Monday, September 23, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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Entrer et sortir
Prédication de Henk Moorman
 
 
 
 
Je vais lire  Jean 10 versets 1 à 15.
 
« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre point par la porte dans la bergerie mais, qui y monte par un autre côté, celui-là est un voleur et un brigand. Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix. ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent et les mène dehors. Lorsqu’il a fait sortir toutes celles qui lui appartiennent, il marche devant elles ; et les brebis le suivent parce qu’elles connaissent sa voix. Elles ne suivront point un étranger ; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers.
Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Jésus leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous le dis : moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira et trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour voler et tuer et détruire ; moi je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance.
Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais, le mercenaire, qui n’est pas berger et à qui les brebis n’appartiennent pas, voit venir le loup, abandonne les brebis et s’enfuit. Et le loup s’en empare et les disperse.
C’est qu’il est mercenaire et ne se met pas en peine des brebis.
Moi, je suis le bon berger. Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent. Comme le Père me connaît, et comme je connais le Père. Et je donne ma vie pour mes brebis. »
 
Ce passage est très connu. Celui qui entre par Moi, celui-là est sauvé dit Jésus. Je pense que vous tous, chers auditeurs, vous pouvez dire de tout cœur : moi aussi, je suis entré par Jésus, ma porte. Je suis entré par Lui et j’ai trouvé le chemin vers le Père.  Jésus a réalisé la réconciliation de sorte que je suis maintenant réconcilié avec Dieu.
Il faut donc entrer. C’est indispensable pour être sauvé.
 
Mais alors, dit Jésus, après être entré et sauvé, il faut entrer et sortir. Cela vient immédiatement après. Tout ne s’arrête pas après avoir été sauvé. Jésus a dit : il entrera et sortira.
A quoi pensons-nous quand nous disons : il faut entrer ? Que signifie pour nous être à l’intérieur ? Je pense : à l’intérieur on est en sécurité. Il y fait chaud et on y est protégé. Car, dehors il y a des loups. Mais, à l’intérieur, tout est familier, tout a sa place, tout est en ordre. On sait ce qui va suivre, il ne faut pas avoir peur des surprises. Car les imprévus sont fâcheux. A l’intérieur tout est prévisible. Heureusement. Il est bon que tout aille comme d’habitude ; cela nous donne un sentiment de quiétude.
Si tout était toujours nouveau, si on était constamment devant des imprévus, on en deviendrait fou. Cela nous coûterait énormément d’énergie. Il est donc bon que les choses soient familières et prévisibles.
 
L’intérieur, c’est aussi notre personne intérieure. C’est notre relation intime avec notre Père qui fait que nous pouvons partager des choses avec Lui.  Et aussi que nous pouvons jouir en silence de Sa présence
Dans cet intérieur nous trouvons le repos. C’est là que nous nous restaurons. Et parfois aussi là nous ruminons. Ceci n’est pas péjoratif. Je veux parler de méditations au sujet de ce que nous avons entendu à l’extérieur et des impressions que nous y avons reçues.
Il faut parfois faire son examen de conscience et réfléchir à sa façon de réagir ou de ne pas réagir. Il est bon de rentrer en soi-même. Il faut pour cela rentrer.
 
Mais il faut aussi sortir. Dans le passage que nous avons lu il y a deux images. L’avez-vous remarqué ? La première image, c’est : Je suis le bon berger, le portier m’ouvre, j’entre et je viens chercher mes moutons et les mène dehors.
L’autre image, c’est : Je suis la porte et c’est par Moi que les brebis entrent et sortent.
Il faut distinguer ces deux images parce que Jésus ne peut être en même temps la porte et le berger qui passe par cette porte.
Jésus dit : Celui qui entre est sauvé et il entrera et sortira. Il s’agit donc de quelqu’un qui vient d’entrer et qui est donc à l’intérieur. La première action qui suit c’est celle de sortir.
 
