Monday, September 23, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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En Lui, Ephésien 1 : 3 – 6
Prédication Duurt Sikkens



Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ;
selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous fussions saints et irréprochables devant lui en amour, nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ;
 
 
Connaissez-vous ces puzzles tridimensionnels et en forme de cube ? Ce sont de ces petits cubes, faits de plusieurs parties amovibles que vous devez assembler d’une certaine manière pour qu’elles s’emboîtent les uns dans les autres et forment un tout, mais vous devez bien savoir comment le faire. Il y a quelques années, je posais à Dieu des questions sur le mystère de son Royaume. Je Lui demandais si nous en sommes dignes.
Il répondit : « Aussi longtemps que tu sais tenir un secret, tu en es digne ». T’en souviens-tu ? Par après, nous avons reçu beaucoup, dois-je dire, quand je regarde tous les petits morceaux de ce cube qui se trouvent l’un à côté de l’autre sans former un tout cohérent, toutes ces parties séparées me disent que « Dieu est bon ».
Nous avons déjà parlé du silence ; combien il est important que vous ayez le silence en vous. Nous avons parlé de la parousie, de l’influence du Saint-Esprit, de la modestie, de la confiance. Tous des aspects pour que l’on puisse être homme de Dieu auprès des hommes. Ma femme a formulé ceci en disant que Dieu demande : « Veux-tu m’aider à montrer aux hommes que Je suis bon pour eux ? » Vous voyez tous ces petits morceaux les uns à côté des autres et vous vous demandez : « Comment faire pour les assembler ? »  Et tout d’un coup, vous remarquez qu’ils s’emboîtent tous les uns dans les autres. Je ne réfère pas ici à toutes sortes de sermons, mais aux idées qui se développent en vous, en sorte que ces idées de Dieu deviennent chair en vous. Je veux dire : vous pouvez parler de Dieu autant que vous voulez, mais avez-vous bien Son silence en vous-même ? Peut-on vous faire confiance ? Il faut que Sa parole devienne « homme ». Que ses qualités divines se développent dans  votre existence humaine. Cette « discrétion » de Dieu, cette manière de se comporter avec discrétion, a-t-elle prise forme en vous, ou vous sentez-vous encore toujours obligé de vous faire remarquer ? Comprenez-vous ce que je veux dire ? En confrontant la première attitude avec la seconde, vous trouverez bien la réponse. Si vous êtes humble, est-ce authentique ou est-ce que vous jouez la comédie, dans le sens de : « Regardez comme je suis humble ». S’il en est ainsi, cela signifie que la discrétion de Dieu n’a pas encore pris forme en vous. Vous constatez qu’il s’agit d’un processus de développement. Toutes choses « deviennent », dit Jean. « Devenir », c’est beau n’est-ce pas. Il faut que l’essence de Dieu prenne stature en vous. L’image du cube me plait bien ! Savez-vous pourquoi ? Quand toutes ces choses de Dieu prennent forme en vous, vous remarquez que tout commence à s’emboîter. Cela devient un tout bien cohérent, comme le dit Eph. 4 : 16. Les idées qui s’incarnent deviennent chair dans votre existence humaine, deviennent un tout. Du côté extérieur, vous n’en voyez qu’une petite partie, mais la richesse intérieure est bien plus grande. De l’extérieur, je vois la longueur, la largeur et la hauteur, mais le plus beau, je ne le vois pas. C’est la profondeur : « Afin que le Christ puisse habiter dans votre cœur, enraciné et fixé dans l’amour », en sorte que – et voilà arrivé à l’essentiel - : «  et que vous soyez enracinés et fondés dans l’amour ; afin que vous soyez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur,  -et de connaître l’amour du Christ ». Eph. 3 : 18, 19. Donc, un petit morceau n’a pas de fonction s’il n’est pas inséré dans le tout. J’estime que nous en sommes  à ce stade-là. Le stade de l’insertion où, en se regardant, on lit le secret dans les yeux de l’autre : ce que vous devez garder secret. En réfléchissant à cela, tous ces sermons tombèrent, ou mieux dit, toutes ces idées reçues tombèrent à leur place. Pourquoi ai-je pris un cube comme exemple ? Je trouve que c’est une belle image. Dans l’Ancien Testament, le Saint des saints avait la forme d’un cube. Du côté extérieur on ne voyait pas ce qu’il y avait dedans, mais à l’intérieur se trouvait cette magnifique arche. 
