Tuesday, September 17, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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Lance ton pain sur l’eau
Message de Duurt Sikkens
 
 
 
Je voudrais aérer quelques idées au moyen d’un texte de l’Ecclésiaste – une petite partie très passionnante – Ecclésiaste 11 verset 1 à 6:
 
“Lance ton pain sur l’eau, et à la longue tu le retrouveras. Donne une part à sept ou à huit, car tu ne sais pas quel malheur peut venir sur la terre. Si les nuages sont pleins de pluie, ils la déversent sur la terre; et si un arbre tombe, au sud ou bien au nord, l’arbre reste où il est tombé. Qui observele vent ne sème pas, qui regarde les nuages ne moissonne pas. De même que tu ne connais pas le chemin que suit le vent, ou celui de l’embryon dans le sein de la femme, de même tu ne connais pas l’oeuvre de Dieu qui fait tout”.
Et ensuite le texte central: “De même que tu ne connais pas le chemin que suit le vent, ou celui de l’embryon dans le sein de la femme, de même tu ne connais pas l’oeuvre de Dieu qui fait tout. Le matin, sème ton grain, et le soir, ne laisse pas ta main inactive, car de deux choses tu ne sais pas celle qui réussira, ou si elles sont aussi bonnes l’une que l’autre”.
 
Eh bien, ce texte dit pas mal de chose, mais je ne fais que flâner à travers ces idées-là.      
“Lance ton pain sur l’eau”. C’est en effet ce que je fais pour les petits canards. Mais évidemment, ce pain est surtout pour les poissons. Et les poissons sont toujours l’image de gens qui ne connaissent pas Dieu. C’est pourquoi les gens qui parlent de Dieu sont des pêcheurs d’hommes. Donc, donne de ton surplus, c’est ton pain et tu en as assez. Sème-le donc aux gens. Jésus dirait: “Vous aurez toujours des pauvres”. Sois donc royal pour les gens qui n’ont rien. Et pense à la parabole de l’intendant infidèle. Tu t’en souviens? Cet homme ne s’occupait pas tellement bien des affaires de son maître, et il va faire bénéficier les débiteurs de ce dernier d’une remise. L’as-tu déjà lue? Autrefois, je ne comprenais rien à cette parabole. Prend Luc 16 si tu veux. C’est là que ça se trouve. Je ne vais pas lire tout le récit, mais l’intendant dit: “Je n’ai pas envie de mendier, ni de piocher, cela ne me dit rien”. Alors, que fait-il? Il fait une remise à  tous ces gens qui étaient endettés chez l’homme riche. Et qu’est-il écrit dans le huitième verset? Le maître le loua! Qu’en penses-tu? Il avait agi d’une façon avisée! Dans la Bible, j’ai aussi changé le titre de cette parabole. Il y est écrit “l’intendant infidèle”, j’en ai fait “l’intendant intelligent”. Car les enfants de ce monde sont plus avisés que nous, qui nous nommons les enfants de la lumière. “Fais-toi des amis” dit ce maître “au moyen de ce pain”, le mammon malhonnête”. Et ensuite, dans le verset 9: “ quand tout cet argent, toute cette sécurité terrestre qui te sera enlevée, “ceux-ci” t’accueilleront dans les tentes éternelles. Qui sont ces “ceux-ci”? Ce sont ces mêmes gens du verset 4 “pour qu’il y ait des gens, qui m’accueillent chez eux”. C’est la maison paternelle. Ainsi, l’intendant se trouve devant le conseil céleste et quand on lui demande: “Hé bien, qu’as-tu fait?”, un grand nombre de ces gens disent: “Il m’a tiré de la misère et m’a remis ma dette. Il a soulagé ma charge lorsque j’étais pauvre” Une récompense? Les tentes éternelles! Car, en effet c’est ça. C’est beau n’est-ce pas? Nous ne nous rendons pas compte à quel point Dieu est bon pour nous. Jésus dit: “Heureux les miséricordieux”. Ceci est donc l’extériorisation de la miséricorde. L’intendant est très malin. Il se dit: “La miséricorde, ça, ça fonctionne”. Il s’agit ici de gens de ce monde-ci. “Heureux les miséricordieux”, car qu’est-ce qui suit? “A eux sera faite la miséricorde” : c’est cela “être accueilli dans les tentes éternelles”. Comme chrétiens, nous sommes déjà miséricordieux et nous n’avons plus besoin d’être récompensés.
 
