Monday, September 23, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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Oui, mon âme, fais silence devant Dieu! 
Simon Verdouw
 
 
 
Sujet :    Psaume  62 : 6 : « »
 
Je voudrais lire avec vous le psaume 62, verset 6 et 7 : « oui, mon âme, fais silence devant Dieu !  Car de lui vient mon espérance.  Oui, c’est lui mon rocher et mon salut, Ma forteresse : je ne chancellerai pas. »
Le mot « oui » vient renforcer  ces versets et dire que c’est important.  Peut-être ces versets ne sont-ils  pas très connus de la plupart d’entre vous, ou du moins des plus jeunes d’entre vous.  Mais c’est du vécu de ces paroles que je veux parler.  Avez-vous vécu ces pensées ?  « Mon âme, fais silence devant Dieu » En anglais, cela est rendu par «  Attends, mon âme, attends  Dieu dans une situation de quiétude.  Car, c’est Dieu mon rocher et mon salut, ma forteresse et je ne chancellerai pas. »
Et c’est encore plus beau de vivre ce qui est caché dans ces paroles.  Et c’est cela ma prière en ce moment  pour vous et pour moi-même, je prie que le Saint Esprit touche nos cœurs et les illumine de sorte que ce ne soient pas seulement des paroles mais que nous goûtions et vivions le contact et la rencontre avec Dieu.  Seigneur,  aidez-  moi  à parler et aidez-les à écouter ;  touchez nos cœurs.
 
Au moment où David dit les paroles de ce psaume, il était angoissé.  Des hommes en voulaient à sa vie et il avait peur d’être assassiné.  Quand on lit tout le psaume 62, on se rend compte du contexte de cette prière.
David s’adresse à sa propre âme.  L’âme, c’est ce qu’on a de plus intime.  C’est là qu’on se sent bien et heureux ou encore, au contraire, blessé et malheureux. On est touché dans son âme, dans son cœur, dans ce que l’on a de plus profond. Et c’est notre domaine le plus personnel, le plus privé qui doit être respecté par les autres.  C’est là que se trouve ce qui fait qu’on est ce que l’on est. Je suis Simon et il y a quelque chose d’unique en moi.  Ma femme trouve cela très beau depuis longtemps et c’est pour cela que nous nous aimons.  Il y a un bon noyau dans l’homme et il s’appelle « âme » ou « cœur ».  Dieu nous a créés ainsi et cela  nous distingue de Dieu lui-même, des anges et aussi cela nous fait tout différents des animaux.  La chose la plus précieuse de notre vie humaine, c’est notre personnalité.  Et c’est ce qui attire Dieu.  Pierre le décrit dans  1 Pierre 3 quand il parle de la parure du cœur, l’être secret, la parure  impérissable d’un esprit doux et paisible  et qui est d’un grand prix devant Dieu.
Nous avons tous un être matériel et visible mais nous avons également un être intérieur : l’esprit et l’âme.  Et le noyau c’est l’âme, l’être le plus profond qui doit être enveloppé d’un esprit doux et tranquille.  Et, pour ceux qui sont baptisés d’Esprit Saint, ce qui, j’espère, est votre cas,  cet esprit est caché en Dieu.  N’est-ce pas merveilleux ?    Notre être intérieur, et ce qui y est le plus profond, enveloppé de notre esprit, lui-même enveloppé du Saint Esprit et qui habite et qui vit dans ce corps physique.  Il est bon d’être un homme ou une femme, ne trouvez-vous pas ? 
Jésus semble dire que la pire des choses c’est le malheur qui arrive à l’âme.  C’est l’endroit le plus vulnérable.  C’est pourquoi, nous faisons bien de confier notre vie à Celui qui a dit : « Je suis le bon berger. Et je donne du repos à vos âmes. » Jésus est celui qui a tout pouvoir dans le ciel et sur la terre.  Notre âme est en sécurité auprès de Jésus  aujourd’hui et dans l’avenir, pour toutes choses et jusqu’à la vie éternelle avec Dieu.
 David, se parle donc à lui-même. Il est bon quelquefois de se parler à soi-même.  Mais il faut le faire avec l’Esprit Saint de sorte que pendant cette conversation, Dieu  Se fasse connaître.
Une autre traduction de ce verset est : « Oui, mon âme, cherche ton repos auprès de Dieu seul. »  Cela nous fait penser à l’invitation de Jésus: «  Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et Je vous donnerai du repos ».  Faire silence et se tourner vers notre Dieu avec le cœur ce n’est pas se tourner vers le cosmos, ni vers le vide. Ce n’est pas non plus faire une introspection en soi-même pour y trouver quelque chose.  Lorsque David prononce ces paroles, il sait ce qu’il dit.  Il connaissait Dieu parce qu’il Le rencontrait.  Il avait été oint par Samuel et à partir de ce moment, il connaissait l’œuvre  directe de l’Esprit Saint dans sa vie.  Et, depuis, ce qui pouvait lui arriver de pire, c’était de s’apercevoir que l’Esprit Saint s’était retiré de lui.  Il le dit dans le psaume 51, verset 13 : « ne me retire pas ton Esprit saint » .  Alors il confesse son péché, l’adultère avec  Bethsabée, et il demande pardon.  Car voilà la raison pour laquelle l’Esprit Saint s’était retiré de lui.  Il crie à Dieu : Ne me retire pas ton Esprit  saint. Je ne peux le supporter car je ne peux plus Te rencontrer.   Ce texte dit aussi qu’on ne peut trouver de vrai repos nulle part ailleurs, sinon auprès de Dieu.  Notre Dieu immensément  grand est non seulement un océan de vie et de dynamisme mais encore, une immense quiétude.
 