C’était une petite caisse en or avec deux anges sur le couvercle, pour couvrir le secret, pour le protéger. Le secret de ce qu’est Dieu Lui-même. Un cube. C’est beau n’est-ce pas ? Et ces planches avec lesquelles on faisait le saint ? Quelle joie de lire que tous ces crochets et ces petits anneaux qui reliaient les planches, s’inséraient avec précision. Donc, « les crochets et les anneaux » servent à vous relier. Et les planches, le côté extérieur était en acacia, tout simplement du bois du désert. Mais l’intérieur était recouvert d’or. C’est l’image de l’homme intérieur. Un homme en or, un homme de foi.
C’est là que Dieu se sent chez Lui. Quand on ouvrait le rideau pour entrer dans le saint des saints, que  voyait-on en fait ? Pas grand-chose, c’était un endroit obscur, il n’y avait pas de lumière. Ne trouvez-vous pas merveilleux, que pour celui qui ne connaît pas Dieu, cela reste mystérieux que Dieu est lumière ? Oui, Il est la lumière-même. J’en étais tout ému, car certaines personnes pensent que l’amour n’est qu’une des propriétés de Dieu. Mais non, Il est amour, c’est Son Essence. Il n’est qu’amour et rien d’autre. Il ne ferait pas de mal à une mouche, faire le mal ne Lui vient pas à l’esprit. Ce n’est pas sa nature. A présent Ephésiens 1, j’y ai souligné la préposition « en ». Je ne vais pas lire ce passage, car sur le plan linguistique, Paul se trompe un peu. Ce qui lui vient de l’esprit, il le dit : à ce rapport, il me ressemble quelque peu ; je lui ressemble. Ces trois phrases ne collent pas, les traducteurs eux aussi ont eu du mal à les traduire, mais bon, ils ont fait de leur mieux. Dans les treize premiers versets, il est écrit neuf fois « en » : élu « en » Christ Jésus, « en » Lui, « dans » le Bien-aimé, le secret de Dieu « en » Lui, comprendre « en » Lui, sous Lui, et cela continue. Le noyau que je voudrais citer, c’est Ephésien 1 : 3. Il est écrit : Béni soit Dieu (donc on peut bénir Dieu) le Père de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles, « dans » les lieux célestes, « en » Christ, car Il nous a élus « en » Lui avant la fondation du monde, « en » son amour. Laissez-vous en imprégner. Avant qu’Il créa quelque chose, il y a des milliards d’années, personne ne le sait, sa première idée fut : « créer quelqu’un comme Moi ». Et Je le nomme «  Christ ». Quelqu’un en qui se trouve le même Esprit qu’en Moi-même. Réalisez-vous ce que fut la première idée de Dieu, mais qu’en créant la terre, Il la garda jusqu’à la fin avant de la réaliser. Il créa d’abord toutes les conditions nécessaires, Il prépara tout, et à la fin, Il réalisa sa première idée : « Faisons l’homme ». Donc la première idée qui prit forme en Jésus, fut à la fois son idée ultime. C’est pourquoi Jésus se nomme le premier et le dernier. Il dit : « Je suis la première idée, l’alpha, et Je  suis « devenu » cette idée. Elle s’est manifesté en moi ». Et Il en remercie le Père. « Père », dit-Il, « glorifie-Moi avec la gloire que j’avais avant que le monde fut » (Jean 17 : 5) Donc, à ce moment-là Jésus n’existait pas encore, mais bien l’idée du Christ. Le Christ est plus que Jésus seul. Le Christ, c’est Jésus en tant que chef et tous les hommes qui sont oints et baptisés avec l’Esprit et en qui l’Esprit peut se manifester. Ce Jésus, plus l’Eglise, c’est le Christ. On peut le comparer à une femme dont Dieu est le mari, d’un seul coup et d’emblée, un tas des morceaux du cube s’emboîtent. Finalement, Dieu se marie avec elle, ce sont les noces de l’Agneau. Car l’Agneau Lui-même est déjà marié avec nous. Homme et femme, c’est une image que paul développe dans la lettre aux Ephésiens. Et  il ajoute d’une façon remarquable, que le corps de l’homme est en fait la femme. Il dit que cela est un grand mystère. Avant, je ne comprenais pas qu’il dise cela. « Paul, comment peux-tu appeler cela un mystère ? »  Quel mystère y a-t-il là ? Si vous ne le lisez pas bien, cela reste un mystère jusqu’à ce que, petit à petit, vous commencez à comprendre. Ceci n’est possible que si vous êtes enraciné dans l’amour, en sorte que vous puissiez le sonder ensemble avec tous les saints. A vous seul, derrière votre bureau, vous ne le sondez pas ensemble avec le Seigneur, c’est impossible. Uniquement « avec » les saints. Cela vise tellement les frères et sœurs. C’est ce que je trouve si beau. C’est à vous couper le souffle.