 
A présent, retournons à Ecclésiaste 11 verset 1 et 2 où il est écrit:
“Donne une part à sept ou huit”. Cela réfère à toi. Tu peux aussi partager ta connaissance, ta nourriture avec les autres, mais aussi les garder partiellement pour toi. Oui, un garde-manger pour les mauvais jours, ‘tu ne sais pas quel malheur peut venir sur la terre’. Pense par exemple aux 7 vaches grasses et les 7 maigres de Joseph dans Genèse 41.
N’importe quelle fourmi le fait, la pie aussi, toutes sortes d’animaux font des provisions pour l’hiver. N’en ferions-nous pas? Qu’est-ce que cela veut dire “faire des provisions,”? Hé bien, je pense à la parabole des vierges folles et des vierges sages de Matthieu 25.
Les sages et les folles étaient toutes baptisées du Saint-Esprit. Elles avaient toutes une lampe allumée. Mais le fiancé traînait avant de rentrer – ceci est encore tout un récit en soi.
Pour “sage” il y a dans le texte de base: “avoir la connaissance” et pour “folle” il y a “borné”, “abêti”. Donc, tu peux être de la partie pendant 40, 50, 60 ans et penser que tu sais tout, et tu chantes de temps en temps, tu cries parfois, tu jubiles et tu sautes, mais qu’est-ce que cela veut dire “avoir de la connaissance”? C’est avoir la connaissance dans les intentions de Dieu, c’est-à dire : comment Il  a entrepris cette re-création et comment finalement Il l’achèvera. Cela ne signifie pas que tu dois apprendre le livre de l’Apocalypse de mémoire, mais que tu dois apprendre à connaître le Père. Il y a un chant qui dit: “Remplis ma lampe d’huile”. Hé bien, ces “folles” n’en avaient pas. Mais alors, on pourrait se demander qu’est-ce que c’est l’huile? C’est simple. Oui, c’est l’Esprit. Oui, mais que veut l’“Esprit?” Uniquement nous faire connaître le Père. Finalement, c’est cela l’intention de l’Esprit. Et de cette façon, nous pouvons faire connaître le Père aux hommes. C’est n’est pas plus difficile que cela. Tu convaincs les hommes de péché, de justice et de jugement. C’est la fonction d’un prêtre: faire connaître le monde de la pensée du Père. C’était le sujet par excellence de Jésus. A chaque fois, Je trouve la dernière Cène, une scène émouvante. En fait, les larmes me montent aux yeux à chaque fois que je relis qu’Il dit à son petit groupe d’amis qu’Il leur fait connaître le Père. “Et ils me croient” dit-Il, “Ils croient que je suis sorti de Toi”. Ils me croient quand Je leur dit que Tu es bon”(Jean 17). Jésus était vraiment touché que ses paroles étaient crues. Rien ne peux me rendre plus heureux, disait-Il. Mais maintenant, retournons à ces filles folles. Elles étaient baptisées de l’Esprit, mais elles n’avaient pas de connaissance, elles n’avaient pas reçu la connaissance. Que se passe-t-il à ce moment-là? Hé bien, la lumière s’éteint! C’est grave.
 
