Thursday, November 21, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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La gloire du Père
Prédication de Henk van Pagée
 
 
Bonjour frères et sœurs,
Je voudrais vous parler aujourd’hui d’un texte de l’évangile de Jean, chapitre 17, versets 22 et 23.

Il s’agit d’une partie de la prière sacerdotale, c’est-à-dire la prière que Jésus dit à Son Père juste avant de souffrir et mourir.  Après cette prière, Jésus sera arrêté,  condamné, flagellé et crucifié.  Et dans cette prière sacerdotale, Jésus prie spécialement pour ses disciples parce qu’Il sait que ses disciples continueront l’œuvre qu’Il a commencée.  Jésus conclut sa prière par ces mots :
« Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un – moi en eux et toi en moi - , afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »
Je veux surtout m’attarder sur cette expression spéciale et fascinante de Jésus : «je leur ai donné  la gloire que tu m’as donnée ». Jésus leur  donne la gloire qu’il a reçue du Père ! C’est extraordinaire !  Il est évident que Jésus a reçu la gloire de Dieu.  Elle lui avait déjà été promise dans  Esaïe chap. 60 v. 2 : » sur toi, l’Eternel se lève, sur toi, sa gloire apparaît «  Treize fois dans l’Ancien Testament, on parle de  la gloire de l’Eternel , dont neuf fois dans Esaïe.   Et plus Jésus aime et obéit au Père jusqu’à la fin, plus il reçoit la gloire de Dieu.  Dans le verset 22 de notre texte, Jésus témoigne de cette gloire que le Père lui a donnée .
Nous le chantons dans nos cantiques « … Il est élevé, élevé si haut … » Mais après le culte, nous continuons notre vie quotidienne comme avant.
Il y a plus que cela : écoutez attentivement ce que Jésus dit de nous.  Non seulement, Jésus remercie le Père pour la gloire qu’Il a reçue mais il prie que nous la recevions aussi.   Car Il veut nous transmettre cette gloire.  Jésus le proclame sur ses disciples, donc  aussi sur nous.  «  La gloire que tu m’as donnée, je la leur donne aussi !
Vous êtes-vous déjà demandé  quelle sorte de chrétien vous êtes ?  Ou bien quelle sorte de chrétien vous désirez être ?  Que pensez-vous de vous-même ?  A quoi peut-on reconnaître que vous êtes un disciple de Christ ?
Chaque forme de chrétienté a ses propres caractéristiques.  Je veux dire que tant d’églises et de communautés ont leur propre identité .  Elles ont chacune leur propre  culture ou façon d’exprimer leur foi en Dieu.
Lorsque je regarde à la télévision  un culte dans l’église orthodoxe russe, je vois une  liturgie étendue et imposante, de beaux  habits et couvre-chefs ;  je vois des icones couvertes d’or fin, de beaux chants liturgiques, beaucoup d’apparat.  C’est à cela que l’on reconnaît l’église orthodoxe russe.
Tandis que les églises calvinistes mettent l’accent sur la Parole de Dieu.  On y parle de prédestination, de péché originel et de grâce.  Le strict repos du dimanche et les vêtements sobres sont aussi une caractéristique de ces chrétiens.
Et puis, il y a les églises libérales, modernes.  Elles s’occupent davantage du prochain, d’œuvres de développement et d’aide aux réfugiés.  C’est la tolérance qui les caractérise.
A côté de cela, il y a des églises qui sont très légalistes.  Elles trouvent important  de suivre les préceptes du Seigneur strictement et elles s’isolent souvent de la société.
Comme dernier exemple, je parlerai des églises et mouvements qui sont fortement dirigés sur la présence et l’action de l’Esprit Saint.  Ils parlent volontiers en langues  et s’occupent de prophétie et de guérison.  C’est leur culture.
Comprenez-moi bien : je ne veux pas prononcer de jugement sur tous ces différents groupes. D’ailleurs Jésus nous avertit dans Luc 6 v. 37 : Ne jugez pas et vous ne serez point jugés.
Il est bien plus important de se demander : quelle sorte de chrétien suis-je ?  Quelle est ma culture spirituelle personnelle ?  A quoi peut-on me reconnaître en tant que disciple de Christ ?  Où est ce que je mets l’accent ?