En méditant les paroles de David, on voit en fait un homme qui est en contact avec Dieu.  Une créature qui est consciente de son Créateur.  Un enfant qui est en relation avec son père. Un disciple assis aux pieds de son maître.  C’est comme lors de la Cène, lorsque Jésus est à table avec ses disciples. Tous  sont couchés à table avec Jésus mais, du disciple Jean, il est dit qu’il était penché sur le sein de Jésus.  Quelle description  de la tendresse qui existe entre un disciple et son Maître !    Un homme peut donc être en contact avec son Dieu d’une façon intime, la tête sur son cœur.  Comme ceci doit être bienheureux  même dans des circonstances difficiles.  Même quand il y a de l’inquiétude et des questions sans réponse. Poser la tête, avec tout ce qui est dedans,  la poser sur le cœur du Maître.  Alors l’âme se tourne vers Dieu en silence. Et, dans ce silence, parfois il n’y a plus rien à dire.
Lorsqu’on se rend compte que Dieu est notre Créateur et que Son amour est immense, lorsqu’on goûte cet amour et qu’on voit combien Dieu est grand, alors on peut rester muet dans Sa présence.
Dieu aussi se tait parfois.  On le lit dans Sophonie ch. 3 verset 17 : Il se tait dans son amour… » .  Et ce silence est chargé d’énergie et de chaleur.  Ce silence dans la rencontre avec Dieu, dans le contact avec Jésus Christ est toujours associé à l’espoir.  C’est parce qu’il va arriver quelque chose de positif ! 
Regardez les mamans avec leur bébé dans les bras.  Ces charmants bébés regardent leur maman avec bonheur mais aussitôt leur petite tête se penche vers le sein dans le désir de boire.  Car le lait est la source de leur vie.  J’ai moi-même eu des enfants et je me souviens bien de leur beau regard.  Dans toute bonne famille, les enfants qui  grandissent dans l’amour, s’attendent à quelque chose de la part de leurs parents.  L’enfant attend instinctivement de ses parents qu’ils le conduisent vers un bon avenir.  L’enfant  sent qu’il recevra de ses parents les bonnes impulsions pour sa vie.   Il attend d’eux qu’ils lui donnent les moyens et qu’ils le conduisent  et le supervisent dans son développement.  Et même, lorsque l’enfant aura grandi et quitté la maison, ses parents continueront à prier pour lui et resteront concernés par son bonheur. 
Il y a cette attente de vie de la part de l’enfant.  Et nous qui savons avec certitude que nous sommes une créature du Dieu vivant et que, par Jésus Christ, nous sommes une nouvelle créature, nous regardons aussi vers notre Créateur, vers notre Sauveur et Maître.  Et dans cette rencontre avec Dieu, nous attendons aussi  que la force et la sagesse viennent de Lui pour guider et conduire notre vie. Car nous savons que Lui seul a toute la puissance au dessus de tous et de tout et qu’Il est la tête  de l’église.
Le disciple qui est couché près du cœur de son Maître et qui Le regarde est en paix parce qu’il s’abandonne à Lui.  De cette façon, la tête près du cœur du Seigneur, on est au plus près et on entend Sa voix.  Ainsi, on regardera aussi Ses mains et on découvrira où Il veut que nous allions, et  ce qu’Il attend de nous.
Dans Matthieu ch. 15 v 27, nous lisons l’histoire de cette femme cananéenne, une païenne donc, qui  vient à Jésus et attend quelque chose de Lui.  Elle avait appris quelque chose des chiens.  Car même les chiens qui ne reçoivent pas à manger, peuvent tout de même manger les miettes qui tombent de la table.  Donc, sa foi et son attente furent récompensées par Jésus avec  la puissante délivrance et  la guérison de sa fille.
 