 
Ecclésiaste 11, verset 2: “Si les nuages sont pleins de pluie”. Les nuages, une image magnifique pour l’Eglise. Savez-vous ce qui tient toutes ces gouttelettes dans le nuage ensemble? Ce  nuage reste une formidable masse compacte. Qu’est-ce qui tient toutes ces gouttelettes ensemble? Quelqu’un me disait: “C’est la force d’attraction mutuelle”. Quelle parabole magnifique. “La force d’attraction mutuelle”. C’est donc l’amour qui nous relie. Ensuite il y a: “pleins de pluie”. Tu vois les nuages venir au-dessus de la terre, car nous sommes d’en-haut et nous projettons une ombre sur la terre. C’est formidable, non! Tu donnes de l’ombre aux peuples. Et nous sommes remplis de pluie, nous connaissons Dieu. C’est cela le mot “plein”. “Être rempli de l’Esprit” veut donc dire que tu partages le monde de la pensée de Dieu. Sinon, c’est creux, ce sont des paroles en l’air, une lampe vide. “Rempli de pluie”, la pluie tardive. Et c’est cela la doctrine du Royaume des cieux dont Jésus parlait continuellement. Il l’expliquait quotidiennement dans le temple. Oui, Jésus en parlait sans arrêt. Ensuite, quelque chose de merveilleux: “Verser”. C’est pour la terre. Nous sommes pleins et nous pouvons verser. Cela vient d’en-haut vers le bas. La première pluie et la pluie tardive, c’est ce qu’au Moyen Orient ils attendaient impatiemment. La première pluie sert à faire germer les tout premiers  débuts. “Les principes”, ces petites racines. Cela se produit imperceptiblement. Cela  a lieu quand la pluie tombe, ça s’appelle la “première pluie”. Et plus tard, vient la “pluie tardive”, la formation du fruit. Et ensuite, vient encore une période de fort soleil qui s’appelle “oppression”, car c’est à ce moment-là que tu mûris. Dans le verset 3 du passage de l’Ecclésiaste vient brusquement quelque chose sur un arbre abattu. Qu’est-ce que cela signifie? C’est un avertissement. Si tu es un arbre – c’est magnifique– enracine-toi dans l’amour de Dieu, enracine-toi en ce qu’Il ressent pour toi, en ce que tu signifies pour Lui comme étant Son enfant. Il est fou de toi. Enracine-toi donc en Lui. (voir Eph. 3:17). C’est la base de ton existence. Petit à petit, tu en deviens de plus en plus conscient et plus tu le deviens, plus tu grandis. Paul dit à l’Eglise de Corinthe – là, dans 1 Cor.10 verset 12 ils le savaient très bien: “Que celui qui se flatte d’être debout prenne garde de tomber”. Tu as de ces gens qui croient être quelqu’un. “Que celui qui se flatte d’être debout…”Prends garde” dit-il “que tu ne tombes”, et il dit cela par rapport aux idoles. Les Corinthiens se laissaient entraîner par toutes sortes de prédicateurs ambulants et simulateurs religieux. Paul les appelle des “faux apôtres”. Des gens qui estiment d’eux-mêmes avoir un service très spécial. Les Corinthiens se laissaient très facilement embobiner. Et cela continue, les apôtres de spectacle qui s’enrichissent. Je dis à nouveau: Ils font de l’Agneau de Dieu un taureau en or.
 
 