Nous venons de voir que, comme chaque peuple dans ce monde a sa propre culture et sa propre façon de célébrer sa religion, il y a aussi beaucoup de différences à l’intérieur de la chrétienté .  Pourtant, Jésus a prié : que tous soient un …   La gloire que tu m’as donnée je la leur donne  afin qu’ils soient un comme nous sommes un,  moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement uns … »
De quoi est faite cette unité ?  Chers frères et sœurs, je crois que chaque chrétien a la culture du milieu dans lequel il a grandi, également pour ce qui concerne sa religion.  Mais, en même temps, il fait aussi partie du royaume de Dieu !  Et le grand secret, c’est que le Royaume de Dieu est le même , partout dans le monde !
Où que vous vous trouviez dans ce monde, combien différentes soient vos éducations et coutumes, le Royaume de Dieu est partout le même parce que ce n’est pas un royaume terrestre. Ce royaume  est un royaume spirituel et céleste.  Jean- Baptiste prêcha : « Convertissez-vous parce que le Royaume des cieux est proche » (Matthieu 3 v.2) ;  Et Jésus dit : Mon Royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18 v. 36).  Quelles sont les caractéristiques universelles du royaume de Dieu ?  Justice, paix et joie, par le Saint Esprit (Romains 14 v. 17).
Quelle doit être l’attitude de celui qui fait partie de ce royaume ?  Se préoccupera-t-il de liturgie, d’habits sacerdotaux, de dogmes, lois et règles ?  Non, dans le royaume de Dieu on se préoccupera de quelqu’un, c’est-à-dire de la personne de Jésus Christ, le fils de Dieu. Et  on ne se préoccupera pas seulement de ce qu’il veut nous apprendre mais aussi de ce qu’Il veut nous donner.
Jésus est notre guide et notre exemple.  Notre force est entièrement en Lui. Et Jésus veut faire de chacun, son disciple, aussi à travers nous.  La culture du royaume de Dieu est partout la même parce que c’est une culture spirituelle qui est tout-à-fait orientée sur Jésus Christ.  Nous sommes dépendants de Lui.  Il est notre centre d’intérêt car il a dit Lui-même : Sans moi, vous ne pouvez rien faire ( Jean  15 v 5 ).  Ce qui nous rend un, c’est notre orientation sur le Fils et par Lui, sur le Père.  C’est Jésus qui peut tout nous donner : notre foi, notre amour, notre place dans son église, notre ministère, notre capacité de servir Dieu.
Et le plus beau cadeau, c’est notre destinée : dans  1 Jean 3.2 il est écrit : ce que nous serons n’a pas encore été manifesté mais nous savons que lorsqu’il sera manifesté, nous serons semblables à Lui parce que nous le verrons tel qu’il est.
On peut dire que la culture du Royaume de Dieu c’est  celle qui nous rend semblables à l’image de Jésus Christ.  Dans Jean 14 v ; 21, Jésus nous promet : Celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai et je me manifesterai à lui  »
Et bien, c’est ce que Jésus fait maintenant au moyen de cette  parole.  Jésus n’est pas une figure historique, statique. Non, Jésus est vivant aujourd’hui et  Il est dynamique ; Il veut se manifester à nous !
Jésus se manifeste quand Il nous fait voir ce qu’il a fait pour chacun d’entre nous ; quand Il nous montre combien grande est l’œuvre de rédemption au Golgotha.  Vous devez savoir que par sa résurrection, les ténèbres et la mort sont des ennemis vaincus.  Et nous pouvons vivre dans la lumière.  C’est la base de notre salut, alleluia !

Mais, ce n’est pas tout !  Après avoir été sauvés, nous voulons suivre Jésus.  1  Pierre 2 v : 21 dit : «
C’est aussi à cela que vous avez été appelés : Christ a souffert pour vous et vous a laissé un exemple afin que vous suiviez ses traces »  Nous voulons suivre Jésus. Nous ne sommes pas seulement reconnaissants d’avoir été sauvés par Lui mais nous sommes aussi appelés à suivre son exemple.  Et c’est pour maintenant, c’est pratique et dynamique. Pierre continue : « Lui qui, insulté, ne rendait pas l’insulte et,  souffrant , ne faisait pas de menaces. «  Jésus a connu la souffrance et les menaces ; les mensonges et les insultes lui faisaient mal.  Et que faisait-il alors ?  Dans le verset 23, nous lisons :  « il s’en remettait à Celui qui juge justement. »  L’attrait de cet évangile c’est que nous sommes sauvés et que nous sommes appelés à  suivre  l’exemple de Jésus Christ.