Mon âme, tourne-toi vers Dieu seul en silence.   Isolons-nous  et prions notre Père dans le secret.  Détachons-nous des  humains, des situations et peut-être même des démons.  Attendons-nous à quelque chose de Lui car Il est  fort comme un roc et de Lui vient notre salut !  Il est une  forteresse, et  Il ne chancelle pas.
Quand on étudie le psaume 62, on voit que David dit ces paroles deux fois.  Au verset 1 il dit : «  Ah,  en  Dieu,  mon être, fais silence car mon salut vient de Lui !  Il est mon roc, mon salut, ma culmination !  Je ne chancellerai guère ».   Donc, il ne chancellera pas trop, juste un peu peut-être …  Mais, en cherchant Dieu et en confessant sa foi,  il arrive à  tenir plus ferme sur ses jambes et ainsi au verset 6 il peut dire :  «Ah, pour Dieu, mon âme, fais silence ; mon espoir vient de Lui.  Ah, Il est mon roc, mon salut, ma culmination !  Je ne chancellerai PAS. »
Avez-vous aussi parfois l’impression  de chanceler trop facilement ?  J’ai trouvé ces paroles très subtiles.  Et j’en remercie le Seigneur.  Les psaumes décrivent si bien les sentiments et les situations où peuvent se trouver les hommes.  Jésus aussi a puisé sa force dans les psaumes.  Il s’y est découvert lui-même.  Il y a découvert qu’Il était le Christ et ce que Dieu attendait de Lui.  Même les détails de sa souffrance, de sa mort et sa résurrection s’y trouvaient.  Jésus était éduqué dans la bible et Il s’y est identifié.   Non seulement, Jésus lisait ces belles paroles encourageantes, mais encore il savait que le plan que Dieu avait pour Lui y était enfermé.  C’est en  partageant avec son Père les paroles qu’il avait lues et en les méditant dans le silence qu’Il découvrit qu’Il était lui-même cette parole.  Sa tête était près du cœur de Dieu et là il apprenait  et découvrait comment Il pouvait grandir.  Plus tard, quand Jésus est adulte et occupé dans son ministère, il recherche régulièrement des lieux tranquilles où il peut être seul avec son Père.   Même s’il allait à travers tout le pays, prêchait, avait des discussions pastorales jusqu’au milieu de la nuit, il se souvint du  psaume 62 et se retira… Cela était merveilleux.  Il y avait là des barques qu’il n’y avait qu’à prendre pour faire un tour sur le lac.  Il est bon de se retirer dans la nature, dans le silence et d’être ainsi seul avec Dieu.  Jésus allait aussi en montagne pour être seul, pour se reposer et être avec Dieu.  Il en voyait aussi la nécessité pour ses disciples et c’est pourquoi, de temps en temps,   Il les prenait à part et les invitait à aller dans la nature, à l’écart, pour se reposer  de leurs occupations quotidiennes. Il est important de faire silence.
D’ailleurs, lorsque Jésus choisit ses disciples, les douze, la première chose qu’Il leur dit en  les appelant, c’est : Je vous ai choisis pour être avec Moi.  Donc, le tout premier but,  c’est d’avoir cette relation de confiance, cette relation personnelle avec Jésus !
Et, là où c’était nécessaire, Jésus  apporta le silence avec autorité.  Cela arriva dans les délivrances, quand des personnes étaient possédées.  Une seule parole de puissance du Maître était suffisante pour lier l’inquiétude et le mauvais esprit qui la provoque et il s’ensuivit le calme, la détente, la guérison.  Le silence vint.  Nous pensons à ce possédé qui est guéri par Jésus et qui, ensuite, est tout-à-fait sain d’’esprit et qui s’assied, habillé, aux pieds  du Maître.  Notre Jésus est maître de tout : Il peut même parler à la tempête et la réduire au silence.  Tel est notre Jésus.  C’est Lui qui a toute puissance sur la terre et dans le ciel.  Et lorsque, les disciples n’arrivent pas à chasser des démons et ainsi délivrer quelqu’un, alors ils décident d’aller vers Jésus pour lui demander : Qu’avons-nous fait de travers ?  Comment cela fonctionne-t-il ?
   Et quand Jésus a parlé du royaume des cieux et qu’ils ont plus de questions que de réponses, ils cherchent  le Maître pour débattre avec Lui et apprendre de Lui.  Si nous méditons ces paroles, nous découvrons qu’elles contiennent un secret.  Ce secret c’est la rencontre, le contact avec Dieu,  qui est un bienfait pour notre vie.  Dans le psaume 73, verset 28 David s’écrie : » pour ce qui me concerne, il est bon d’être avec Dieu ». Tout était important dans sa vie, mais une chose dépassait toutes les autres : la proximité de Dieu !!!
 