A ce moment, vous pouvez garder un secret, car c’est cela la parousie. Ce qui a été prophétisé dans l’Ancienne Alliance ne vaut pas uniquement pour Jésus. On prophétise sur Jésus, mais cela inclut tous ceux qui Lui appartiennent. Ce qui est dit du chef, est dit aussi du corps. Jésus a pris la plus grosse part à son compte, car il est évident que sans tête, il n’y a pas de corps. La souffrance de Jésus a dépassé la portion normale ! Car à une naissance, c’est la tête que l’on voit d’abord, ensuite le corps. Il a tellement souffert. Et c’est la tête qui commence. Toutes ces douleurs qu’Il a endurées….mais là, très profondément en Lui, il y avait l’amour. Le Dieu d’amour. C’est l’Agapè, ce n’est pas l’amour humain qui en est une ombre. L’Agapè, c’est l’amour de Dieu. Donc, ce qui a été prophétisé vaut aussi pour nous. « N’avez-vous pas lu », dit-Il aux disciples « que le Christ devait souffrir ? » Les disciples ne trouvaient pas cela tellement réjouissant.
Si vous le voyez comme eux, vous ne lisez pas bien, car ce qui vaut pour le Seigneur compte aussi pour le serviteur. « Car », dit-Il quelque part, « le serviteur n’est pas au-dessus de son Seigneur ». Vous avez de ces âmes dévotes qui prétendent : « Avec le Seigneur tout ira bien : pas de souffrance, Alléluia, victoire » !
Je voudrais à présent faire un saut de côté : Dieu est lumière. Donc, quelle que soit le sens dans lequel vous le tournez, il n’en sort que de la lumière. De Dieu, il ne peut sortir rien d’autre que de la bonté. La lumière est une image de la vie. Et pour moi, la vie, c’est vivre ensemble, sinon vous n’avez pas de vie. Que vous mettiez Dieu sous pression ou que vous ne le fassiez pas, de Lui ne sort que de la lumière et de la vie. Je me suis dit : et de moi, qu’est-ce qui sort de moi si on met sous pression ? Que pensez-vous ? Qu’est-ce qui sort de vous quand l’on vous traite injustement ? Que sort-il de vous, que pensez-vous à ce moment-là. De la colère ? De l’angoisse ? Des idées de vengeance?
