nouveaux,  surtout les Psaumes qui parlent continuellement de cette attente, de cette espérance. Cette attente leur  pèse.  Oui, à quel point les croyants n’ont-ils pas vécu dans cette attente. Ils ont accepté l’emprisonnement   parce qu’ils tenaient ferme à la promesse.
Car, le monde des idées de la tête du serpent doit être écrasée. Et à quel point n’ai-je pas moi-même soupiré sous le monde des idées du diable. Par exemple : « tu ne vaux rien, tu mourras , Dieu t’a en aversion ».
Les croyants de l’Ancien Testament ont dû vivre avec une seule promesse. Ont-ils connu son accomplissement ? Non. Ils disaient : « Nous l’obtiendrons malgré tout ». Cela se trouve dans Hébreux 11 :13. Ils sont morts dans la foi et la confiance. Et tu peux être sûr que tous ces gens-là qui ont attendu son accomplissement, ont reçu l’Esprit Saint dans le Paradis de Dieu. N’est-ce pas beau, ils devaient se contenter de vivre avec la seule promesse qu’ils tenaient. La promesse, qui contient le  don du Saint-Esprit.  La promesse du Père, c’est le baptême du Saint-Esprit. Tu peux le lire dans les Actes 1 :4, 2 :33-39. Nous, nous avons reçu ce à quoi ils ont aspiré. C’est aussi pourquoi nous habitons  la terre de la Promesse.
Certains disent, la Terre Promise, je n’aime pas tellement cette expression. D’ailleurs, elle ne se trouve nulle part dans la Bible . Il se trouve écrit : « Le pays de la promesse ».
Dans le monde des idées de Dieu , dans l’Esprit, méditer les choses de Dieu.
 