Nous avons donc fait deux découvertes importantes : d’abord, Jésus est le Seigneur vivant avec qui nous pouvons être uns et, par Lui, uns avec le Père et avec les autres chrétiens.  Ensuite, nous pouvons suivre Jésus.  Marcher dans Ses traces : c’est possible.  Les deux points sont la conséquence de l’orientation sur Jésus.  C’’est formidable de mettre en pratique ces deux points.  Et si ces choses sont réalité dans votre vie, vous pouvez être plus que satisfait : c’est le plein évangile !
Mais, chers frères et sœurs, il y a plus. Dans Jean 17 v. 22 nous apprenons  qu’ il y a une dimension que beaucoup n’ont pas encore découverte .  Je veux parler de la promesse que Jésus donne dans sa prière sacerdotale : la gloire que Jésus a reçue du Père et qu’Il nous donne.
 
C’est un précieux secret que de recevoir la gloire de Jésus !  Et je suis convaincu que cette promesse vaut pour nous aussi. Jésus ne priait pas seulement pour ses disciples d’alors mais pour tous ses disciples à travers les siècles.  Jésus veut nous donner la gloire du Père, qui n’est pas une auréole mais qui est une force de vie !  Je vous le demande maintenant : «  Quel rôle la gloire de Jésus joue-t-elle dans votre vie ?  L’avez-vous seulement reçue et si oui, en vivez-vous ?   Ou bien pensez-vous que cette formidable promesse de Jésus ne vaut pas pour vous ?
Nous allons consulter la parole de Dieu afin d’avoir la certitude : Romains 8 v.14 à 17 :
« car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.  Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un esprit d’adoption, par lequel nous crions  Abba, Père ! L’esprit Lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.  Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi  héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si, toutefois nous souffrons avec Lui, afin d’être aussi glorifiés avec Lui. »
Dans cette dernière phrase, nous voyons que nous partagerons sa gloire.  Chantez-vous aussi : Il est élevé,  à jamais exalté et je loue son saint nom.   Et nous pensons bien sûr à Jésus Christ  en tant que fils de Dieu glorifié.  Mais dans la parole susmentionnée  il semble que Jésus nous dit :  je ne veux pas être le seul glorifié, je veux partager cette glorification avec vous.  Nous sommes cohéritiers du Christ ! Quelle grâce formidable, quel privilège, comme Il nous aime !
Jésus est glorifié, amen ! Et qu’en est-il de votre glorification ?  Avez-vous tendu les bras  vers ce don merveilleux ?
Peut-être pensez-vous que c’est un peu orgueilleux de notre part.  Mais la bible dit très clairement dans le verset 17 : glorifiés avec Lui ; donc nous partageons Sa gloire et pas la nôtre.  Nous nous orientons sur Jésus et nous recevons de Lui.
Qu’entend-on exactement par le mot « gloire » ?  On ne peut pas le décrire avec précision. La gloire n’est pas contenue dans une formule.  Je pense que  la gloire que Dieu veut nous donner est si grande , si prodigieuse que l’on ne peut la décrire avec nos mots.  Le mot gloire en grec veut dire « auréole divine ».  Mais que représente cette définition ?  Pour moi, « l’auréole divine » est ce que mon cœur désire, ce qui rend ma vie riche. C’est le privilège de pouvoir confesser que , dans toutes les épreuves et les déceptions, il y a aussi une lumière divine dans ma vie  Et cette lumière ne s’éteindra pas.  Louons le Seigneur .
Je ne peux pas la décrire : c’est l’ambiance du Royaume de Dieu et je désire que cette lumière devienne de plus en plus forte dans ma vie. Malgré tout.
Comment bien comprendre le fait d’avoir part à la gloire de Jésus Christ ?  Comment la recevoir ?  Dans Romains 8 v. 14, Paul dit « tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » et au verset 17 «  si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ ». La gloire de Dieu a donc tout à voir avec le fait d’être fils de Dieu et le fait d’hériter de Dieu .