Mon âme,  fais silence devant Dieu.  Je veux encore parler d’une autre facette de ce message : le silence, ce n’est pas  être seul et solitaire.  Dans Jean 8 v ; 29, Jésus dit : «  Celui qui m’a envoyé est avec moi, il ne me laisse pas seul, parce que moi, je fais toujours ce qui lui plait. »
Les disciples abandonnent Jésus dans la phase la plus difficile de sa vie.  Il l’avait d’ailleurs prédit : Vous m’abandonnerez tous.  Et pourtant, Jésus a dit :  Je ne suis pas seul, parce que Mon père est avec moi.
Le seul endroit où Jésus était vraiment seul, c’était  sur la croix.  Lorsqu’Il fut abandonné par Dieu, et que toutes les ténèbres se concentrèrent sur Lui.   Dans le monde physique aussi,  les ténèbres survinrent.  Cet abandon de Dieu qui fait que Jésus s’écrie : « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».  Quelle terrible solitude que celle que Jésus  a connue avec toute la dette du péché du monde sur Lui. L’Esprit Saint l’avait quitté et il était seul et nu attaché à la croix.   Lui seul a connu cette profonde solitude, Dieu merci.  Mais, Il était l’unique qui était capable de le faire en sorte que tous les humains, vous et moi, ne soient plus obligés d’être seuls ou sans Dieu.  Mais, comment faire pour décrire avec des mots, cette angoisse de Jésus ?  Vous pouvez vous la représenter et arriver à une profonde adoration  de Celui qui a accompli cette œuvre, qui a été fidèle jusque dans la mort.  Notre Jésus !  Il est si grand !  Nous pouvons ainsi L’adorer, le croire et lui faire confiance avec tout ce nous sommes et tout ce que nous avons.  Jésus, ce que Vous avez fait est si grand !
 