Lisez Hébreux 3 :6 où se trouve quelque chose de remarquable. On dit que « Moïse  a été fidèle dans toute sa maison en qualité de serviteur, pour témoigner de ce qui devait être dit, tandis que le Christ, lui, l’a été en qualité de fils, à la tête  de sa maison. » Il est aussi dit que « Sa maison, c’est nous, pourvu que nous gardions  l’assurance et la joyeuse fierté de l’espérance. » Dans ce cas, vous êtes  sa maison !
Tenir ferme dans l’attente. C’est de cette façon que les anciens ont vécu, c’est aussi de cette façon que nous vivons. Donc, pourquoi êtes-vous une maison de Dieu ? Parce que vous tenez ferme dans l’attente. Dans cette attente, Dieu se sent chez Lui, parce que Lui aussi y vit.  Il espère aussi pouvoir venir à la lumière dans Sa postérité. L’attente est à la fois  la nôtre et la sienne.
Habiter dans des hommes, mais dans quelle sorte d’hommes ? Héb.6 :19 dit quelque chose que je ne comprenais pas quand j’étais enfant. Nous avons cette espérance  comme une ancre pour  notre âme,  sûre et solide, et pénétrant au-delà du voile. Que dois-je me représenter en lisant cette image ? Une ancre, une ancre d’un navire que l’on jette à travers le voile du Temple,- c’est le rideau entre le Saint et le Saint des saints- pour l’ accrocher quelque part  derrière ce rideau ? Et puis… ce bateau est-ce toi? Tu ne désires tout de même pas rester amarré  toute ta vie? Un bateau n’est pas fait pour cela. Donc, il est stupide de se le représenter  de cette manière. Car, chaque constructeur te dira que le mot ancre a plusieurs significations. Tu peux fixer une poutre au mur au moyen      d’une ancre murale.
L’ ancre n’indique pas  la stabilité, la sûreté. C’est la raison pour laquelle l’image de l’ancre d’un bateau ne colle pas.
Toute sa vie, mettre le bateau à l’ancre ! Cela ne ressemble à rien, un bateau devant un rideau et une ancre derrière.  A quoi cela servirait-il ?  Je vais essayer de l’expliquer. Où se trouve le voile, ce grand rideau brodé d’anges entre le Saint et le Saint des saints ? De quoi est-il l’image ? Dans Hébr.10 :20 est écrit : ta chair. Et que signifie , ta chair ? C’est ton existence humaine. Quand Jésus livra son existence humaine et s’abandonna à la mort, le rideau se déchira de haut en bas. Je pense que dans sa joie,  Dieu a dû en avoir les larmes aux yeux.
Enfin, cela a réussi ! Un homme sans péché, pur, intact,  qui s’abandonne volontairement, pour rendre à nouveau Dieu accessible aux  hommes et in  versement.
Comme Grand-Prêtre de la Nouvelle Alliance, Il est le premier à avoir traversé le rideau du temple. Dans Hébr.9 :16 se trouve aussi écrit que : « Il est nécessaire que la mort du testateur soit constatée ». Voilà ce qu’a fait Jésus !
« Père, tout est accompli ». Le vois-tu devant toi ! C’est un événement céleste. Et que signifie ce ‘saint’ en nous ? Réfléchissons à cette réalité-là.      
Qu’y a-t-il de plus sacré ? Que Dieu habite en nous ! Voilà ce qu’est le Saint des saints. C’est Dieu Lui-même.
Et j’étais en train de penser à la parole de Jésus: « Quand tu pries, va dans ta chambre intérieure », que cette chambre-là soit celle où Dieu habite. Dans ce cas, tu peux  y converser avec Lui « face à face ».  Le tabernacle était tout simplement une hutte mobile. Dieu n’y a jamais habité.  Ce n’est qu’une image. Le côté extérieur  de cette hutte était  tout simplement fait de planches en bois de gopher ;  ton existence humaine, celle des gens tout simples, des planches. Tabernacle signifie aussi hutte de planches. Le côté intérieur de ces planches était recouvert d’or, et c’est l’image de l’homme intérieur , de l’homme de la foi. Car, l’or est toujours une image de la confiance. L’or inaltérable.
Donc, tu peux t’imaginer quel événement cela a dû être dans le ciel ! Les anges ont jubilé de joie. Finalement, c’est ce que le monde entier attendait. C’est donc de cette façon qu’il  devenait  possible au croyant de prendre part à la nature divine. Car, c’est de cela qu’il s’agit. Tu peux indéfiniment bricoler à ta personne et suivre des thérapies,  il n’y a rien de mal à cela, vraiment  pas. Ce sont de bonnes choses, mais Dieu dit : « Si tu apprends à connaître ma nature, le monde de mes idées,  si tu désires que le Christ  vive en toi, alors tu te restaureras  automatiquement ». De cette façon, j’ai aussi été restauré,  du moins,  les  travaux de restauration sont en progrès.
Mais je remarque bien que cela se passe de cette façon. Je deviens réellement celui que je suis, parce que je continue sans cesse à chercher le Royaume de Dieu.  Certains découvrent en moi que telles ou telle choses sont encore de travers, et je trouve qu’il est bon que je sache où se trouvent les obstacles, mais la guérison vient du Père.
 
Dieu est donc caché en l’homme. Jésus était ici incognito. Presque personne ne voyait qui Il était réellement. Incognito. Incognito signifie littéralement que tu ne fais pas connaître ton nom, ni ta qualité. Tu ne dis pas comment tu t’appelles, et tu ne dis pas qui tu es, ni ce que tu fais. Jésus, un nom tout à fait ordinaire que l’on entendait tous les jours. Qu’Il était le Christ, c’était le côté intérieur de son Existence. Et Sa qualité, Il ne la fit pas connaître, sauf à ses intimes, dans les chambres intérieures, c’est là qu’Il en parlait.
 