Ecclésiate 11:4: “Qui observe le vent ne sème pas”. Si tu attends les circonstances favorables pour parler de l’Evangile, tu peux attendre longtemps. Ce sont des gens qui n’osent pas. Ils ont perdu leur franchise, leur assurance. Et à présent, lisez le verset 6: “Sème le matin et le soir. Tu ne sais jamais si cela réussira”. Jésus l’a fait aussi. C’est magnifique n’est-ce pas ! Oui, tu as de la semence en abondance, sème-la donc. Imperturbablement, vas-y, parle! S’ils trouvent que cela n’en vaut pas la peine, c’est pour leur responsabilité. Que tu sèmes dans des sentiers aplanis – ce sont ces gens qui savent tout – entre les épines et les ronces, il tombera peut-être quelque chose dans la bonne terre. Fais-le tout simplement.  Jésus a agi de cette façon. Il a semé la parole, quel beau geste.  Celui chez qui la semence tombe a sa propre responsabilité. Ma responsabilité, c’est que le semence soit bonne. Ce n’est pas crier n’importe quoi, mais que mes paroles aient un contenu, qu’elles possèdent la vie.
Près de chez moi, j’ai un bouleau. Le nombre de petites semences qui en tombent chaque saison, c’est incalculable. Des centaines de milliers. Mais combien de descendants ai-je vu de ce bouleau? En toutes ces années, un seul. Mais, bon, je veux dire que la nature dispense déjà tellement autour d’elle. Il s’agit donc que nous sèmions de la bonne semence. C’est cela le secret.
A présent j’en viens au noyau du verset 5. C’est remarquable qu’ici, le vent soit combiné avec une grossesse. C’est frappant. Qui en a parlé dans le Nouveau Testament? Jean 3 verset 8. Lis très attentivement cette déclaration de Jésus. Jean 3:8” Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu nes ais pas d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit!” Dans ma puberté, je trouvais cette déclaration la partie la plus fascinante de Jean. “Le “vent” et la “naissance”. Tu vois la combinaison? Je pense que Jésus  a pensé à l’Ecclésiaste, car il y a là la même combinaison. “Le vent souffle”. Je suis si heureux qu’il soit écrit “souffler” et non “venter”, car qui “souffle”, sinon “quelqu’un”. Qui souffle? Le vent, c’est le souffle de Dieu, c’est son Esprit. “Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix”.
Qui est ce “tu”? C’est la terre, les gens qui entendent la voix, car c’est toi qui fais ce bruit. Parce qu’il est écrit ensuite: “Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit”. Comment? Hé bien, comme quelqu’un qui vient d’un endroit et sait où il va. Tu sais quand même bien d’où tu es venu? Et si tu fais des recherches sur tes origines, tu dois commencer par  Dieu et tu sais aussi où tu retournes, au but final de ta vie.
 