C’est pour cela qu’Il est le consolateur qui peut nous comprendre. Lui seul. Quant à moi, lorsque je suis en conversation avec des personnes qui vivent des circonstances difficiles, j’ai appris à ne plus dire : « je te comprends ».   Parce qu’il y a beaucoup de choses, beaucoup de peines et de souffrances et de tristesse que je ne puis comprendre.  Par exemple,  lorsque quelqu’un perd son compagnon ou sa compagne, la seule personne qui puisse vraiment la comprendre, c’est celle qui a vécu cela aussi.  Cependant, si nous nous savons nous-mêmes  aimés de Dieu, nous pourrons alors approcher l’autre avec amour, tendresse et discrétion.  Comme Jésus consola les affligés  avec l’affection du Père ;  Il guérit ce qui était abîmé, en Se donnant lui-même avec toute sa richesse.
 
La solitude est un mal que connaissent beaucoup de personnes, aussi des chrétiens.  Et il arrive qu’elle soit tellement insupportable que des personnes se suicident.  Des enfants connaissent la solitude parfois suite au divorce de leurs parents ou suite au décès des parents.  Des enfants en souffrent vraiment, des adolescents aussi.  La solitude est le cas de ceux qui n’ont pas ou n’ont plus de partenaire de vie.  Ou des  jeunes qui ne trouvent pas de partenaire de vie.  A l’école, au travail, dans la société, dans l’église, partout il y a des personnes très seules.  Des personnes se sentent exclues et incomprises.  Peut-être que vous êtes comme cela maintenant.
 
Dans le psaume 25 au verset 16, David dit : «  Eternel, tourne-toi vers moi et fais moi grâce car je suis seul et malheureux. »  Pourtant, David était roi et prophète et il était très puissant. 
En dernier lieu je parlerai de la solitude à laquelle on n’échappe pas comme la souffrance à cause de Christ.
Chers frères et sœurs, Dieu n’a pas voulu la solitude.  Que dit Dieu  dès le début ?  Il dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ».  Et c’est le cœur de Dieu qui parle.  Et plus tard, on découvre ce qui est dit de Dieu : «  Il est le père des orphelins « et aussi «  Il plaide pour la femme qui n’a pas de mari »
Dieu, dans sa demeure sainte, donne un foyer aux esseulés, il fait habiter le solitaire dans une famille.    Et c’est le cœur de notre Dieu qui dit que «  Il n’est pas bon que l’être humain soit seul  »   Ceci  est profondément ancré dans Son cœur et dans Son être entier.   Et, si nous sommes baptisés dans l’Esprit Saint, ou si nous le désirons ardemment,  nous serons remplis de l’Esprit Saint. Et ainsi, l’Esprit Saint ira maîtriser de plus en plus fort et de plus en plus constamment notre vie.  De cette façon, l’Esprit de Dieu nous consolera.  Alors, nous vivrons plus, nous apprendrons plus, nous expérimenterons plus de Son désir profond d’être avec nous pour nous consoler.  C’est  peut-être pour cela que l’Esprit Saint est appelé en premier lieu le Consolateur.
Et, en vivant notre vie de tous les jours, il arrivera que l’Esprit Saint en nous sera touché par un enfant, un frère ou une sœur que nous rencontrons sur notre chemin. Il nous montrera la solitude de cette personne. Et si nous avons un cœur ouvert pour la situation dans laquelle se trouve l’autre, nous aurons là une belle occasion d’offrir un havre, un « chez soi » à cet autre. Ayons un cœur ouvert, une maison hospitalière.
 