Souvenez-vous de ce petit feu de charbon, parce que dans la bible, il joue un rôle. Le Grand-Prêtre avait un bac rempli de charbons  ardents et il y mettait de l’encens dessus. Il entrait ensuite dans le Saint des saints, dans un nuage d’encens. L’intention était que ce nuage inonde les anges du couvercle de la réconciliation, en sorte que Dieu s’enveloppait pour ainsi dire d’un nuage parfumé. C’est une image magnifique. Mais ces charbons  ardents représentaient aussi la purification des péchés, la purification des idées fautives, des idées erronées sur Dieu. Et ces charbons ardents servaient à nettoyer tout cela. Quand Esaïe est appelé pour sa mission, et dit : « Je suis un homme impur dans un peuple impur »,  un ange vient et prend un de ces charbons ardents de l’autel et en touche les lèvres d’Esaïe.
Il s’agit d’un événement spirituel. Et je trouve cela si beau. Les idées qu’Esaïe reçoit de Dieu sont vraies et bonnes. Pour moi, il s’agit de savoir si tu dis la vérité sur Dieu. C’est à cet effet que servent ces charbons ardents. 
Je trouves si beau que Jean l’évangéliste reprend cela dans sa première lettre.
1 Jean 3 : 2, 3 où se trouve : «  Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ». Cela signifie donc que ce que nous serons est déjà présent dans le monde caché. Quel avenir, mes chers amis ! « Mais nous savons que, lorsqu’Il paraîtra, nous serons semblables à Lui parce que nous le verrons tel qu’Il est. Quiconque a cette espérance en Lui se purifie, comme Lui-même est pur ».
Voilà donc cette purification des idées érronées, des idées tordues que tu as encore. Donc,  Jean en comprend exactement le sens.
Les péchés enlevés, c’est une chose, mais le plus grand secret de Dieu, ce qu’Il a chéri depuis la création du monde, c’est d’avoir quelqu’un auprès de Lui, quelqu’un à ses côtés.
Ce grand secret est tout d’abord manifesté en Christ, mais Il se trouve aussi en toi. Le plus grand mystère de Dieu se trouve en toi ! Et tu dois le garder secret. Tu ne le crie pas dans la rue, « car », dit le poète des Proverbes «  Tu fais alors de l’eau de la source,  de l’eau de gouttière » Proverbes 5 :16.
C’est un secret, et si quelqu’un te le demande, raconte-le sous la forme d’une parabole, d’une image, ça, oui.
Tout cela se développe dans la femme. Cette femme qui est l’humanité croyante, est en attente. La semence de Dieu a été semée en elle par le Fils et maintenant elle arrive à son développement dans le sein maternel. Nous sommes un peuple dans l’attente. Nous sommes fécondés  par la Parole, la semence de Dieu.  Et notre mari ? C’est Jésus. Quand on parle de cette femme dans Ap. 12 :1, pense à la fois   au Seigneur à côté d’elle. Il dit :  « Je reste avec toi juqu’à l’achèvement ». C’est le mari qui t ient la main de sa femme, la stimule, l’encourage et la tient calme. Tu l’as ici, à côté de sa femme. Et Marie est un bel exemple pour la communauté. Quand Marie entend de l’ange qu’elle sera enceinte, elle lui répond : « Qu’il soit fait selon Ta Parole ».
Abraham a aussi gardé sa foi et son attente vivante, malgré toute opposition. Et par cette foi, est né Isaac. Isaac, une image de Jésus-Christ.
Lit    donc Hébr. 11 :1 « La foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ». La confiance est cette ancre des choses que tu attends. Je trouve cela si beau.  Donc, la foi est la base de ce que tu espères. Et sur quoi repose cette base ? Elle doit tout de même bien reposer sur quelque chose. Je vais te le dire. Elle repose sur  la foi de Dieu-même.  Ma foi repose sur la foi de Dieu. Et mon espérance repose aussi sur ce qu’Il espère. C’est pourquoi Jésus dit quelque part, « La foi DE DIEU ». (Marc 11 :22.) Aie la confiance de Dieu, que tout se passera bien.
En d’autres mots, si tu regardes  Dieu en lui demandant : « Est-ce que Tu le crois ? »  Il te dira oui. Il a confiance en ce qu’Il a semé en nous, et crois la raison pour laquelle le Fils a donné  sa vie. Tout cela est décrit dans le Psau  me 139. La formation du Christ dans le sein maternel. Le mot de base pour sein maternel signifie en hébreu : l’amour tendre de Dieu. Et c’est dans cet amour tendre que tu reposes. Nous sommes dans le sein maternel.
Je lisais quelque part dans une mensuel que le sein maternel est immunisé cent pour cent contre les bactéries.
Je trouvais cela formidable. Et ailleurs, j’ai lu un jour, que c’est l’endroit le plus protégé pour un enfant. Toujours chaud et à l’abri de tous les chocs. Le sein maternel est cet amour tendre de Dieu.
 