Mais “le vent souffle où il veut, tu entends sa voix et tu ne sais pas d’où il vient ni où il va….
Nicodème, toi, tu ne sais pas d’où tu viens ni où tu vas. Et bien, dit Jésus: “Mais quiconque qui est né de l’Esprit”. Evidemment, Nicodème devait bien avaler la couleuvre, il devait bien avouer qu’il ne savait pas d’où il venait ni où il allait. Il se dit: “De quoi parle-t-Il?” Et il demande à Jésus: “Dois-je donc retourner dans le sein maternel?” Autrefois, on m’a fait croire que Nicodème n’était pas très intelligent, mais ce n’était pas du tout bête de la part de Nicodème de faire une telle réflexion, il réfléchissait! Il dit: “Retourner dans le sein maternel?” Oui, Nicodème tu as raison. Maintenant tu vois clair. Car plus tard, il se trouve écrit qu’il est devenu disciple de Jésus. Cela avait fait mouche. Naître à nouveau, retourner dans un sein maternel pour s’y développer dans la Jérusalem céleste, “Car elle est notre mère” dit Paul. Tu trouves tout cela déjà prophétisé dans le Psaume 87. Ce qui paraît impossible aux hommes est possible pour Dieu.
 
Bien, “souffler” il faut bien que quelqu’un le fasse. En fait, il se trouve écrit: tu es comme ce vent. Tu as été créé de la bouche de Dieu, cela a commencé en Lui. Tu es de Lui, c’est ton origine. “Il parla, et tu étais là, tu existais”. Lorsqu’Il cria ton nom – et cela m’émeut à chaque fois – tu existais. Ne trouves-tu pas cela merveilleux? Il t’a fait apparaître. Oui, Il te nomma par ton nom…et te voilà comme un petit enfant. Tu es comme ce vent, tu es venu à la vie par le souffle de ton Père céleste.
Je lisais dans une encyclopédie: dans les pays bibliques les vents déterminent le climat et les saisons. Cela mène à la question: quel sorte de vent souffle dans ta vie? Dans ton ménage dans l’Eglise, notre famille? Les vents du nord et de l’est étaient terribles pour la Palestine et pour les pays avoisinants. Cela n’était pas agréable, je peux vous le dire, il faisait souvent horriblement chaud. Quand un de ces vents souffle dans ta vie, en toi-même, et sort de toi-même, tout est dévasté. C’est clair! Certains vents provoquent des tempêtes de sable. Et là, on n’y voit plus rien. Tu ne discernes plus qui est ton frère ou ta soeur. Et toi-même, tu suffoques. Comment survis-tu dans une tempête de sable? Le vent de l’ouest était vu comme un vent bienfaiteur, il apportait la rosée et la pluie. C’était tout de même bienfaisant pour les plantes et le sol. C’est tout de même formidable si ta vie est comparable à ce vent-là. Tu apportes de la rosée et de la pluie. Un vent agréable souffle dans ta vie. Tu arroses tout.
Et le vent du midi? Ha, c’est un vent très fragile. Dans le Cantique des cantiques 4:16, la fiancée dit: “Lève-toi sur mon jardin sur mon jardin, vent du sud, pour qu’il distille ses aromates”. Elle se compare à un jardin. Nous le faisons aussi; le paradis de Dieu où nous habitons dans l’Esprit. Ce vent du midi ne souffle pas très fort. C’est un vent très doux, rafraîchissant et il apporte des aromates. Et quels aromates y a-t-il dans ta vie? Des parfums balsamiques. Et que fait le baume? Il guérit l’âme, il restaure, il te fait beaucoup de bien. Donc quand tes paroles sont embaumantes, qu’en penses-tu? Et en plus, tu sens bon. Dans 2 Cor.2 verset 15, Paul appelle cela ‘l’odeur de Christ”. Et ailleurs, il y a quelque chose de très beau dans Jean 12:3. “La maison s’emplit de la senteur du parfum”. C’est vraiment une belle image. Il s’agit d’une brise rafraîchissante. Il en est aussi question dans Genèse 3. Le bruit de Dieu dans le jardin. Il en est question dans le livre des Rois, dans 1 Rois 19 où Elie rencontre Dieu dans une légère brise. Tout simplement une brise légère. En effet, c’est si bon pour ton âme.
Sais-tu que ce bruit peut aussi se traduire en hébreu par “une voix douce”? C’est la voix de Dieu. Quand tu dis des choses de l’Esprit, tu  le fais avec douceur, d’une voix douce. Le bruit de Dieu qui cherche le dialogue. Chercher le dialogue pour pouvoir converser avec quelqu’un. Pour partager ton pain, pour boire ensemble le vin de la vie de Jésus. Tu entends Son bruit, Sa voix. Tu donnes donc– et j’en viens à ce que je veux dire aujourd’hui – tu donnes voix à l’idée de Dieu. Parce que Dieu cherche des voix. Oui, Dieu cherche des voix, c’est cela le bruit du vent. Et ce vent ne hurle pas. Mais c’est un brise légère qui est si délicieuse après la chaleur. Qui y réagit? Des gens qui y sont