Oui, c’est tout cela qui sortait de moi, avant que je n’aie désappris cela. Les réactions découlent souvent de plaies profondes, vous ne savez comment les manier. Hier, avant de dormir, je lisais un passage d’Esaïe qui parle de la « vengeance du Seigneur ». Et cette vengeance, à quoi la reconnaîssait-on ? Il ouvrait les yeux des aveugles et les muets se mettaient à parler et les paralysés couraient. Quelle façon de se venger ! C’est incroyable ! C’est cela la vengeance de Dieu. Je me disais, voilà comment est mon Père. Esaïe, mon frère, tu l’a vus. Mais tu as aussi prononcé des prophéties, dans lesquelles les hommes sont complètement écrasés, piétinés. Oui Esaïe, cela aussi tu l’as dit. Mais ici, tu  t’y trouve plus près. Ici, tu as dit la vérité. Donc, peu importe la quantité de pression qu’on exerçait sur Jésus, il ne sortait de Lui que de la grâce ! « Vous pouvez être mis sous pression et malgré tout garder votre valeur. » C’est ce que Jean Paul deux a dit à Toronto :« Vous ne devez pas perdre votre valeur quand vous êtes sous pression ». Je me disais, Jean-Paul tu as raison, mais tu ne le sais qu’à moitié. A présent, je me réalise quel est ce mystère qui existe d’avant la fondation du monde. Vous vous réalisez que vous êtes occupé avec les choses spirituelles, avec les choses qui ne sont pas du monde. Pour beaucoup de gens, ces domaines célestes se situent loin d’eux, tandis que vous, vous vous y trouvez en plein dedans. Ils vous entourent. Dieu est en train de former un mystère. Il le fait aussi dans le secret, comme Il l’a fait avec Jésus. Jésus n’a jamais dit ouvertement : « La création m’attend, Moi,le Fils de Dieu ». Il n’a jamais dit à ses disciples qui Il était en fait. Il savait garder un secret. Ce qui se vend actuellement sur les supermarchés de la religiosité, vient d’un autre esprit.  Je ne puis l’expliquer d’une autre façon. Le précieux évangile n’est pas un parc d’attraction. Un évangile au niveau d’un parc d’attraction à la Disney. C’est effroyable. Ce n’est  pas l’évangile, je n’y reconnais rien d’un évangile. Dieu se sentirait-Il là chez Lui ? Qu’ y ferait-Il ? Dieu agit avec toute discrétion, dans le secret. D’une manière aussi cachée que pour une naissance, que pour la formation de l’enfant dans le sein maternel. Vous n’avez plus besoin d’être cette figure volontaire, cet homme ambitieux. Dieu ne peut s’associer à un tel homme. Il demande seulement : « As-tu confiance en Moi ? Oui ? Alors, « Je fais en sorte que tu deviennes celui que J’ai dans mes idées ». Donc, laisse-Moi réaliser les choses en toi. Et cela reste entre nous. » Tous ces livres et ces déclarations sur les héros valeureux, jette les au feu. Le Royaume de Dieu n’est point fait d’hommes de carrière. Paul dirait : « sinon, tu te trouves en dehors de la grâce, car tu fais tout par tes propres forces ». Frères et sœurs bien-aimés, laissez donc la grâce le réaliser en vous. Cela vous demande de la foi, pour faire carrière vous n’en avez pas besoin. Ce n’est pas un concours. Paul emploie l’image d’une course et j’aurais voulu qu’il ne l’eut jamais fait.
Avez-vous déjà regardé le « Marathon » ? Avez-vous vu comment ils arrivent à la ligne d’arrivée ? Est-ce cela la vie d’un chrétien ? Et qui est le premier ? Je croyais que les premiers seraient les derniers….Non, l’Evangile n’est pas une course. Ce genre de choses ne vous réjouit pas. Ou vous avez de ces chrétiens qui ne font que parler de la loi  : « Tu dois vivre de telle façon, sinon le Seigneur ne peut rien entreprendre avec toi » disent-ils. Ils font des réunions de sanctification à l’infini. Et je vous garantis que quand de tels prédicateurs ont la parole, ils partent toujours d’un sentiment de culpabilité. Ils commencent par cultiver un tel sentiment en vous comparant avec l’une ou l’autre image virtuelle idéale.