La naissance, y pensons-nous ? Gardons-nous l’attente vivante en nous ?
Pierre parle d’une ‘espérance vivante’. Et aux cours des siècles après Jésus, cette espérance a failli mourir. Qui vit encore dans cette espérance ? D’ailleurs, plus tu y aspires, plus tu es mis sous pression.
Car le diable ne veut pas que son adversaire, le Christ, se manifeste. Donc, la naissance est accompagnée de douleurs. Tout cela se trouve écrit dans Romains 8 :22 et 23. Toute la création soupire,  le monde invisible soupire, l’esprit de l’homme, le royaume des morts aussi, tous soupirent sous  « les douleurs de l’enfantement ». Beaucoup de gens ne le comprennent pas, mais cela vient du fait que le Christ se manifeste peu à peu. C’est pourquoi le monde souffre, dit Paul. Et je le dis comme lui. Chaque naissance se passe dans la douleur, avec du sang, des cris, et dans  l’oppression, « les douleurs » se trouve écrit dans Genèse 3 :16. Cela ne vient pas de Dieu, c’est l’œuvre du diable, c’est affreux. Toujours contre la vie. Et évidemment, la naissance de Jésus ne se passa pas non plus sans obstacles. Elle eut lieu sous une lourde domination romaine. Quelque part dans une étable. Et que penser du génocide des enfants ? Dans nos chers récits de Noël,  je n’entends  jamais rien sur ce génocide des enfants. Tous ces petits jusqu’à l’âge de deux ans, tous assassinés. Tout ce sang innocent, c’est ce qu’a coûté  la naissance naturelle de Jésus.
 