Donc, pas seulement entrer mais aussi sortir dit Jésus.  A quoi pensez-vous quand vous lisez : vous sortirez ? Sortir, c’est quitter le cocon, cet endroit sûr. A un moment donné, il faut lâcher les acquis. Ne pas les abandonner mais oser aller dans l’espace que Jésus a disposé pour nous.
Il ne faut pas lâcher Dieu, bien entendu, mais ne pas se cramponner à Lui avec angoisse.
Je pense à cette image : Un père est sur la plage avec ses deux jeunes enfants. L’un des enfants va jouer au bord des vagues mais l’autre, tient fermement la jambe de son père. Le père alors lui dit : Va jouer, fais ce qui te plaît. Je te surveille. Tu ne dois pas te cramponner à moi. Je ne te perds pas de vue et si tu as besoin de moi, tu n’as qu’à crier. Je serai là parce que je veille sur toi.
 
Il n’est pas nécessaire de se cramponner ainsi à Dieu parce que  Dieu est toujours là. Rien ne peut changer cela et, de la part de Dieu, son attachement est inconditionnel. Donc, pas dépendant du fait que je reste près de Lui ou pas. Si on est préoccupé par l’idée de rester près du Père, cela peut être une contrainte. On aura toujours peur de mal faire. Ce n’est pas ce que Dieu attend de nous. Dieu est large. Dieu est illimité , ne Le limitons pas et ne nous limitons pas non plus. Soyons absolument certains de Sa fidélité, de Sa bienveillance envers nous. Il est la terre ferme sous nos pieds, quoique nous fassions et où que nous soyons. Même si nous allons là où il valait mieux ne pas aller ou si nous faisons des choses que nous regretterons ensuite, même alors Dieu dit : J’étais près de toi, Je connais tes intentions et Je ne te compte pas ceci comme faute. Cela nous donne de l’assurance et de l’espace, de la liberté.
 
Sortir, c’est oser lâcher ce qui est prévisible, ce qui est structuré, ce qui est mécanique. Beaucoup de chrétiens ont une foi pour l’intérieur. C’est une foi où tout est réglé d’avance.
Ils raisonnent comme suit : Si je prie, je peux être sûr que Dieu m’exaucera .Et si cela n’arrive pas, c’est que j’ai fait une faute . Ai-je bien prié au nom de Jésus ?  Ou y aurait-il encore des péchés cachés ?
Quand les choses ne fonctionnent pas, nous allons chercher la faute.
 
Mais Dieu ne pense pas comme cela. Dieu est tout autre. Nous pensons de façon logique : de cause à effet. Nous pensons aussi qu’il y a des conventions entre Dieu et nous. C’est comme les automates qui se trouvent dans les centres commerciaux.  J’en connais un qui contient toutes sortes de petits animaux en plastique qui jouent d’un instrument. Il suffit d’introduire une pièce de monnaie et les animaux se mettent à bouger et à faire de la musique .Les enfants en  raffolent. La foi mécanique, c’est comme cela. Si je donne ma consécration à Dieu, si je lui obéis et si je le loue, Il se mettra en mouvement et me donnera ce dont j’ai besoin.
 
Il y a naturellement des textes bibliques qui appuient ceci. Par exemple : Demandez ce que vous voulez en mon nom et cela vous sera accordé. Mais, ce texte est sorti de son contexte. Nous le lisons dans Jean, chapitre 15. Là, Jésus dit : Je suis le cep et vous êtes les sarments. Si vous demeurez en Moi, vous porterez beaucoup de fruit. Il s’agit donc de porter du fruit. Alors Jésus dit : demandez ce que vous voulez. Nous pouvons donc lui demander de porter tel ou tel fruit et cela nous sera accordé.
Il est important de ne pas couper les textes de leur contexte. Cela est arrivé si souvent et de cette manière se sont créées des doctrines d’humains. On a cru ainsi prouver la justesse de toutes sortes d’opinions. Mais chaque explication biblique doit correspondre avec les principes de base du Royaume de Dieu. Et un de ces principes, c’est que notre foi sauvegarde notre âme comme c’est écrit dans Hébreux 10 : 39.
Notre foi ne nous garantit pas la prospérité matérielle, ni la solution à tous nos problèmes.
 