Le sentiment de culpabilité est attisé, et ils sont tout de suite là pour collecter vos dons. Ou quand ils prêchent sur les normes et les valeurs bibliques. Quelles sont ces valeurs ? Jésus dirait : « Vous avez entendu, œil pour œil et dent pour dent, mais Moi, Je vous donne un nouveau commandement ». Et avec les ennemis ? Comment agissez-vous avec eux ? Hé bien, les prophètes diraient : « Mettez-les en pièces ». David dit : « La tête contre le mur ». Connaissez-vous cette expression ? Mais il faut bien se demander ce qu’est un ennemi. Car parfois, vous appelez quelqu’un « ennemi », alors qu’il ne l’est pas du tout. Par exemple, quelqu’un qui vous dit quelque chose, et vous vous mettez en colère. Cette colère sort tout de même bien de vous, n’est-ce pas ? Et vous dites que l’autre est un ennemi. Soyez plutôt reconnaissant qu’il ait indiqué quelque chose en vous qui ne convient pas. Parfois, il est bon que ce mot « ennemi » soit soumis à un esprit critique.
Peut-être que ce soi-disant ennemi ne le dit pas de la bonne façon, qu’il le dit d’une manière quelque peu brutale, mais ce qui sortait de vous était bien laid. « Jésus dit : « Aimez vos ennemis ». Pour l’homme, ce n’est pas possible. Mais ce qui n’est pas possible pour l’homme, l’est bien pour Dieu. Donc, confiez-vous à Dieu et vous commencerez petit à petit à aimer vos ennemis et à les bénir.
Jésus dit : Si vous savez faire cela, si vous savez aimer votre ennemi, vous êtes un enfant de Dieu ». Car Mon Père est bon, bon pour les bons et les mauvais. Lorsque je  lisais cela dans Matth. 5 : 44, je me disais que je n’arriverais jamais à le faire. Et en effet, je n’y arrivais pas. De par vous-même c’est impossible. Mais maintenant, avec l’Esprit nous avons reçu l’amour de Dieu dans nos cœurs, dit Paul dans Rom. 5 : 5. C’est cela la lumière. Et je me disais : « Si je suis un enfant du jour, je suis donc un enfant de Dieu. Je suis un enfant de la lumière, alors je suis un enfant de la toute première lumière que Dieu nomma. Il appela la lumière « jour ». Donc, cette lumière est l’image de la vie : je prends part à la vie de Dieu, car ce qu’il y a en Dieu….c’est ce que je suis, moi ! Je me suis d’abord laissé éclairé par la lumière véritable, et elle me plaça dans la lumière ; et celui qui n’aime pas cette lumière, celui qui ne veut pas venir à cette lumière, c’est votre ennemi. Mais je désirais tellement venir moi-même à la lumière et je vis tout ce  qui me manquait et combien j’étais sale,  et je vis à ce moment combien cette lumière était miséricordieuse ! Je ne me trouvais pas sous la lumière impitoyable d’un projecteur, mais le soleil se leva petit à petit sur moi et elle pénétra de plus en plus dans ma vie. Et pendant qu’elle se mit à grandir, je me disais : « Je voudrais tellement avoir part à cette lumière ». Et je l’ai reçue par son Esprit qui a été répandu en moi ; je suis devenu moi-même lumière et maintenant je peux apporter de la lumière à d’autres. Et je pensais tout ému : Je prends donc part à l’essence la plus profonde du Père ».
C’est cela la lumière éternelle. Je suis donc soustrait au temps. Je suis un être éternel. J’étais donc déjà présent dans Ses idées avant la fondation du monde, car Dieu aspirait à une humanité avec laquelle Il pourrait partager Sa vie. C’est ainsi qu’Il nous a élu en Christ. Et « nous », ce sont tous ceux qui acceptent le Fils. C’est cela « nous ». Je me réalisais que j’était depuis toute éternité présent dans l’idée de Dieu, et cette conscience grandit et s’épanouit en moi et me donne de plus en plus de lumière. Je me faisais la réflexion : pourquoi me ferais-je encore des soucis par rapport au temps ? Pourquoi me soucier encore de la mort ?  Je suis éternel, quel repos, je suis soustrait au temps. C’est incroyable ! C’est cela le Christ ! « Avoir reçu une place en Lui ». Dans Ephésiens est écrit : « dans le Bien-aimé ». Combien cela est précieux ! Ce n’est pas notre oeuvre, mais celle de Dieu. Laissez-vous donc mouler par Dieu. Réfléchissez-y. C’est par là que je veux terminer. C’est aussi ce que vous pouvez lire dans le Psaume 139. Il m’a incité à réfléchir. Il parle du développement du « Christ en nous ». Nous avons quelques amis dans le pays, des amis bien-aimés, de vrais amis. Un d’eux est Eveline. Cette femme a déjà subi de nombreuses opérations,  elle a la maladie de Non Hotchkin, c’est une sorte de cancer. De nombreuses parties de son corps ont déjà été enlevées, mais elle garde son âme intact. C’est beau ? Dans un interview elle disait : « J’ai le cancer, mais je suis Eveline » Et je me disais, quel monde d’idées se cache-t-il ici ? Elle a tenu sa dignité intact. On a dû lui enlever des parties de son corps, une mutilation qui est humiliante pour une femme.