C’est affreux. Nous avons un adversaire, vous savez. Ce n’est pas pour rien que le serpent s’appelle le « dragon » et celui-ci ne veut pas que Dieu se manifeste à travers des hommes. Un conseil: prend gardes. Fais attention, combien de fois Jésus ne l’a-t-Il pas dit ? Veille, reste éveillé, ne dors pas, spirituellement. Veille ! Et prie, prie que tu ne tombes pas en tentation. Ce sont aussi des douleurs de l’enfantement, des tentations, des épreuves. Quand Jésus se fit baptiser dans l’eau, image de sa nouvelle naissance,- Il naissait aussi à nouveau – et fut ensuite baptisé de l’Esprit de Dieu, savez-vous ce qu’il fit ensuite ? Il se rendit dans le désert.
C’est là que l’Esprit  l’envoya, dans le désert. Il devait y  faire son stage, dirions-nous.
Il dut  traverser toutes les tentations et épreuves que l’on peut imaginer. Pour Lui, ce ne fut pas une période tellement belle. Imagine-toi, sans nourriture, menacé jour et nuit , mis à l’épreuve, surtout la nuit. Tu connais bien cela , non ? On l’a       souvent plus difficile la nuit que pendant la journée. Quelle est la plus ancienne tentation ? Celle où Adam et Eve ont succombé. « Être comme Dieu », voilà la plus grande séduction. Mais alors à la manière du diable. Vouloir être comme Dieu. Jésus aussi a du entendre ces choses-là. Saute donc du toit du temple. Une seule petite génuflexion et tout le monde est à toi. Je connais des politiciens qui le feraient immédiatement. Sois sur tes gardes. C’est possible, cela peut arriver. Sais-tu quand ? Reste sous la garde d’un berger qui veille sur ton âme. Veille sur tes frères. Tu comprends ce que je veux dire. Il m’est arrivé d’avoir peur que quelque chose tourne mal, une sorte d’angoisse indéfinissable…Et à chaque fois je suis prévenu  : « Reste en Moi, comme Moi je reste en toi. » C’est là le secret.  Et alors, je lui ai demandé : « Comment as-Tu fait, comment as-Tu tenu le coup ? Ce n’étaitt pas rien. C’étaient tout de même des expériences traumatisantes. Et la crucifixion, cela a dû être épouvantable. N’as-Tu pas dû subir une thérapie après cette horreur ?
Et j’ai reçu la réponse,- l’Esprit te le révèle, tu sais -: « Parce que mon Père   
à Moi, Il m’aime, son amour est tellement fort ». L’amour de Dieu est indestructible. Et vient ensuite: l’amour pour les hommes. Sinon, Il serait resté seul à être parfait. Oui, mais Il dit : « Je le fais précisément pour les hommes ».
Donc, ces deux sortes d’amours  sont égales,  aimer Dieu et ton prochain. Les deux se valent  et ils se sont réunis en Jésus. Pour le dire simplement : quel homme, ce Jésus ! Cela m’émeut encore toujours. Et ainsi, nous sommes mariés spirituellement, car nous avons la communion avec le Saint-Esprit.  Donc, Jésus a supporté pas mal de douleurs avant qu’Il puisse se manifester comme bienfaiteur des hommes.
Cela contient encore un autre aspect  : Il te comprend vraiment bien. Quand tu l’as difficile, Il sait ce que cela veut dire. Dans Hébreux 4 :15 il y a : Il compatit à  nos faiblesses. N’est-ce pas merveilleux ? Il a  au plus haut degré la capacité de ressentir ce que tu ressens. Nous sommes donc dans l’attente de la manifestation du Christ en nous. C’est un point auquel  Dieu a toujours pensé : « Il existait ». Et cela a commencé à se développer : « Il est ». Et cela vient à la lumière : « Celui qui viendra ». Cela va de pair avec des douleurs. C’est pourquoi ce chemin s’appelle ‘ un chemin étroit’. Pourquoi ? Parce qu’on est mis sous  pression de tous les côtés. C’est ce qui est écrit  dans le texte grec. Tu es mis sous pression, sans raison ; spirituellement et physiquement, tu es contrecarré,