sensibles. Une pierre ne réagit pas à un tel vent. Si tu es une figure très dure, tu manques toute forme de sensibilité. Si tu as une foi comme un bloc de béton, tu ne remarques pas ce vent, non. Qui réagit? Les plantes sensibles: l’herbe qui ondule dans le vent; le blé et aussi toutes les feuilles de ces arbres massifs. C’est pourquoi le bruit de ce vent résonne si joliment dans ces feuilles. Tu es remué par le vent, tu es remué ensemble. Et ce vent, il souffle où il veut. Je dois donc savoir où je veux aller, car je suis comme ce vent-là. C’est la direction du vent. C’est le but dans lequel Dieu l’envoit. Jésus se nomme lui-même “Parole” Il dit:”Je fais toujours ce qui plaît à mon Père”. Cette parole fait ce qui plaît à Dieu, car parole et esprit sont un. Dans la Bible, je n’ai jamais trouvé l’expression “Par Sa parole et Son Esprit”, comme s’il s’agissait de ces deux choses séparées. Non, là où sa parole est annoncée est son Esprit; là où est son Esprit, tu entends sa parole. L’un n’est jamais séparé de l’autre. Il t’est impossible de voir la vie, séparée d’une semence. Essaie donc avec un petit marteau, et la parole meurt. Parole et Esprit forment un tout, exactement comme le Père et le Fils. Eux aussi, tu ne sais pas les nommer en un seul souffle. Et dans ce même souffle, nous sommes nommés aussi. Genèse 1 parle du soleil, de la lune et des étoiles. Le soleil, une image de Dieu; la lune, une image du Fils et les étoiles, c’est nous. Pas des superstars mais des porteurs de lumière. Et que faisait Jésus? Il disait: “Je veux que Sa volonté soit faite”. J’ai beaucoup réfléchi là-dessus. Que désires-tu? A ton avis, qu’est-ce que c’est la liberté? Hé bien, que je puisse faire ce que je veux. Alors, la question suivante est: “Qu’est-ce que je veux ?” C’est dérivé d’un verbe qui signifie ‘courir’, la liberté de mouvement. Et ainsi, j’ai répondu: “Je veux ce que Dieu veut”. Bien, encore une question: “Que veut Dieu”? Mais bien sûr, Je peux réfléchir beaucoup et philosopher sur la liberté – je le dis pour moi-même – je suis libre depuis que je me suis lié à Jésus. Car Il disait: “Je suis libre”. Alors j’ai répondu: “Dans ce cas-là, je me lie à Toi, ainsi je le serai aussi”. La liberté réelle consiste  en une liaison, étonnant n’est-ce pas! Et le deuxième point: “Que veux-Tu”. Et Jésus dit: “Je suis en train d’accomplir l’Ecriture. J’aurai pu m’abstenir, mais je ne le fais pas. Je n’aspirais vraiment pas à mourir, vraiment pas. Il a dû être convaincu par quelque chose. Ne dit-il pas clairement :“Pas Ma volonté”. Donc, sa volonté était quelque peu différente, il l’aurait préféré autrement. Mais Dieu l’a convaincu et Jésus a dit: “Oui, que Ta volonté se fasse, je le fais par amour des hommes”. En effet, il y a encore beaucoup de prophéties qui attendent leur accomplissement. Et cela nous préoccupe très fort. Beaucoup de choses doivent encore s’accomplir. Le veux-tu? Ou dis- tu: “Dieu est avec nous, cela suffit”. Tu es délivré petit à petit de ta façon de penser et tu es “guidé hors de la maison de servitude”. Et tu ne demande plus continuellement à Dieu: “Dieu, que désires-tu, que désires-Tu?” Non, Tu commences à penser par toi-même, à apprendre à marcher tout seul. Et ainsi, tu en es délivré et où te trouves-tu alors? Devant un désert! Et les Israélites se sont dit: ”Ce n’est pas gai du tout”. Nous avons cru être directement en Terre Promise, alleluia, mais nous nous trouvons devant un désert! Et oui, en effet, Jésus fut baptisé de l’Esprit, et la première chose que l’Esprit Lui dit: “Va dans le désert”. Là, Il devait faire stage pour apprendre à marcher et à résister à toutes les tentations. Hé bien, maintenant fais-le toi aussi. D’ailleurs, sais-tu quelle est la plus grande tentation? Que tu tentes Dieu? “Quel peuple” dit Dieu quelque part. “Pendant quarante ans J’en ai été attristé. Ils m’on tenté plus de 10 fois”. Et dans 1 Cor. 10, Paul donne un avertissement: “Ces faits se sont produits pour nous servir d’exemple”. Nous devons donc prendre garde de ne pas tomber.”Précisément” dit Jésus. “Prenez garde de ne pas tomber en tentation, préserves-toi des hommes, veille et crois en Moi”, car Je garde ma foi en toi”. “Je dois donc d’abord traverser le désert”? Oui, sinon tu ne t’en sortiras pas”. Ton éducation se fait dans ce sens-là.
Après avoir résisté à toutes les tentations, Jésus a toujours pu les repousser, et a été confronté avec pas mal d’adversité!
 