Et dans le verset 15 il dit : « et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un esprit d’adoption par lequel nous crions :  Abba ! Père ! «    Je vous pose une question : Servez-vous Dieu comme un esclave ou comme un fils ? Votre attitude spirituelle est très importante quand il s’agit de recevoir la gloire de Dieu.
Il y a beaucoup d’esclavage dans le monde et surtout beaucoup d’esclavage spirituel !  Et bien précisément dans ces temps modernes, les humains de notre génération sont esclaves des idoles.  Ces idoles qui veulent être servies sont :  la possession, le pouvoir, l’argent, la tradition, la religion et l’occultisme dans toutes ses formes, le plaisir, l’amusement, l’image de soi et encore d’autres choses .  Dans ce monde il y a un esclavage spirituel énorme.
La bible parle d’esclavage au péché et aux choses du monde.  Et Jacques dit dans sa lettre : l’amour du monde est inimitié contre Dieu .
Il y a une sorte d’esclavage qui est le fait d’être esclave de lois, d’un système religieux. Et c’est ce dont parle Paul quand il parle de la religion juive, celle dont il est issu lui-même.  Ces personnes s’occupaient constamment de commandements, d’interdictions et de sacrifices dans le but de servir Dieu et dans l’espoir de recevoir peut être ainsi une part de la gloire de Dieu.
Paul connaît par expérience cette forme de zèle pour  Dieu et aussi ce qui en résulte.  C’est pourquoi il sait que dans un esprit de servitude on ne peut recevoir la gloire de Dieu.  L’esclavage conduit à la crainte.
Quand on est l’esclave d’un maître sévère, on doit servir ce maître jour après jour sans être payé. Et sans possibilité de fuir.  Et l’attitude intérieure est  la crainte.  Il est également possible de servir le Seigneur par crainte, par crainte des conséquences si on ne Le servait pas.
Etre esclave est une existence terrible, une existence dans une attitude de peur, peur de n’en faire pas assez pour le maître.
Chers frères et sœurs, reconnaissez-vous cette attitude ?  Si vous pensez que vous n’en faites pas assez pour Dieu, malgré vos efforts, dans quel esprit servez-vous Dieu alors ?
Paul répète : car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte…  Beaucoup de personnes  viennent d’un système religieux de crainte.  Et, aujourd’hui, Paul nous dit : faites attention de ne pas retomber dans ce système de crainte car, ce faisant, vous ne recevrez jamais la gloire de Dieu.  D’ailleurs, comme Dieu doit être triste quand il voit que ses enfants ont peur de Lui.  Si vous avez vous-mêmes des  enfants , supposez que vous découvrez qu’ils ont peur de vous.  Ne seriez- vous pas très tristes de voir que vos enfants ne vous obéissent que par peur ? 
Notre façon de servir Dieu ne peut pas comporter de crainte ! La crainte ne sied pas au royaume de Dieu.  Dans Colossiens 1 v . 13 nous lisons : « Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de Son Fils bien-aimé ».  Le pouvoir des ténèbres , c’est le pouvoir de la crainte.  Dans l’amour il n’y a pas de crainte.  Et seul  l’amour régit le climat du royaume de Dieu. Ce royaume ne mélange pas l’amour et la crainte !
Jean dit dans sa première épitre au ch. 4 v . 18 : » Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte, car la crainte implique un châtiment et celui qui craint n’est point parfait dans l’amour ».  Si nous voulons être parfaits dans l’amour et avoir part à la gloire de Dieu, alors nous devons rejeter l’esprit d’esclavage.
Dans la dernière partie de mon message je veux vous montrer de quelle manière nous pouvons recevoir la gloire de Dieu.  Le Saint Esprit  m’a inspiré de parler de la parabole du fils prodigue dans Luc 15 v ; 11 à 32.  Cette parabole nous montre ce qu’est la gloire et comment la recevoir.
  La plupart d’entre nous connaissent bien cette histoire du fils qui, après avoir demandé sa part d’héritage, quitte son père.  Bien que ce jeune fils  agisse mal, il sait ce qu’être héritier veut dire car il réclame la part qui lui revient.  Il sait qu’une partie des biens de son père lui revient même  s’il n’a rien fait pour cela. Il sait : je suis fils, donc héritier.  Mais il ne comprend pas bien ce qu’est être fils parce qu’il quitte son père !  Le lien le plus fort que peuvent avoir un père et son fils est d’être unis et être ensemble.  Jésus nous dit que Lui et Son Père sont uns ! (Jean 10 v. 30).