Dans l’épître de Jacques au chapitre 1, verset 27 nous lisons : « la religion pure et sans tache devant Dieu le Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se garder des souillures du monde. »
Ceci me fait penser à Jésus, car Lui aussi compatit à nos faiblesses.  Pouvons-nous nous imaginer une plus grande proximité de Jésus ?  Il habite dans nos cœurs par l’Esprit Saint et  Il compatit avec nous.
Nous pouvons avoir des moments de profonde solitude et alors, nous crions  vers le Seigneur  et  tout-à-coup, nous expérimentons qu’un pont est jeté de notre cœur vers le Sien  et toute notre solitude trouve un chemin vers  Lui et ensuite, nous pouvons continuer notre route  en pleurant et en remerciant.
Dieu est si proche, si concerné, si plein d’amour, si plein de pitié intérieure et de compassion pour celui qui vit pour Lui, celui qui L’aime.  Et il ne faut rien de plus.
C’est pourquoi David dit dans le psaume 62, verset 9 : » Peuple, confiez-vous en Lui en tout temps.  Epanchez vos cœurs en Sa présence.  Dieu est notre refuge. »
Merci Seigneur.  Et Jésus est le grand Consolateur.  Jésus nous comprend. Il nous dit :  « Je viens à vous. »  Et il est bon pour nous de savoir que Jésus ne vient pas d’abord pour nous montrer nos fautes car, tous, nous avons encore des fautes.  Mais Jésus vient d’abord comme le Consolateur.
Un bon enseignant ne commence pas à enseigner sans d’abord créer une atmosphère sereine ;  il s’occupe d’abord de  mettre à l’aise et ensuite il commence à enseigner.  Jésus est un bon enseignant.  Apprenons de Jésus et recevons de Lui.
David confiait à Dieu tous ses ennemis et alors ce n’était plus son problème, mais celui de Dieu.
Vraiment, mon âme, fais silence devant Dieu.  Et dans ce silence, Dieu nous raconte Son amour pour nous.  Il  nous fait venir à la lumière.  Il nous appelle à être.  Le Père désire être en relation avec nous.
Frères et sœurs, le Seigneur est proche.  Nous pouvons  L’approcher.  Mais, Jésus a pris l’initiative.  Que fait- Il ?  C’est Lui qui S’approche.  Et alors il se passe quelque chose.  C’est ce qu’Il a fait immédiatement après sa résurrection. Nous le lisons dans Matthieu 28 à partir du verset 16.  Les onze disciples vont sur la montagne que Jésus leur avait désignée et ils Le voient.  Jésus était donc là avec ses disciples. Dans les versets suivants, on voit que les disciples se prosternent  pour L’adorer.  Mais,  quelques uns parmi les disciples doutent.  Et que fait Jésus alors ?  Jésus s’approche d’eux et leur parle.  Il les aime tous autant, tant ceux qui L’adorent que ceux qui doutent.   Il dit : « toute autorité m’a été donnée au ciel et sur la terre. »  Il ne s’arrête pas sur leurs doutes mais au contraire, Il leur confie une mission : « Allez donc faire des adeptes parmi tous les païens.  Baptisez-les et enseignez- les.  Et moi, Je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps ».   Il ne nous laissera jamais seuls !!! Comme c’est formidable, n’est-ce-pas ?
 
Chers frères et sœurs,  c’est ainsi que Jésus est proche en cet instant.  Nous pouvons l’approcher et le toucher.  Ouvrons-Lui notre cœur.  Il est le grand Consolateur et Celui qui peut donner le repos à nos âmes.
Dans le journal d’un prédicateur anglais du 19ième siècle, M. Spurgeon, j’ai lu un commentaire du psaume 62, verset 1. : Attends Dieu, mon être, car mon salut vient de Lui :  Quelle attitude bénie que celle d’attendre le salut de Dieu seul.  Ceci doit être notre attitude, aujourd’hui et chaque jour.  Attendre Son temps, attendre dans Son service, attendre avec joie et espoir.  Et avec ceci, être contents.   Si j’attends de cette manière, je suis dans les meilleures conditions et la meilleure attitude qu’une créature peut  avoir envers son créateur, ou qu’un serviteur doit avoir devant son maître  ou un enfant pour son père.  Je prie le Seigneur qu’Il nous aide à être ainsi par l’Esprit Saint.   Qu’il en soit ainsi aujourd’hui, demain et après-demain.  Et  s’il nous arrive de perdre cette attitude, retournons vite au texte de ce psaume.  Que le Seigneur vous bénisse.
 
 
 
 
 
Prions
Merci, Père, parce  que Vous êtes dans le silence.  Merci parce que nous pouvons venir nous reposer auprès de Vous. C’est parce que Vous nous aimez et il est bon d’entendre vos  paroles d’amour.  Vous nous faites savoir que vous aussi, vous êtes heureux de notre amour. Et ensemble, nous continuons  à marcher dans l’attente joyeuse. 
 
Amen.