N’ayons donc pas une foi automatique. Dieu n’est pas un automate. Lâchons plutôt les structures et faisons confiance à Dieu qui réalise ce qu’Il dit, c’est-à-dire qu’Il est là pour nous. Parce que son nom est : YHVH. : Je suis. Il n’y est pas de façon préprogrammée mais, en Son temps et de Sa manière. Nous le verrons.
Sortir a à voir avec se détacher des schémas, de la pensée préprogrammée. Au début de ma conversion, je suivis des cours et je notais tout. Comme si Dieu pouvait être contenu dans des schémas. La connaissance est bonne et indispensable. Sans elle, on se perd. Donc, la connaissance est utile mais elle n’est pas la vie. Et cette foi mécanique n’est pas la vie non plus. Le Royaume de Dieu est comme Dieu Lui-même : toujours surprenant. Dieu ne se laisse pas programmer. Peut être devrons nous nous y habituer. Dieu est toujours surprenant et autre.
Un bel exemple en est l’histoire de Zachée, le collecteur d’impôts, celui qui est méprisé par tous .C’est un collaborateur de l’ennemi et donc infréquentable. Mais Jésus est comme son Père, tout autre. Il lui dit : Zachée, aujourd’hui je dois aller chez toi. Pour la foule environnante, ce n’était pas seulement surprenant mais encore choquant !
 
J’ai lu un livre de Adrian Plas intitulé : La  visite. Il s’agit de Jésus qui vient en visite sur terre pendant une semaine. C’est de la fiction bien entendu. Dans ce roman, Jésus fait toutes sortes de choses qui ne correspondent pas à ce que l’on attend de Lui. Quand il y a un culte, Jésus n’y est pas. Et quand on part à sa recherche, on le trouve dans le bistrot d’en face en conversation avec quelqu’un. Ceci était plus important pour Lui en ce moment.  Dans l’église, il y a un homosexuel et cela pose un problème à la communauté. C’est un pécheur et ils ne savent s’ils doivent le renvoyer ou prier pour lui. Et, quand Jésus vient, il prend cet homme à part et lui parle pendant une heure. Ensuite les autres sont très curieux et le questionnent à propos de ce que Jésus a pu lui dire. Mais il semble que Jésus n’a pas parlé du tout de ce problème-là. !
 
Très étonnant et pour certains même choquant. Nous croyons que nous savons exactement ce qui est permis et ce qui ne l’est pas et nous jugeons si facilement. Mais Jésus est tout autre. Il dépasse nos schémas de ce qui est acceptable ou ce qui ne l’est pas.
 
Sortir c’est aussi chercher son propre chemin. Le Seigneur dit dans Proverbes 3 :6 : « Confie toi en l’Eternel , Reconnais Le dans toutes tes voies et c’est Lui qui aplanira tes sentiers. »
Il s’agit de nos sentiers et c’est le Seigneur qui les aplanira.
Mais pour cela il faut sortir car à l’intérieur il n’y a pas de sentiers. Et, au dehors, nous pouvons nous laisser guider. Dans le Psaume 23, nous lisons : Il me fait reposer dans de verts pâturages ; Il me conduit aux eaux tranquilles. Il me conduit dans les sentiers de la justice . Tout ceci se passe à l’extérieur. Car à l’intérieur il  n’y a pas de rivières, pas de verts pâturages. Il n’y a qu’un peu de foin.
Dehors il faudra affronter les éléments. Il peut y avoir de la pluie ou de la tempête. Il faudra parfois se battre. Et ce n’est pas exactement ce que nous avons choisi de faire mais cela fait partie de la vie au dehors et du choix de notre chemin. Dehors il y a aussi cette vallée de l’ombre de la mort dont parle ce même psaume. Et sans l’avoir voulu, nous y arriverons aussi. Quand nous serons dans cette vallée sinistre et angoissante, il est important de savoir que notre Seigneur dit : Je suis avec toi, justement là aussi. Dieu traverse cette vallée avec nous. Dieu n’est pas une lumière au bout du tunnel. Non, Il marche avec nous à travers ce sombre tunnel.
 