A présent, elle aide beaucoup de personnes qui ont la même maladie qu’elle. C’est vraiment une personne formidable. Le Psaume 139 est son préféré.En sachant tout cela, vous le lisez différemment. Le verset 13  est le plus beau : « Car tu as possédé mes reins, tu m’as tissé dans le ventre de ma mère.
Je te célébrerai de ce que j’ai été fait d’une étrange et admirable manière. Tes oeuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très-bien.
Mes os ne t’ont point été cachés lorsque j’ai été fait dans le secret, façonné comme une broderie dans les lieux bas de la terre.
Tes yeux ont vu ma substance informe, (pensez à ce fœtus , l’embryon) et dans ton livre mes membres étaient tous écrits ; de jour en jour ils se formaient, lorsqu’il n’y en avait encore aucun ». C’est par là que je veux terminer : ce jour, ce jour précieux auquel nous prenons part, ce jour où nous sommes formés dans le sein maternel (le mot hébreu signifie l’amour tendre), formé dans le secret de cette maternité. Le secret de Dieu : jusqu’à ce que nous soyons formés dans le sein maternel ; c’est là que nous devenons adultes pour en sortir par après. Sortir du sein maternel se passe sous une pression incroyable. C’est cela la souffrance à cause du Christ. Ce sont les peines, les douleurs de l’accouchement : Ap. 12 : 2. On appelle cela la grande oppression ; il s’agit ici de l’oppression du statut d’enfant de Dieu dans votre existence humaine. Si  ce statut est mis sous une forte pression, la fusion se fait entre le divin et votre humanité. Le diable estime que cela ne doit pas avoir lieu. Il ne veut pas qu’un homme de Dieu soit créé. Qu’il y a des gens très dévots  qui parlent beaucoup de la Bible et de Dieu, ce qui se passe déjà depuis des siècles,cela ne le changera pas, mais qu’un homme soit créé qui ressemble à Dieu, c’est cela que le diable veut empêcher. Voir Ap. 12 : 5.
C’est un processus de naissance qui se passe sous une très grande pression que vous n’avez pas demandée et qui ne vient pas de Dieu ; c’est la pression de l’adversaire, parce que deux gènes se fusionnent, notamment  votre gène et celui de Dieu, en sorte que nous recevons la nature divine. Que se passe-t-il quand deux gainasse fusionnent ? Qu’est-il écrit au-dessus du récit de la création ? Précisément, genèse, devenir, oui. L’histoire de la naissance de l’homme de Dieu, C’est magnifique n’est-ce pas ? Pensez-y, je vous en prie. Peut-être est-il bon de relire cette partie du texte chez vous. Ephésiens 1 : 1 à 14.
Et ce Psaume 139, cette partie sur votre formation dans le sein maternel.
 
Prière :
….Merci Père que nous avons pris part à Ta parole. Ta parole était auprès de Toi et elle est Toi-même. Et que ceci est dit de nous, de ceux qui sont dans le Fils, est un secret précieux. Je te prie Père, que nous puissions bien garder ce secret. Tu nous a engendrés par Ta Parole éternelle. Nous sommes les bienvenus, les désirés, et nous avons le droit d’exister. Nous sommes des enfants de Ta lumière, des enfants du jour.
Amen.