Le fils prodigue échange la compagnie de son père contre les possessions de son père. Il n’était pas seulement perdu lorsqu’il n’avait plus d’argent mais il était déjà perdu lorsqu’il quitta délibérément son père.  Ceci nous donne à penser : sommes-nous plus intéressés par les biens de notre Père que par Sa présence ? Et c’est ici que réside le secret de la gloire du Père.
Nous connaissons la suite de l’histoire.  Le fils dépense toute sa fortune car il a échangé  les biens de son père contre de l’argent.  Ici aussi il y a une leçon pour nous : si nous échangeons notre communion quotidienne avec  Dieu , si nous l’échangeons contre des biens terrestres, nous perdrons finalement la richesse spirituelle du Père.  Le fils prodigue perd tout ce qu’il a et doit finalement faire paître les porcs.  Il est écrit qu’il désirait se rassasier des caroubes que mangeaient les pourceaux mais personne ne lui en donnait. (Luc 15v. 16)  Enfin, le fils prodigue se rend compte de sa condition et se dit : J’irai vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton  fils , traite-moi comme un de tes employés.
Il est clair que ce fils ne se fait plus d’illusions mais, je vois aussi qu’il n’a pas peur de son père.  Il ne dit pas : mon père va me punir, il va me jeter dans un cachot. Je devrai d’abord faire pénitence pour mes mauvaises actions et peut-être qu’après je serai employé.  Non, le fils sait que son père est juste et c’est pourquoi il n’a pas peur de lui.  Il croit que son père lui donnera ce qu’il demande : la vie incertaine d’un employé.
Mais, il n’avait jamais escompté que son père allait le glorifier !! Car c’est exactement ce qui est arrivé !  Le retour du fils prodigue et ce qui se passe ensuite est l’image de ce que Dieu veut faire pour nous.
Le Père Lui-même est plus important que les possessions du Père.
Dans la parabole, le père  vit au loin son fils et fut touché de compassion.  Il courut se jeter à son cou. Comme c’est émouvant ! Et Dieu fait de même avec nous ;  Dans la bible, Dieu est le Créateur du ciel et de la terre et il est le Tout Puissant assis sur son trône.  Mais ici, il est le père aimant qui court vers son enfant !
Dans Apocalypse 2 v. 4, on reproche aux chrétiens  d’Ephèse d’avoir abandonné leur premier amour.  Nous pouvons tous nous reconnaître dans cette situation. Notre premier amour pour Dieu  faiblit , s’use, parce que les soucis du monde ou les déceptions l’étouffent.  Et nous pensons souvent que, si Dieu est déçu de nous, son amour pour nous faiblit, ou même qu’il perd son premier amour pour nous.  Mais cette parabole montre que l’amour de Dieu n’est pas sujet à l’usure. Le Père qui court vers son fils tombé l’aime toujours de ce premier amour  malgré tout ce qui est arrivé.  Louez le Seigneur !    Chers frères et sœurs, nous pouvons dire chaque jour : « Dieu m’aime, intensément, continuellement et toujours avec son premier amour ».
Et ainsi, nous venons dans la première phase de glorification, phase que nous traversons tous.  Dans la parabole, nous lisons que c’est le père qui enlève la distance qui s’est mise entre lui et son fils.  Et de façon tellement intime : il se penche et l’embrasse ! Une manifestation d’amour, de chaleur et d’acceptation totale ; c’est ce qu’on fait avec son fils, pas avec un serviteur !  Connaissez-vous cette expérience de gloire ? C’est être très près de Dieu, sentir son étreinte, jouir de son amour .  Et ce n’est qu’une première phase.
Comment le changement s’est-il opéré ?  Comment le fils perdu a-t-il reçu la gloire du père ?  Qui a pris l’initiative ?  Cela a commencé avec la conversion du fils.  Le père voulait déjà pardonner depuis le début et chaque jour, il scrutait l’horizon.  Mais le fils devait faire le choix de retourner vers son père comme il est dit au verset 18 : je me lèverai et j’irai vers mon père » et c’est ce qu’il a fait ! Il n’a pas seulement énoncé un vœu pieux, non, il s’est mis en action et est allé vers son père ! Louez le Seigneur. Et  vous , vous êtes-vous aussi  levé spirituellement parlant et êtes-vous effectivement  allé vers le Père ?