Sortir est donc utiliser ses possibilités et talents parce que c’est au dehors qu’ils seront le plus souvent requis. Ce n’est pas pour rien qu’il est écrit : «  Tu serviras ton Dieu avec tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ton intelligence et de toutes tes forces. » Donc, avec tout ce que nous avons reçu en tant qu’humains. C’est le premier commandement (Matt. 22 :38) et Dieu en attend beaucoup car Il nous a donné beaucoup de possibilités. Bien sûr, notre propre force n’est pas si grande, mais la force de Dieu, Son Esprit, nous soutiendra. Mais ne sous-estimons pas nos propres capacités.
 
Sortir  c’est aussi sortir de sa coquille et se montrer tel qu’on est. Se manifester, être mis en lumière. Le grand projet que Dieu a entamé c’est : « Faisons l’homme à notre image et notre ressemblance «  comme nous le lisons dans Genèse. Et cela aboutira quand Il pourra dire :  Je suis enfin tout en tous , comme nous le lisons dans l’Apocalypse. Des hommes qui sont reliés à Dieu et qui Le connaissent à fond seront manifestés. Ces hommes seront capables de manifester et montrer à la création combien Dieu est bon. Combien Il est Amour, combien Il aime Sa création. Ceci est notre vocation.
Il ne s’agit pas seulement du bon fonctionnement de notre église locale mais de ce que le monde entier connaisse l’amour de Dieu. Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle !  
La vision de Dieu est grandiose et Son cœur si large.
C’est pourquoi il est si important, non seulement d’entrer, mais aussi de sortir afin que le monde sache qu’il y a un Dieu qui les aime.
Celui qui est orienté vers l’intérieur dira : Dieu est mon but mais celui qui est aussi orienté vers l’extérieur dira : Dieu est ma source. Et il voudra faire connaître cette source aux autres.
 
Sortir et trouver des pâturages. A l’intérieur il n’y a pas de pâturages. C’est à l’extérieur qu’on est nourri et c’est là que sont réunies les conditions pour grandir et devenir fort.
Les moutons ont besoin de pâturages mais cette image ne vaut pas tellement pour nous car nous ne mangeons pas d’herbe… Trouver des pâturages pour nous a à voir avec ce que Jésus disait dans Jean 4 : 34. « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. «  Voilà la nourriture de Jésus. Jésus a été ‘envoyé’.
 Donc envoyé vers l’extérieur par le Père. Toute sa vie était dirigée vers ce but comme nous le lisons dans les évangiles. Jésus montre comment est le Père. Et, de temps en temps, il rentre pour un moment. Il va dans la montagne, seul, pour être avec Son Père. Il a besoin de se retirer, d’avoir cette intimité avec son Père. Il veut entendre Sa voix.  Sortir et rentrer : cela arrive régulièrement dans la vie de Jésus. Et cela vaut pour chacun de nous aussi.
 
Faire la volonté de Celui qui nous a envoyés : en quoi cela consiste-t-il ?
Dieu dit : Je veux que l’humanité entière entende et expérimente mon amour pour tous. C’est pour cela que J’ai envoyé mon Fils : afin que tous ceux qui croient aient la vie éternelle. La vie éternelle ce n’est pas seulement une vie qui ne s’arrête jamais, illimitée dans le temps. Cela signifie en plus illimitée, sans restrictions, pleinement la vie. La vie éternelle cela ne commence pas après notre mort. Non, la vie éternelle, la vie sans limites, cela commence maintenant !
Quand je regarde ma propre vie j’y vois encore beaucoup de limites et frontières. Et je crains que je ne réussirai pas à combler les lacunes pendant ma vie terrestre. Mais cela n’est pas grave. Car nous avons la promesse : Jésus a dit : celui qui Me connaît ne verra pas la mort ! Donc, ma vie continue, je continue à grandir et à changer même quand je devrai quitter mon corps terrestre.
 