 
J’ai trouvé un beau mot dans le dictionnaire. Nous devenons inhérents l’un à l’autre. Littéralement, cela signifie: “De nature intimement relié”, n’est-ce pas beau! De nature, Dieu est relié intimement au Fils et réciproquement. Et quand nous, nous   devenons inhérent l’un à l’autre – et il ne s’agit pas ici de la nature humaine - , mais la nature divine dont Paul parle. Reliés éternellement.
Dans le verset 5 se trouve: “L’embryon dans le sein de la femme enceinte”. Et hébreu, il ne se trouve pas du tout “la femme enceinte”. Il se trouve écrit “une pleine”. C’est évidemment une femme. “L’embryon dans le sein d’une pleine”. Une question: de quoi es-tu plein? Car, de ce dont tu es plein, ta bouche en parle avec l’abondance du coeur”. Réponds toi-même de quoi tu es plein. De la famille? Des catastrophes de cette époque-ci, de la misère dans le monde? Non, de quoi es-tu rempli? Et pour embryon, se trouve en hébreu – oui, tu ne le croiras pas – “des corps”. Hé bien, c’est plus que des jumeaux j’imagine. Tu comprends bien qu’il est impossible que tu sois enceint ou enceinte de milles personnes. Dans ce cas-là, tu devrais être une femme très très très grande. Mais ne trouves-tu pas cela très beau: des corps. Tous ces chrétiens, comme nous, dans le sein maternel. Car ensemble, nous formons aussi une mère, un sein maternel. Et nous sommes aussi éduqués dans le sein maternel, jusqu’à l’âge adulte. Tout cela se passe dans le sein maternel. Car cette femme de d’Apocalypse 12:5, enfante un adulte. C’est ce qui se trouve écrit en grec. Que tu sois homme ou femme, nous sommes tous enceints. Si tu ne le crois pas, lis donc le Psaume 110. “Du sein de l’aurore monte la rosée de tes jeunes hommes”.  Sont-ce des femmes? Toi, ne viens-tu pas aussi du sein de l’aurore , du sein de la lumière? Donc, cette femme est aussi lumière, si son sein maternel est lumière. Et le mot pour “sein maternel” est “douceur” en hébreu. Tu es né de la douceur. On t’aime tellement que tu deviens adulte dans cette douceur. Quel processus merveilleux. Enfants de la lumière. Être lumière. Les enfants du jour sont “le jour”. C’est donc cela: “le jour du Seigneur”. L’aurore. C’est vraiment beau! Car la création a commencé évidemment un matin. Dès que Dieu dit: “Que la lumière soit”, c’est le “matin”. Nous sommes enfants du matin, l’arrivée de la re-création.
Tu es formé dans le sein maternel. Nous en avons parlé une autre fois; c’était le Psaume 139. Mais la question se pose: te laisses-tu former? Changes-tu? Le remarques-tu? Petit à petit cette créature de Dieu prend stature en toi, dans tes mains, dans tes pieds, dans tes oreilles, dans tes yeux. Elle commence à se former. Les Allemands disent: “Bildung”, c’est prendre la forme (sature)de quelqu’un. Il ressemble à son père et à sa mère. Le Christ prend stature en toi. Et c’est cela le royaume de Dieu, en toi. C’est le plus grand miracle, celui que les prophètes de l’Ancien Testament ont attendu. Ce avec quoi Dieu a commencé pour sa promesse dans Genèse 3:15. La semence de la femme aboutit finalement à son but! Et ainsi, les paroles de Dieu redeviennent chair. Dans ton existence humaine, la miséricorde, l’humilité prennent stature. La puissance de Dieu pour redonner du bonheur aux hommes, sa plus grande puissance, prend stature en toi. Raconte-le avec toute ta simplicité. Le femme est enceinte. C’est présent et cela doit encore venir. Mais Dieu l’avait conçu depuis longtemps. Et à présent, tu comprends la petite phrase: “Il était, il est et il sera”. C’était déjà conçu, c’est dans le croyant et c’est en train d’apparaître. Le mot grec pour ce processus est Parousia. Le remarques-tu dans ta propre personne? Donc, pas uniquement le premier fils – car dans un accouchement, c’est la tête qui sort toujours la première – mais aussi ceux qui son inhérents à Lui. Nous sommes intimement reliés. En fait, nous sommes un.
Une très belle idée m’est venue – c’est presque un secret et qui peut comprendre, le comprendra, mais l’Esprit me montra clairement  - et ce n’est pas du tout sensationnel – que cela en revient à ce que j’entendais dire: “Mon Moi devient nous”. Nous sommes dans ce processus. Quand Jésus dit: “Qui m’entend, entend mon Père”. Nous allons petit à petit vers le moment: “celui qui nous entend, entend le Fils et qui entend le Fils, entend le Père”. Ces trois sont un. Tu comprends? C’est une très belle idée que je vous développerai un jour. Mon Moi devient nous. Quand Jésus prie: “Notre Père”, il parle de son Père et du nôtre. “Notre”; Il est intimement relié à nous, oui, c’est incroyable.
 
Je termine encore par une question empruntée au Psaume 110 où il se trouve écrit: “Ton peuple n’est que bonne volonté”. Suis-je de bonne volonté? Est-ce que je veux faire ce que Dieu demande de moi? Hé bien, je trouve que ce sont des choses à y réfléchir. Est-ce que je veux?
 
Amen.
 
 
Prions:
Père, nous Te prions que nous puissions être conscients de notre origine, conscients que nous sommes nés de Toi, et que Tu nous portes sur les ailes de Ton souffle et que nous volons vers Ta destination. Je te prie que nous puissions continuer à croire en ce que Tu crois et que nous nous laissions former par ta miséricorde intime et qu’ainsi, petit à petit mais sûrement, nous allions Te ressembler. Père, nous t’aimons, car Tu nous aimes tant.
 
Amen.