pour que rien ne se manifeste des choses que le diable a tellement peur. En effet, c’est le chemin étroit, une route sous pression. La plus belle image pour l’illustrer, je trouve, c’est le canal de la naissance. Car, avant que le monde caché puisse se manifester,  il y a un canal à traverser. Je l’appelle le canal de la naissance,  un chemin étroit. Des efforts, des épreuves. Il y a une épreuve que tous les prophètes ont connue : «  Arrète, cela dure depuis si longtemps…Et….à quoi cela a servi ? » En effet, c’est une épreuve très lourde.
Peu importe les choses qui ravissent ta joie, ce sont des irritations. T’irrites-tu encore toujours ? Dans ce cas, il y a un trou dans la cruche de  ta joie,  tu n’entends plus ce qu’on dit,  tu ne fais que t’irriter. Il viendra des jours où des gens s’irriteront à mort contre toi. Pourquoi ? Parce que tu es innocent, par exemple. Ils ont quelque chose contre toi sans raison apparente.  Tu parles d’une façon si étrange, tu penses que tu sais tout tellement bien. Ils s’irritent, car ils ne savent pas ce qui se passe.
Mais le plus grand obstacle vient des gens qui disent croire en Dieu, en un autre Dieu. Jésus a exactement vécu cela. Quand il avait été en visite chez des  païens, on le fêtait, oui…mais Il aimait les croyants qui étaient sur le mauvais chemin,  Il essayait de leur ouvrir les yeux, et c’est de là que venait la plus grande opposition. Je prends un autre texte Hébr. 6 :8, 12.
« Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle », et maintenant vient une belle expression « et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses ». Si tu aspires à cela, c’est la naissance de l’attente de Dieu.!... Sinon, tu deviens lent et tu vis de dimanche en dimanche. Oui, c’est ainsi que cela fonctionne. C’est dommage, parce que tu es déjà tellement lent. Suiveurs,  suiveurs de ceux qui par la foi et la patience héritent des promesses. Ils se tendaient  nuit et jour vers ces promesses.  David le dit dans le Psaume 25 :5 : « Je t’attends toute la journée ». David, n’as-tu rien d’autre à faire ? Je l’attends toute la journée. Une pareille réflexion  porte à réfléchir, ne crois-tu pas ? Il est toujours en attente, et il n’a pas reçu la promesse. Mais  parce qu’il est resté dans l’attente, entre-temps  il l’a reçue. C’est fantastique ! L’attente de la gloire de Dieu.  Le mot « gloire », doit te faire réfléchir. Mais, qu’est-ce donc, cette gloire de Dieu?
La définition la plus facile, je touve, est : « L’Essence du Père dans toutes ses facettes .
Ce sera  magnifique  quand son Essence se manifestera. Paul dit dans Rom. 8 :24 « Car c’est en cette espérance  que nous sommes sauvés ». Et tant que je la chéris, je suis sauvé ; je ne fais pas fausse route.  Je garde cette attente vivante. C’est ton salut à travers les douleurs. Lors d’une réunion de VOX, je demandais à une traductrice allemande  : « Où en es-tu dans ton attente et ton espérance ? » Et brusquement, elle me dit : « Sais-tu qu’en allemand, il existe un mot pour ‘ être dans l’ attente ‘, c‘est « in guter Hoffnung sein ».
Espoir et attente. Mon espérance, je la porte en moi, comme un enfant qui se manifestera, mais qui doit d’abord devenir adulte en moi. Cela sera donc  une naissance douloureuse. Car, c’est de cela qu’il s’agit dans Ap. 12. Un enfant naît, mais il est écrit là que c’est un homme, donc ce sera une naissance difficile.  Je le trouve très bien résumé dans Eccl. 11 :5 où il se trouve écrit : « Comme tu ne sais pas quel est le chemin du vent, ni comment se forment les os dans le ventre de la femme enceinte, tu ne connais pas non plus l’œuvre de Dieu qui fait tout ».
 