Entrer et sortir. Ne devons-nous pas rester à l’intérieur ? Ne faisons-nous pas partie de la bergerie de Dieu ? Dans le Psaume 27 nous lisons : Je demande à l’Eternel une chose : habiter toute ma vie dans la maison de l’Eternel. Le psalmiste veut donc rester à l’intérieur.
Mais Jésus disait : La maison de Mon Père a beaucoup de demeures.  Qu’entend-on par demeures ? Nous sommes présents ici dans cette salle mais l’habitons-nous pour autant ?
L’habitation c’est exactement l’endroit d’où on sort pour faire ses activités et où on retourne ensuite, surtout pour y passer la nuit. Dans notre pays, le domicile est le lieu où l’on passe plus de la moitié des nuits de la semaine.  On peut donc parfaitement passer plus de temps ailleurs, mais il faut revenir toujours au même endroit.
Je pense qu’il en va ainsi des demeures du Père. C’est l’endroit fixe, la base, d’où on sort et où on rentre à nouveau pour se reposer. Et malgré que l’on n’est pas constamment dans ce lieu on peut dire : c’est là que j’habite. 
Parce que si on ne sort jamais de sa maison, c’est que quelque chose ne va pas. Les voisins s’inquièteront et demanderont si on n’est pas malade.
 
Notre source est à l’intérieur et notre destination est à l’extérieur. Et sortir c’est donner un sens à notre vie. Toujours rester à l’intérieur, toujours louer le Seigneur  et avoir une relation intime avec lui n’est pas uniquement le sens de notre vie. Le Seigneur nous dira : C’est bien mais regarde par la fenêtre : il y a encore tant d’autres hommes que j’aime aussi et qui ne me connaissent pas encore.  Il faut que tu sortes pour Me faire connaître et aussi pour t’épanouir toi-même.
 
S’épanouir, devenir pleinement humain : cela se fait en relation avec les autres. Premièrement en relation avec Dieu, ensuite en relation avec le prochain. Nous devenons humains en relation avec les autres : c’est une sorte de règle de base dans le royaume de Dieu.
On peut se dire qu’à l’extérieur il y a le danger, les loups. Mais qui rencontrons-nous à l’intérieur ?  Jésus parle des voleurs et des brigands. On ne s’y attend pas mais c’est écrit. Tandis qu’on pense qu’on est en sécurité dans la bergerie, et que rien ne peut arriver, il semble que des mal intentionnés se soient introduits d’une manière illégitime .Ce sont des brigands et des voleurs. Devons –nous en avoir peur ? Non, parce que les brebis ne les écouteront pas. C’est aussi simple que cela. Elles n’écoutent que la voix du Bon Berger. Les voleurs et les brigands viennent pour voler, tuer et détruire. Ce n’est pas rien. Et ne montrons pas trop vite du doigt. Il s’agit d’abord d’esprits mauvais mais qui influencent des hommes. Il s’agit alors de discerner si l’esprit vient de Dieu ou pas.
Jésus dit : si tu entres par Moi, tu es sauvé ! Et précisément les voleurs et brigands viennent pour perdre les âmes. Voler, tuer et détruire, c’est aussi ‘perdre’ les âmes.
Mais que peut-on perdre ? On peut perdre sa destination qui est de sortir. Si, en tant qu’église, on se dit : nous avons une communauté bien conviviale, nous goûtons la présence du Seigneur, nous chantons des chants édifiants et, après les cultes, le partage autour du café est si agréable. Eh oui, ce serait bien si nous étions encore plus nombreux…
 Si c’est cela que nous pensons, c’est que nous manquons le but. Le but c’est d’être une lumière dans ce monde. Supposez que notre Seigneur dise à notre communauté, tout comme Il s’adresse aux églises, dans Apocalypse : « Je vous ai un peu perdus. J’aurais tant voulu que vous soyez des lumières dans ce monde ténébreux. » Que ferons-nous alors ? N’écoutons plus la voix qui nous susurre de rester bien tranquilles à l’intérieur près du Seigneur. Ce même Jésus, que le Père a envoyé dans le monde , ce Jésus dit : « Comme le Père m’a envoyé, Moi aussi  je vous envoie. »
Ceci ne signifie pas que nous devons tous aller dans la mission mais que nous devons être des lumières à l’endroit où nous avons été établis. C’est notre mission.
 