La deuxième phase dans le processus de glorification est que Dieu va faire quelque chose à votre état.  Voyez ce que fait le père dans la parabole.  Il ne fait aucun reproche à son fils, au contraire, il appelle ses domestiques et leur dit : « Allez vite chercher la plus belle robe.. » !!  Et très peu de temps après, le look du fils perdu a complètement  changé . Du pauvre hère, mendiant, honteux, habillé de haillons, il est devenu  un fils riche, magnifiquement  vêtu et se tenant debout !!
La signification spirituelle est évidente : la belle tunique est l’image du manteau de la justice de Esaïe 61 v ;10.  C’est la robe blanche que nous recevons quand nous sommes totalement purifiés dans le sang de Christ. La robe est l’image du pardon de nos péchés ; la dette de péché est enlevée et nous sommes justifiés par sa grâce.
Chers frères et sœurs, avez-vous passé cette phase-là dans votre vie ? Avez-vous fait ce choix et avez-vous reçu sa grâce ?  Si oui, votre état spirituel est changé. Louez le Seigneur ! Mais si, malgré ce beau manteau, vous avez encore cette attitude spirituelle d’esclave, alors avez-vous vraiment changé ?  Pourtant, vous pouvez marcher la tête haute et porter la tunique qui sied au fils !
Avant sa réhabilitation, le fils confesse sa faute et c’est indispensable.  Il dit : Père, j’ai péché contre toi et contre le ciel, je ne vaux plus d’être appelé ton fils »  Sans humiliation,  pas de glorification.  Mais, ce n’est pas le fils qui glorifie.  C’est la volonté du Père qui détermine le nouveau nom qu’il donne à son fils. Lisez Apocalypse 2 ;17 à ce sujet.  Sans doute vous dites la prière que Jésus nous a apprise : Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel . Et ceci vaut aussi pour le nom que Dieu veut vous donner. Sa volonté peut-elle aussi s’accomplir là ?
Peut-être vous dites vous : j’en ai entendu assez maintenant : Etre dans la présence du Père et être revêtu du manteau de la justice, c’est assez.  Mais ne pensez pas cela. Dieu veut vous offrir  encore plus.
Après la tunique de la justice, le fils reçoit un anneau : c’est la troisième étape dans le processus de glorification.  Il y a une grande signification dans cette remise d’anneau. L’anneau était en même temps un sceau et c’était l’instrument dont le père se servait pour revêtir de son autorité les documents. Comme par exemple, les  écrits importants qu’il envoyait à quelqu’un étaient revêtus de cire dans laquelle il imprimait son  sceau. Ainsi le destinataire pouvait reconnaître qui était l’auteur de la lettre. Donc, le fils perdu reçoit un signe d’autorité. Remarquez qu’il ne doit pas d’abord faire une période  d’essai pour prouver sa bonne foi.  Non, l’anneau fait partie de l’état de fils.  Seuls les fils le reçoivent et ils peuvent ainsi parler au nom de leur père.
Et ce n’est pas seulement un langage imagé pour une histoire antique, non, cela nous concerne aujourd’hui. Partager la gloire du Père avec Jésus, c’est aussi partager son autorité. Jésus nous donne sa gloire, donc aussi son autorité. Dans Marc 16 v 17 il est écrit : »En mon nom, ils jetteront dehors les démons, ils parleront de nouvelles langues, ils imposeront les mains aux malades « .  La parole que vous prononcez au nom de Jésus aura de l’autorité et s’exécutera parce que vous parlerez à partir de la gloire du Père.  Cet anneau spirituel confirme l’état de fils. Chers frères et sœurs, vous ne recevez pas cet anneau pour la parure, mais pour l’utiliser ! Mettez-vous ceci en pratique ??
La quatrième phase, c’est celle des chaussures. Le fils reçoit des sandales aux pieds.  Les sandales sont  l’image de la liberté d’aller et de venir où il veut dans la maison du Père.  Cela me fait penser au psaume 100 v.4 « …  entrez  dans ses portes avec reconnaissance, dans ses parvis avec la louange ! ».  Les journaliers vont et viennent dans la ferme et dans les étables mais les fils vont en plus  dans la maison .  Et c’est aussi votre héritage : vous ne recevez pas seulement une petite pièce  pour séjourner  mais vous pouvez dire avec le prophète Habaquq : « Il rend mes pieds semblables à ceux des biches et  me fait marcher sur les hauteurs. »  Dieu vous place dans l’espace de son royaume, c’est-à-dire les régions célestes et vous habitez dans la maison du Seigneur.  Alleluia !