On voit-là trois parallèles :
  • Le travail de l’Esprit, c’est le chemin du vent
  • L’ossature dans le sein maternel de la femme enceinte, c’est le Christ en nous, et en hébreu , ossature signifie identité
  • C’est l’œuvre de Dieu.
 
Ces trois parallèles s’y trouvent cachés . Et par l’esprit, cette couverture est enlevée. Maintenant tu comprends  que l’Ecclésiaste, que je trouvais  autrefois un livre très sombre, rassemble ici  tout le travail de Dieu en un seul texte. C’est beau, n’est-pas ! En tout cela, il s’agit de la formation du Christ en nous.
 
La lettre de Paul aux Colossiens est enceinte d’espérance. « Reste bien ancré et stable dans la foi et ne te laisse pas détourner de l’espérance de l’Evangile », voilà de quoi il s’agit. Ravive-la, elle se manifeste. Il s’agit que l’homme de Dieu apparaisse (1Tim 6 :11 « homme de Dieu »).  Alors, tout s’arrangera bien avec ta façon d’être homme, homme d’après le désir de     .  Cela se trouve dans un poème que Paul cite: « Nous sommes aussi de sa  lignée ». (Col. 1 :23).
« Vous l’avez entendu, cela a été annoncé dans toute la création sous le ciel, dont moi Paul j’ai été fait ministre. Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ». Les voilà ces souffrances. Paul pense  : je traverce les douleurs parce que de cette façon, le Christ prend forme en vous. Il est une bonne mère, une mère spirituelle. Les oppressions du Christ, les voilà.
Encore un texte, le verset 25.  Donner à la parole de Dieu son plein droit, qu’est-ce que cela veut dire ? Que la semence de Dieu a pris vie en toi et que tu deviennes un homme de Dieu. Car, que cherche  l’amour? Il cherche l’autre. Il ne se cherche pas lui-même. Et combien de gens ne se cherchent-ils pas à l’infini. Je le comprends, surtout dans ces temps-ci  où l’on est à la recherche de spiritualité. On tend échelle sur échelle vers le ciel. Il doit tout de même bien y avoir quelque chose qui puisse me donner mon identité. L’amour ne se cherche pas lui-même. Dieu ne se cherche pas, mais Il te cherche. Tu peux y aller! Faire ce qu’il faut pour permettre à la parole de Dieu qu’elle s’épanouisse. C’est vraiment beau, un enfant est capable de le comprendre, et alors, la Parole redeviendra chair.
Tant que la création est encore malade, et je trouve la miséricorde une belle chose qu’on puisse malgré tout dire de vous : « Tu es la miséricorde faite chair ». Je connais aussi des gens qui sont littéralement la paresse faite chair, oui, c’est vrai, cette chair ne bouge même plus.  Il y a encore un texte : « Le mystère qui est resté caché pendant des siècles et des générations »,- et maintenant cela vient ,- « Est à présent révélé à ses saints ». Ce « à » deviendra   « dans ».  « Dieu a voulu leur faire connaître combien est riche cette gloire de ce secret qui est parmi nous, Christ parmi vous ». Tu as là notre Evangile dans un dé à coudre. L’attente de la gloire de Dieu. Donc, Christ en vous. Qu’est-ce qu’ils pourront  dire de toi ? La même chose qu’ils disaient du dirigeant Jésus : « Plein de grâce et de vérité ». Tu es plein de grâce et de vérité, donc,  est-ce bien de cela que ton cœur est rempli ?….Je ne demande pas de réponse, mais que  cela te fasses  réfléchir .
 
Que Ton Royaume arrive : où doit-il arriver  ? Dieu dit : « En toi ». Laisse-le donc venir, laisse-le appparaître. Garde l’espérance de Dieu vivante en toi, attise-la.
 Oui ? Si nous le faisons, il y a tant de choses que l’on reconnaît dans l’autre. Oui, cela me rend incroyablement enthousiaste, ça ne te fait pas vieillir, cela te tient jeune. Ne dirions-nous  pas Amen après cela !
 
Qu’allons-nous prier ? Que Ton Royaume arrive, que Ta volonté soit faite, alors nous serons délivrés du malin. N’est-ce pas merveilleusement beau ? C’est presque comme si tu pouvais résumer tout en une seule petite phrase. L’amour de Dieu m’émeut encore toujours très profondément, car toute cette espérance, cette attente, Sa foi à Lui, cette confiance, tout cela est inséré dans Son amour. Je le dis sans détour, ne prie plus jamais pour toutes sortes de choses naturelles, car Ton Père sait très bien ce qu’il te faut.  Une seule chose est nécessaire. C’est   ce qu’Il a dit à Marthe, la sœur de Marie. Il n’y a qu’une seule chose qui compte. Petit à petit, nous approchons du point où nous saurons quelle est cette seule chose et ensuite, tout le reste se mettra bien en ordre.
Chérissez l’attente !
 
Amen.
 
 
 
Prière :
« Père, je prie ensemble avec Toi, qu’en toute confiance, nous puissions chérir et garder fermement Ton espérance et Ton attente dans le sein maternel de Ton tendre amour, afin que se réalise ce que Tu as un jour décidé : « Une humanité spirituelle pour en vivre éternellement.
 
Amen