Sortir, cela suppose plusieurs choses. D’abord il faut s’ouvrir aux autres. C’est indispensable. Sortir est avant tout une mentalité et seulement ensuite une activité. Cela commence par l’ouverture aux autres. Etre vraiment intéressé par l’autre. Ceci suppose aussi qu’on soit accessible, qu’on se laisse trouver facilement. Et qu’on ne s’élève pas. Plus je m’élève, plus je regarde le monde de haut, moins je serai accessible pour les autres. Et c’est le reproche qui est fait parfois aux chrétiens :  ‘Vous vous croyez au-dessus de la mêlée, vous regardez les non-croyants avec mépris. ‘ ou encore : oui, oui de belles paroles le dimanche, mais il n’en reste pas grand chose les autres jours de la semaine.
Etre un vrai chrétien signifie qu’on est humain avec les humains et qu’on soit à côté de notre prochain. Ne jugeons pas les actes de notre prochain mais demandons plutôt : Comment est ta vie ? Quelle est ton histoire ?  Dieu ne juge pas . Jésus dit : Je ne suis pas venu pour juger le monde mais pour le sauver. Voilà qui est fort ! Et c’est la bonne nouvelle que nous annoncerons aux autres.
On rencontre parfois des personnes bizarres qui croient des choses bizarres. Mais si nous les jugeons, nous ne les aiderons aucunement et nous ne les gagnerons pas pour le Seigneur.
Dieu est intéressé par les intentions des personnes. Donc, nous aussi, soyons à la recherche des intentions réelles des personnes. Car Dieu voit le cœur dit la bible.
 
Je crois que si nous demandons à Dieu de nous ouvrir les oreilles afin que nous entendions bien la voix des brebis égarées, nous pouvons être sûrs que notre prière sera exaucée.
 
Ce sont surtout les personnes qui sont à l’intérieur qui jugent les autres. Elles ont leurs habitudes, leurs pratiques bien établies et tout ce qui dévie de celles-ci est perçu comme mauvais.  De la sorte,  elles sont promptes à juger les autres. Si un nouveau ne s’adapte pas, il devrait partir. Mais de cette façon elles privent les autres d’un contact avec Dieu. Dieu accepte les humains tels qu’ils sont. Ne jugeons pas afin de ne pas être jugés. C’est Jésus qui l’a dit. Et c’est une parole très forte. Et c’est de la mesure dont vous mesurez qu’on vous mesurera .Matt.7 :1-2)
Il ne peut s’agir ici de Dieu parce que Dieu ne juge pas et ne condamne pas.  Mais, si je mets toujours une mesure à côté des actes des autres pour les évaluer, ces personnes me mesureront de la même manière. Donc, si je cesse de mesurer et juger, je ne serai pas mesuré et jugé non plus .
 
Ecclésiaste dit : tout a son temps. Il y a un temps pour planter et un temps pour récolter ; un temps pour pleurer et un temps pour rire. Je pense qu’il y a un temps pour entrer et un temps pour sortir. Il se peut que l’on traverse une phase de vie pendant laquelle on a besoin de rester à l’intérieur. On peut avoir besoin de cette sécurité, cette chaleur, ce repos et c’est très bien ainsi. Il n’y a pas lieu d’en avoir honte. Mais il faut rechercher l’équilibre ici comme dans toutes choses.
Si vous vous demandez comment vous pourriez sortir, je ne peux répondre à cette question. Je puis bien sûr avoir quelques idées pour moi-même mais je ne peux pas le dire pour d’autres. C’est au bon Berger qu’il faut poser cette question. Car Il nous mène dehors et marche devant nous. Nous avons cette promesse, donc demandons-le Lui.
 
Amen
 
 
Prions :
 
Merci Seigneur Jésus d’avoir répondu à votre Père et d’être sorti pour nous montrer combien bon et combien plein d’amour est le Père.. Merci Seigneur Jésus, pour avoir tout sacrifié dans ce but, toute contradiction , toute opposition, tout outrage et toute souffrance dans le but de montrer combien bon est Dieu.
Je prie que nous vous écouterons lorsque vous dites que vous voulez nous guider. Faites nous sortir Père, pas dans des choses spectaculaires mais dans une mentalité d’amour pour les humains autour de nous, ces êtres qui ont le même désir que nous d’apprendre à Vous connaître. Donnez nous Seigneur, des yeux et des oreilles pour y être attentifs. Qu’ainsi nous entrions et sortions afin de remplir notre destination et d’étendre Votre Royaume. Ainsi, nous prions que nous entendrons Votre voix et nous nous bénissons mutuellement.