Et quand le fils est complètement restauré, s’ensuit la dernière phase de la glorification : le banquet.  Le banquet où on a tué le veau gras est le plus important.  Au cours de l’année, il y a assez bien de fêtes mais seulement pour la plus grande, on tue le veau gras.  Le père exprime ici sa joie la plus profonde qui n’est pas la fête du sacrifice, ni la fête de la moisson, mais la fête du retour du fils.  Le père résume la raison de la fête dans ces mots : «  Mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie , il était perdu et il est retrouvé. »
Envers le fils aîné qui ne peut pas se réjouir du rétablissement de son frère, le père dit son désir le plus intime (v ; 32) : il faut festoyer et se réjouir !!
Nous avons un Dieu merveilleux.  Nous avons beaucoup de représentations de notre Dieu : le Dieu qui cherche des adorateurs, le Dieu qui règne, le Dieu qui rend justice,  etc. et toutes ces images sont dans la bible et elles sont vraies.  Mais toutes ces choses sont nécessaires à la réalisation du vœu le plus profond de Dieu : festoyer avec ses fils et ses filles !
C’est ce que Dieu veut le plus  et c’est ce vers quoi il aspire : être ensemble avec nous. Et le Père indique dans quel climat il faut célébrer la fête : soyons joyeux !  Nous découvrons que la culture du royaume de Dieu c’est la culture de la joie, de la gaieté. Le psalmiste le chante ainsi : « il y a abondance de joies devant ta face.  Ps.16 v11 .
Peut-être penserez-vous : Oui, mais il y a aussi de la souffrance. Et c’est tout-à-fait vrai. Nous, chrétiens, nous devrons souffrir dans notre imitation de Jésus.  Nous n’entrerons dans le royaume que par le combat et l’oppression. Nous le lisons dans Romains 8 v 17 »… si toutefois nous souffrons avec Lui  afin d’être aussi  glorifiés avec Lui. »  Mais la souffrance n’est pas le but. Ce que Dieu a de plus cher pour nous c’est l’intimité, être joyeux, être ensemble avec  Sa famille.
Je vais conclure par un dernier regard sur cette parabole du fils prodigue.  Je m’imagine que, après la fête, lorsque tous les invités sont partis, il fait calme.  Les seuls qui restent ce sont le Père et son fils retrouvé. Ils sont assis l’un près de l’autre , silencieux. Et, tout-à-coup, le fils repense à tout le mal qu’il a fait en quittant son père et en menant la vie dé débauche et il réalise qu’il n’a rien fait d’important pour son père.  Il n’a rien fait qui mérite cet accueil. Et il murmure : Père, pourquoi cette réhabilitation, pourquoi cet amour, pourquoi cette fête ?  Le Père sourit et lui répond : « Parce que c’est toi, mon fils. »
Enfin, je vous demande : Quelle est votre attitude envers Dieu ?  Quelle est votre relation avec le Père ?  J’ai découvert que beaucoup de chrétiens ont  l’attitude d’un journalier et pas celle d’un fils.  Si vous vous en contentez, vous manquez beaucoup. On n’embrasse pas les journaliers et ils ne reçoivent pas de tunique, ni d’anneau.  On ne fait pas de festin pour un journalier.  Mais pour un fils bien !
Chers frères et sœurs, Dieu ne vous a pas donné un esprit de servitude pour craindre à nouveau,  mais Il vous a donné l’esprit de filiation, par lequel vous pouvez crier : Abba, père !!
 
 
PRIONS :
Grand Dieu et Père, vous voyez où nous nous trouvons et vous savez ce qui se passe dans nos cœurs maintenant.  Vous connaissez notre vie et nos circonstances. Vous connaissez notre combat. Vous savez comment nous nous sentons intérieurement.  Mais, Père, vous connaissez aussi notre espérance et notre désir de gloire ! Seigneur, nous voulons changer. Révélez- nous votre gloire en l’honneur de votre saint nom.
 
Amen.